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lundi 30 juillet 2018

→ Les autres livres Harry Potter #1 ←

Après Harry Potter, j'ai longtemps espéré qu'il y aurait plus : un nouveau livre, une nouvelle saga. Sauf que rien n'est venu... Jusque courant 2016, où la machine Harry Potter s'est relancée, tambour battant, moteur ronronnant, pour le plus grand plaisir des fans ! 
Cet été, en découvrant les dernières sorties concernant le monde du jeune sorcier à lunettes, je me suis dit qu'il serait bon de créer une série d'articles dédiés aux livres qui peuplent l'univers Harry Potter, les jeux, les goodies, etc. Alors, c'est parti ! 

lundi 6 novembre 2017

=> Tortues à l'infini - John Green <=


Tortues à l'infini 
Éditeur : Gallimard 
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Auteur : John Green
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Traductrice : Catherine Gibert
Genre : contemporain, drame, ado
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 352
Date de parution : 10/10/2017
Prix : 21€
- One-shot -
- À découvrir également : Qui es-tu, Alaska ? ; La face cachée de Margo ; Will and Will ; Le théorème des Katherine ; Nos étoiles contraires -

Résumé :
« Aza Holmes, 16 ans, a tout pour être aimée et avoir un bel avenir, mais elle a grandi avec une pathologie psychique. Qui est-elle, où est-elle, lorsque la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles s’empare d’elle ? Vous aimerez Aza, qui raconte sa propre histoire, vous aimerez sa meilleure amie Daisy la tornade, et son peut-être amoureux Davis, fils d’un milliardaire mystérieusement disparu. Un trio improbable qui va mener l’enquête, et trouver en chemin d’autres mystères et d’autres vérités… »

Avis :
John Green et moi, c'est l'amour fou depuis que j'ai croisé Qui es-tu, Alaska ? au hasard en biblio. L'annonce de la sortie de Tortues à l'infini / Turtles all the way down m'a totalement surexcitée, avant même de savoir de quoi parlerait ce titre. Et quand je l'ai reçu, je n'ai pas tenu bien longtemps avant de me jeter dessus. J'en ai mis plus à trouver mes mots pour vous en parler. Pourtant, soyez certains d'une chose : c'est un véritable coup de cœur !

vendredi 23 juin 2017

=> Les disparus du Clairdelune - Christelle Dabos [La passe-miroir, #2] <=

Éditeur : Gallimard Jeunesse 

Genre : fantastique, ado, young adult, 
Public : dès 13/14 ans
Nombre de pages : 560
Date de parution : 29/10/2015
Prix : 19€
- Saga en 4 tomes - 
- Le tome 1 est disponible en poche chez Pôle fiction et Folio -

Résumé
[SPOILER - Surlignez pour lire le texte]
« Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions des personnalités influentes à la cour? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l'entraînera au-delà des illusions du Pôle, au coeur d'une redoutable vérité. »

Avis
J'ai enfin lu le tome 2 de La passe-miroir ! Après ma lecture des Fiancés de l'hiver, j'étais un peu désappointée. C'était une lecture fascinante, avec un univers complet et maîtrisé. Mais une part de moi ressentait une pointe de déception : ce n'était pas tout à fait la lecture que l'on m'avait vendue... Harry Potter reste une oeuvre trop unique pour moi, et la comparaison que j'ai souvent entendue entre ces deux sagas m'aura fait trop attendre du premier tome. Je n'ai tout de même pas été insensible aux charmes de Christelle Dabos et ses personnages *THORN*

mercredi 22 mars 2017

=> Demain n'est pas un autre jour - Robyn Schneider <=

Éditeur : Gallimard Jeunesse
Traductrice : Nathalie Peronny
Genre : contemporain, YA, drame
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 282
Date de parution : 09/02/2017
Prix : 14,50€
- One-shot -
- À découvrir aussi : Cœurs brisés, têtes coupées -

Résumé :
« Avant le diagnostic, la vie de Lane était plutôt banale.
Au sanatorium pour ados, il rencontre l'irrésistible Saddie et à bande de copains. Rebelles, excentriques et résolument vivants, dans le monde rigide de l'établissement, ces adolescents ne suivent que leurs propres règles. 
Àleurs cotes, Lane réalise que la maladie n'est pas nécessairement une fin : quand l'amour et l'amitié viennent tout bousculer, elle pourrait même constituer un nouveau départ. »

Avis :
Il y a peu je lisais Cœurs brisés, têtes coupées et j'étais envoûtée/charmée par la plume de Robyn Schneider ! Il y a environ un an, je m'extasiais sur la sortie de Extraordinary means outre Atlantique et fantasmais sur sa parution en VF. Ce fut chose faite début février, à ma plus grande joie. Et je reviens aujourd'hui pour vous parler de cette lecture, qui m'a de nouveau déchiré le cœur... Demain n'est pas un autre jour a été une lecture aussi fabuleuse que bouleversante. Un second roman qui a confirmé mon amour pour Robyn Schneider ♥️

lundi 20 février 2017

=> Coeurs brisés, têtes coupées - Robyn Schneider <=

Éditeur : Gallimard Jeunesse
Traductrice : Nathalie Peronny
Genre : contemporain, YA
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 304
Date de parution : 10/10/2013
Prix : 16,90€
- One-shot - 
- Disponible en poche -

Résumé
« Ezra Faulkner, 17 ans, sportif, beau, brillant, appartient à la clique branchée du lycée d'Eastwoood High, en Californie. Mais un soir d'été un drame survient et sa vie bascule. Son année de terminale ne se passera pas comme prévu, Ezra ne sera plus le roi de la promo qu'on attendait...
Brisé, il déjeune désormais à la table des losers. Parmi eux, il y a une nouvelle, excentrique et fascinante : Cassidy Thorpe...
»

Avis
Quel roman frais ! Quel roman drôle ! Coeurs brisés, têtes coupées de Robyn Schneider se trouvait en ma possession depuis quelques années maintenant et ce n'est qu'avec la sortie française de Extraordinary means - chez Gallimard Jeunesse sous le titre Demain n'est pas un autre jour ce mois-ci - que je me suis enfin décidée à le sortir de ma PAL. Il était temps, dirons-nous... J'ai passé un moment extra en compagnie d'Ezra ! Et j'ai à l'occasion découvert la plume de Robyn Schneider, pour laquelle je craque totalement ! Laissez-moi vous parler de ce bijou, aussi drôle que profond

mercredi 15 février 2017

=> Quelques minutes après minuit - Patrick Ness <=

Éditeur : Gallimard Jeunesse
Traducteurs : Bruno Krebs & Faustina Fiore
Illustrateur : Jim Kay
Genre : contemporain, jeunesse
Public : dès 11/12 ans
Nombre de pages : 368
Date de parution : 21/11/2017
Prix : 25€
- One-shot - 
- Existe en poche - 
- Adapté au cinéma -

Résumé
« Depuis que sa mère est malade, Conor redoute la nuit et ses cauchemars.
Quelques minutes après minuit, un monstre vient, qui apporte avec lui l'obscurité, le vent et les cris... »

Avis
Patrick Ness est un auteur qui m'attire depuis des années, notamment grâce à sa trilogie Le chaos en marche - parue chez Gallimard Jeunesse. Cette année, je me suis enfin lancée dans la lecture de ses romans, en commençant par la magnifique version illustrée de Quelques minutes après minuit. S'il me tarde de découvrir l'adaptation qui en a été faite, je préfère pour le moment rester bercée par la poésie qui se dégageait de l'histoire et des mots de Patrick Ness. Les dessins de Jim Kay m'ont plongée dans l'histoire, autant que la plume de l'auteur. J'ai eu un coup de coeur entier pour ce roman !

mercredi 27 juillet 2016

=> Aujourd'hui est un autre jour - David Levithan <=


Éditeur : Gallimard Jeunesse
Traducteur : Simon Baril
Genre : YA, fantastique, romance
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 365
Date de parution : 16/06/2016
Prix : 17,50 euros

Résumé
"Aujourd'hui est un jour comme les autres pour Rhiannon. Alors pourquoi Justin, son petit ami d'ordinaire distant et lunatique, semble-t-il la voir pour la première fois ? Ensemble, ils vont vivre une journée parfaite - dont le garçon n'aura aucun souvenir le lendemain. Mais tout s'explique lorsque Rhiannon fait la rencontre d'A, qui lui raconte se réveiller chaque matin dans un corps différent et être tombé amoureux d'elle en occupant celui de Justin.
Mais peut-on s'attacher à un garçon qui est chaque jour un autre ?"

Avis
En 2014, je terminais A comme aujourd'hui le sourire aux lèvres et des larmes au coin des yeux. Certaine qu'A serait l'un des personnages les plus marquants de ma vie de lectrice. Avec Aujourd'hui est un autre jour, David Levithan revient sur l'histoire d'A, mais du point de vue de Rhiannon. Si dans un premier temps, j'espérais une suite et pouvoir enfin apprendre ce que devenait A, je n'ai pourtant pas été déçue de revivre en fait la rencontre entre A et Rhiannon, et les semaines qui ont suivies. Ni même que David Levithan s'arrête une seconde fois au même endroit. Un peu frustrée, peut-être, mais tellement amoureuse de ce second tome/changement de point de vue totalement PAR-FAIT !

mercredi 27 avril 2016

=> Will & Will - David Levithan & John Green <=


Éditeur : Gallimard 
Collection : Scripto
Traductrice : Nathalie Perrony
Genre : YA, contemporain
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 384
Date de parution : 21/08/2014
Prix : 15€

Résumé
« Will Grayson se méfie des sentiments. Les histoires de coeur portent la poisse, tout le temps. Alors, dans la vie, autant se faire discret. Son meilleur ami, Tiny Cooper, est à la fois une bénédiction et une vraie plaie : ami fidèle et rayonnant, il est aussi ouvertement gay que corpulent et n'a pas l'habitude de passer inaperçu.
À l'autre bout de la ville, un adolescent en pleine déprime assume mal sa différence. Le hasard veut qu'il se nomme lui aussi Will Grayson... »

Avis :
Avant de découvrir Will & Will, je voulais en savoir plus sur David Levithan - John Green étant déjà un de mes auteurs chouchous, c'était réglé pour lui. Ce fut chose faite avec le merveilleux / beau / émouvant / incroyable A comme aujourd'hui. Pourtant, ce n'est que tout récemment que j'ai enfin ouvert Will & Will, mais certaine de faire une bonne découverte... Et c'est un roman à quatre mains fabuleux !

Will Grayson a deux règles de vie : ne jamais trop s'investir et toujours la fermer. Il donne le minimum de lui, surtout de ses sentiments. À l'inverse, son meilleur ami, Tiny Cooper, déborde d'émotions - il change aussi de copain tous les jours. Quand celui-ci décide de le caser avec Jane, Will commence d'abord par se braquer totalement. Puis il rencontre, dans un décor un peu particulier, un autre Will Grayson, dépressif. Leur rencontre pourrait bien tout changer...

Si le simple nom de John Green m'avait suffi à l'achat de Will & Will [confiance aveugle bonjour], après avoir lu le résumé, je me demandais quand même un peu dans quoi je m'étais lancée. Et c'est sûrement ce qui a fait que j'en ai souvent reporté la lecture. Il s'est finalement présenté le mois dernier, comme une évidence. Je voulais le lire, tout de suite, maintenant, et cesser enfin de reporter cette découverte. La peur d'une histoire décevante, d'une mauvaise alchimie, ne me ferait plus reculer. J'ai donc fait taire tous mes doutes et ouvert Will & Will, avant de dormir. Si je ne l'ai pas fini dans la nuit même, il m'a tout de même fait veiller plus que je ne le pensais.
Le lecteur fait rapidement la connaissance du premier Will Grayson. C'est un adolescent assez discret, qui montre peu/pas du tout ses sentiments et a un code de conduite plutôt stricte. Il ne montre rien, jamais, sinon une sorte de dépit, un air un peu blasé, qu'il trimbale de salle de cours en salle de cours, qu'il garde même face à son meilleur ami, Tiny. Tiny qui est tout le contraire de Will : enjoué, gay et amoureux, tous les jours, d'une personne différente. Ses histoires d'amour dépassent très peu les 24h, et il ressent tout, exprime tout, puissance mille. Malgré leur différence, ils sont amis depuis le collège. Une amitié intense, rayonnante, qui pousse Tiny à faire une pièce de théâtre dont il est le personnage principal mais qui ne peut pas ne pas être accompagné de Will, malgré tout ce que ce dernier en dira.
Au chapitre suivant, c'est le second Will Grayson qu'on rencontre. Adolescent dépressif, il ne voit que le négatif de sa vie. Son père absent, des gens tristes, sa maison pas tip top,... Même Maura, l'une de ses rares connaissances, n'y peut rien - et elle est aussi malheureuse que lui. La seule personne à lui mettre un peu de baume au coeur, c'est Isaac, rencontré sur Internet, avec lequel il échange tous les jours. Duquel il a fini par tomber amoureux. S'il cache d'abord sa sexualité, sa rencontre avec Will Grayson, va être le point de départ d'une nouvelle histoire...
On distingue assez facilement les passages d'un Will à l'autre. Non seulement on change de chapitre, mais la ponctuation se différencie aussi. L'effet visuel, sur le coup, m'a un peu déstabilisée : plus de majuscule et des dialogues façon pièce de théâtre. Passées ces différences, on comprend pourtant ce qui relie ces deux Will - outre qu'ils possèdent les mêmes nom et prénom. Ce sont deux jeunes un peu paumés, qui ne savent pas quoi faire de leurs sentiments, ni comment les exprimer. Leur rencontre, dans un sexshop, est assez étonnante, pour le lecteur comme pour eux. S'ensuit une sorte de point de non retour, comme si elle marquait le début d'une certaine prise de conscience. Ils se parlent comme deux inconnus qui finalement se connaissent depuis toujours mais ne se reverront jamais : que perdent-ils à tout se révéler alors ?
Et j'ai aimé ! J'ai aimé l'exubérance de Tiny, l'introversion de Will 1, l'évolution de Will 2 - bien qu'elle ne soit pas le seule. Will & Will, c'est un roman où les choses ne restent pas figées : les personnages, leurs attitudes, les sentiments. Où l'homosexualité n'a rien de tabou, elle est, dans ce qu'elle a de plus quotidien et normal. Où l'amitié est entière, sincère et forte, malgré ce qu'il faut parfois traverser. Et, finalement, je me suis laissée convaincre par ce roman à deux voix, à quatre mains, riche en émotion, en humour et en intensité.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« Je crois juste que lorsqu'on ne dit pas la vérité à quelqu'un, cette vérité finit par s'éteindre d'elle-même... »

~~~~~~
John Green et David Levithan signent avec Will & Will une très belle collaboration, en plus d'un roman magnifique ! Si j'avais peur au début de leur écriture à quatre mains, je suis finalement rassurée et prête à les relire quand ils veulent, ensemble ou séparément. J'avais besoin de retrouver ces deux auteurs, bien trop silencieux en ce moment - même si la suite de A comme aujourd'hui approche en VF ! Will 1, Will 2 et Tiny sont des personnages qui réchauffent le coeur, grâce à leur amitié, leur prise de conscience, ce que chacun éveille en nous. Plus qu'une histoire d'amitié, Will & Will invite à prendre conscience de ses émotions, à les révéler et à apprécier l'autre, ses défauts comme ses qualités. 
Et c'est pour cela que je le conseille vivement

Chez les copines : 
Little A /

Challenge jeunesse/young adult : 18/65

samedi 5 décembre 2015

=> Stone rider - David Hofmeyr <=

Sélectionnée lors d'une masse critique Babelio, j'ai eu la chance et la joie de recevoir un roman ado de la rentrée littéraire qui me faisait vaguement de l'oeil. Un résumé intéressant, des avis plutôt bons, il n'avait pourtant pas spécialement fait le tour de la blogo et me laissait très curieuse. Ce livre, c'est Stone rider de David Hofmeyr. J'y suis allée avec très peu d'infos, ayant juste accroché à la quatrième de couverture... Ma lecture terminée, je reste sur une impression assez étrange. 


Éditeur : Gallimard Jeunesse
Traductrice : Alice Marchand 
Genre : dystopie, romance, 
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 320
Date de parution : 20/08/2015
Prix : 15€

Résumé
« Adam Stone veut la liberté et la paix. Il veut une chance de s'échapper de Blackwater, la ville désertique dans laquelle il a grandi. Mais, plus que tout, il veut la belle Sadie Blood.
Aux côtés de Sadie et Kane - un Pilote inquiétant -, Adam se lance dans le circuit de Blackwater, une course à moto brutale qui les mettra tous à l'épreuve, corps et âme.
La récompense ? Un aller simple pour la Base, promesse d'un paradis. Et pour cette chance d'une nouvelle vie, Adam est prêt à tout risquer... »

Avis
Je cherche mes mots depuis pas mal de temps pour vous parler de ma lecture de Stone rider... sans pour autant trouver par où commencer ni comment dire tous les effets que ce roman a eu sur moi. À la fois déroutant et captivant, j'ai vécu quelque chose d'unique avec cette histoire. J'avais beau me sentir très étrangère, très paumée, il y avait un truc qui me maintenait au livre, qui m'empêchait de le reposer/d'abandonner. Comme une voix qui me soufflait « Continue. Continue... » Je l'ai fait et je suis encore plus perdue. Ai-je aimé ?

Dans la vie d'Adam, vous avez deux choix de carrière : la mine ou la Course, l'un aussi dangereux que l'autre. Mais si vous gagnez la course, vous pouvez échapper à la mine et partir pour la Base. Installée dans le ciel, c'est la cité idéale où tout le monde rêve d'être. Le gagnant de la course gagne son billet d'entrée. Cette année, Adam est décidé à gagner la Course, qu'importe que sa Longthorn soit fatigué, qu'importe qu'il soit seul... Il ne veut pas finir à la mine.

On le sent dès le départ, Adam est un personnage prêt à tout et Stone rider un roman très particulier. « Une écriture nouvelle et captivante » annonce Gallimard sur la quatrième de couverture. C'est très bien dit et je crois que c'est un des plus qui m'a maintenue au récit. La plume de David Hofmeyr a quelque chose de particulier et donne une ambiance très oppressante à son récit. Non pas que ce soit bien ou mal, Stone rider est vraiment addictif et prenant. Mais il en ressort un je ne sais quoi de sombre, d'assez inhumain et de plutôt cruel.
Cela vient d'un tout : la complexité à suivre certains dialogues, le sentiment d'injustice, la difficulté de la Course, les personnages eux-mêmes, l'écriture de l'auteur. Les phrases - de même que quelques chapitres - sont souvent courtes, incisives ; les dialogues sont brefs, parfois brutaux/agressifs ; le monde dans lequel évolue les personnages est injuste, leurs possibilités d'évasion si minces ; le style de l'auteur aussi décousu que direct ; les liens entre les personnages ont la même consistance. J'étais souvent paumée, souvent incapable de cerner Kane ou Adam, de comprendre ce qui avait fini par les unir.
Pourtant, je m'y suis plu ! Si Adam et Kane sont des personnages que j'ai parfois eu du mal à suivre, une part de moi n'a pas pu s'empêcher de s'accrocher à eux. J'avais beau être parfois perdue dans les dialogues et dans l'action, je ne résistais pas au besoin de connaître le fin mot de Stone rider, d'avoir envie qu'ils s'en sortent. C'est prenant, tant par l'action que par ce côté acéré de l'écriture ! Sans compter que j'étais incapable de deviner ce qu'il arriverait aux personnages, de répondre aux questions qui m'arrivaient au fil des pages. Il fallait littéralement que je continue !
Stone rider est aussi un mi-chemin intéressant. Mi-aventure, mi-romance, mi-biker, le lecteur évolue dans un univers hostile où la moto est une part dominante de la société. Elle est un héritage familial et un prolongement de soi, un objet de liberté comme de dangers. David Hofmeyr arrive même par moments à lui donner un côté vivant, à la limite de l'intelligence artificielle. J'avais peur que ce soit quelque chose qui me laisse externe, mais finalement j'ai saisi rapidement la force de ce lien, la nécessité des Courses. C'est presque palpable : Adam aime sa Longthorn autant qu'il pourrait aimer un animal de compagnie ou même une personne physique.
Si je ressors de ma lecture incertaine quant à l'idée d'avoir aimé ou non ce récit, j'ai la conviction qu'il détient quelque chose autant dans l'idée de potentiel que dans l'idée que c'est simplement moi qui ai bloqué au départ du roman. Parce que j'ai finalement apprécié tout ce qui fait la différence de Stone rider, cette dualité constante qu'on ressent entre les personnages et dans les personnages. Adam et Kane ne se battent pas seulement pour une vie meilleure, ils se battent aussi avec eux-mêmes, ce qu'ils sont et ce qu'ils ne sont pas/ce qu'ils voudraient être. Et je me suis finalement aussi prise au jeu de l'écriture de David Hofmeyr, qui avec du recul a su retranscrire et transmettre beaucoup au travers de son roman.

~~~~~~
Stone rider de David Hofmeyr se révèle être une lecture totalement déroutante et captivante ! L'auteur insère ses personnages dans un univers implacable, où même le paradis semble être un enfer. Le lecteur est rapidement entraîné dans ce récit sombre et cruel, violent, où la moto est un mode de vie, la course un moyen d'accéder au bonheur. J'ai aimé découvrir ce nouveau monde, cette nouvelle plume, malgré les frissons et l'horreur qui se dégageaient parfois du roman. Les personnages, d'abord froids et distants, ont fini par devenir attachants - un retournement qui a été une vraie surprise
Deuil, course, vengeance et amour sont au programme de ce roman aux allures de western moderne

Un grand merci à Babelio et Gallimard Jeunesse pour cette découverte


Challenge jeunesse/young adult : 6/65

mercredi 21 octobre 2015

=> Nous les menteurs - Emily Lockhart <=

C'est souvent que je vois passer des romans en VO anglais qui me donnent une furieuse envie de me jeter dessus et me font regretter de ne pas sérieusement avoir suivi tous mes cours d'anglais... Alors, j'apprécie encore plus quand les droits ne tardent pas à être achetés et qu'ils finissent dans nos mains, prêts à lire. Récemment, Nous les menteurs m'avaient tapé dans l'oeil sous son titre We were liars... Quelle joie cela a été de le découvrir dans le catalogue Gallimard, puis plus tard dans ma librairie. Et sans étonnement de ma part, j'ai eu un gros coup de coeur ♥ 

Éditeur : Gallimard Jeunesse
Traductrice : Nathalie Peronny
Genre : contemporain, YA
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 288
Date de parution : 04/05/2015
Prix : 14,50€

Résumé
« Une famille belle et distinguée. L'été. Une île privée. Le grand amour. Une ado brisée. Quatre adolescents à l'amitié indéfectible, les Menteurs.

Un accident. Un secret. La vérité.

Un drame familial époustouflant où culmine le suspense. Une lecture qui, à peine terminée, donne envie de retrouver à la première page pour recommencer... »

Avis
Nous les menteurs... Avec sa couverture enjôleuse, son allure de roman d'été, je n'étais pas certaine de ce que j'allais y découvrir. Légèreté ou facette ? Comme on le dit, l'habit ne fait pas le moine et sous ses airs joyeux et frivole se cache en fait quelque chose d'inattendu, de beaucoup plus profond, de beaucoup plus sombre. Le résumé nous le révèle déjà à moitié, la lecture ne fait que le confirmer au fur et à mesure ! Romance, manipulations, secrets et argent, des éléments qui ne font pas toujours bon ménage, savamment additionnés par Emily Lockhart dans un roman YA tout à fait poignant et addictif

C'est l'été, et comme chaque été, Cadence et sa mère partent rejoindre toute la famille Sinclair sur leur île privée, achetée par le grand-père. Tout le monde s'y rend, Cadence y retrouve ses cousins, ses deux tantes, ces grands-parents, et Gat, qu'elle aime en secret. Mais si l'été s'annonçait beau et riche d'événements, la jeune fille n'en garde cependant aucun souvenir, des suites d'un traumatisme crânien. Deux ans plus tard, Candence revient sur l'île... Il est temps pour elle de se rappeler.

Alternant avec habilité présent et passé, grâce à des flash-back judicieusement insérés, on revient avec Cadence Sinclair, notre héroïne, sur les étés qu'elle a passé avec les menteurs. Le groupe des menteurs, ce sont trois cousins et un ami : Johnny, Mirren, Cadence et Gat. Le premier, c'est un peu le grand frère de tous, Mirren l'ado rêveuse et flâneuse, Cadence est elle plus solitaire et terre à terre, tandis que Gat n'a lui rien d'un Sinclair. S'il adore venir passer ses étés avec les Sinclair, il est révolté par l'extravagance de cette famille, par ceux qui jettent l'argent par les fenêtres. Un quatuor fort sympathique, qui m'a beaucoup plu et beaucoup émue.
Perturbant, unique et bouleversant, c'est ainsi que je définirai Nous les menteurs. Si je m'attendais à une fracassante histoire familiale, à une intrigue faite de secrets et de manipulations, j'ai été surprise par la tournure du récit. Tout d'abord, le fond romance apporté par le lien Gat/Cadence. Si cette intrigue n'est pas centrale, elle n'en est pas moins déterminante pour l'avancée de l'histoire. Et ce petit quelque chose que je ne peux pas dévoiler, ce secret qui mène à une révélation qu'on n'attend pas. Emily Lockhart mène son lecteur avec talent, et pas forcément sur la bonne piste.
Plus qu'une fresque familiale, c'est aussi l'histoire de Cadence, qui essaie de se reconstruire depuis l'été 15 (celui de ses quinze ans donc). Elle se souvient s'être retrouvée sur la plage, seule, et d'être entrée dans l'eau avant d'avoir été avalée par les vagues. Mais en dehors de ça, l'été 15 reste très flou pour elle, et personne ne semble vouloir répondre à ses questions. J'ai totalement craqué pour ce personnage vivant, fort et en quête de vérité. J'ai aussi fondu pour Gat, un peu rebelle, qui n'appartient à la famille Sinclair. Sérieux, pragmatique, Gat est également un protagoniste tendre et mystérieux. Quant à la romance Gat/Cadence, elle a été merveilleuse, avec un côté presque onirique, tant tout se qui se passe sur l'île semble déconnecté du reste du monde, pour Cadence comme pour le lecteur.
Nos personnages ne se retrouvent qu'à l'été venu, sur leur île privée, où chaque soeur de la famille Sinclair possède sa maison. Mais en dehors de ces deux mois où ils font les quatre cents coups, nos menteurs ne se retrouvent pas, ne connaissent rien de la vie de chacun. C'est un monde qui semble inaccessible, dans lequel Emily Lockhart nous introduit avec justesse. Un monde fait de non-dits et de rivalités, de faux-semblants et de secrets. Il y a un soupçon d'irréalité dans cette histoire, l'auteur nous plonge dans un univers si différent, qu'on s'imagine à peine en temps normal.
Je suis ressortie de ma lecture à bout de souffle, choquée et bluffée. Choquée à cause du final, parfait, mais que je n'avais absolument pas envisagé. Bluffée par le génie d'Emily Lockhart, qui m'aura entraînée là où je ne m'attendais pas à aller. Dans sa construction, dans son déroulement, Nous les menteurs a un attrait particulier, une narration qui happe le lecteur dès les premières pages et ne le relâche qu'une fois tout révélé. Mais êtes-vous prêt à découvrir les secrets de la prestigieuse et richissime famille Sinclair ?

~~~~~~
Nous les menteurs d'Emily Lockhart est un roman auquel je ne me suis pas attendue ! Addictif, prenant, j'ai eu beaucoup de peine à relâcher ma lecture lorsqu'il le fallait et à ne pas partir au moindre indice que me livrait l'auteur. Cadence est un personnage à fleur de peau, courageux, que j'ai vite eu envie d'aider et de serrer dans mes bras. Le lecteur s'identifie rapidement, noue un lien avec elle et comprend d'emblée son besoin de savoir. Même si la tension palpable et planante qui s'accroche à chaque page nous laisse présager une fin brutale. Pour autant, j'ai trouvé celle-ci en tout point parfaite !

Chez les copines : 

dimanche 11 octobre 2015

=> Tous nos jours parfaits - Jennifer Niven <=

Il arrive qu'on ait le coup de foudre pour un roman, sans en savoir grand-chose. Seulement le nom des personnages, un filet de résumé, un nom d'auteur qui ne nous dit rien. Pourtant, c'est suffisant pour faire monter comme un frisson le long de notre échine, ressentir une excitation incroyable à l'idée de lire ce roman. C'est ce que j'ai ressenti pour Tous nos jours parfaits de Jennifer Niven ! 


Éditeur : Gallimard Jeunesse 
Traductrice : Vanessa Rubio-Barreau
Genre : YA, contemporain
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 379
Date de parution : 17/09/2015
Prix : 17,50€

Résumé
« Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la « bête curieuse » de l'école. Il oscille entre les périodes d'accablement, dominées par des idées morbides, et les phases « d'éveil » où il déborde d'énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa soeur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivant a perdu pied, s'est isolée et s'est laissée submerger par la culpabilité.
Pour Violet et Finch, c'est le début d'une histoire d'amour bouleversante : l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir. »

Avis
A l'image de Decca, j'ai envie de vivre dans un monde tout beau, où je n'aurais qu'à couper le mauvais/le méchant pour ne garder que ce qui est bon et gentil. Mais si elle m'avait tendu Tous nos jours parfaits, je n'aurais su en supprimer aucun mot, aucune ligne. Ce roman est parfait, dans son authenticité, dans son réalisme, jusque dans les émotions qu'il provoque. Croiser la route de Theodore et Violet a été l'une des plus belles expériences de ma vie de lectrice ; je suis partagée entre le fait de vouloir le faire lire à la terre entière et l'idée de ne le garder que pour moi. Mais ces deux êtres, fabuleux [Theodore, tu es tout sauf ordinaire !], méritent d'aller à la rencontre de tellement de lecteurs

Violet n'en peut plus d'avoir survécu à l'accident qui a emporté sa soeur, d'être la survivante, d'être encore là. Elle fait la connaissance de Theodore sur le toit du clocher de leur école. « Theodore fêlé », comme l'appelle tout le lycée. Il est là pour la même raison qu'elle : en finir.

J'ai du mal à croire qu'il s'agisse du premier [parce que j'espère bien que ce ne sera pas le seul] roman YA contemporain de Jennifer Niven ! Cette lecture, c'était une mélodie sans faute note, qui vous surprend, vous possède, vous soulève et vous bouleverse. L'auteur a été si juste dans ses mots, dans les pensées de ses personnages, dans les émotions transmises par le récit. On a l'impression qu'elle exprime ce qu'on pense, mais qu'on a jamais su dire. Peut-être est-ce la part de réalité, d'elle-même, qu'elle a mis dans Tous nos jours parfaits, qui créée cet effet ? Qu'importe, j'ai aimé que ce roman vienne me troubler, me bouleverser, me faire voir.
Dès le début de sa lecture, le lecteur sait dans quoi il tombe. Tous nos jours parfaits s'ouvre sur Finch, perché au-dessus du vide, et sur sa rencontre avec Violet. Et j'ai senti que - si l'histoire pouvait avoir des similitudes avec d'autres romans YA - ce roman resterait unique. Jennifer Niven va plus loin que le mal être adolescent et les pensées suicidaires. Ce n'est pas seulement le récit d'un premier amour adolescent, de sa force, et des difficultés à être dans cette période où l'on se cherche. Mais ce n'est pas non plus le livre avec la solution miracle pour traverser tout ça - parce qu'elle n'existe pas.
Cette magie passe également par Violet et Theodore. On se sent tellement proche d'eux, à croire qu'ils sont de chair et de sang, qu'on pourrait tendre la main et les toucher autant qu'ils nous touchent. Violet, parce que je me suis identifiée rapidement à cette jeune fille à fleur de peau, qui ne sait plus trop qui elle est ni ce qu'elle veut. Theodore Finch, à cause de tout ce qu'il fait pour Violet et surtout pour la personne formidable qu'il est. Ces deux adolescents m'ont troublée parce qu'ils sont authentiques, vrais et sincères. Abîmés. Parce qu'ils mènent un combat quotidien pour reprendre pieds non seulement dans la vie, mais aussi dans leur vie. 
Alors je ne le comparerai ni à Nos étoiles contraires, ni à Eleanor & Park ; je vous dirais même d'oublier cela. S'il est question de premier amour et de mal être, cela est abordé d'une manière très différente. Ici, ces thématiques sont vues au travers de la maladie, du psychisme, de la dépression, ce qui entraîne une toute autre réflexion, plus profonde. Jennifer Niven nous parle aussi de ce que les autres peuvent nous apporter, dans ce tout qu'il y a de bon comme de plus mauvais, et de ce que nous nous pouvons apporter aux autres, en étant juste nous.
Tous nos jours parfaits, c'est le genre de roman qui vous laisse tremblant et pleurant, qui vous fait détester l'envie que vous avez eu de le lire tout en sachant qu'il n'en est rien. C'est aussi ce genre de roman qui vous grandit, vous éveille. Dont vous savez à la première seconde qu'il va vous plaire plus que de raison, que les personnages vont laisser une trace indélébile dans votre esprit. En tout cas, c'est ce qu'il m'a fait vivre. Et ce que j'espère qu'il vous fera vivre également !

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : 
« Je connais assez bien la vie pour savoir qu'on ne peut pas compter sur les choses pour demeurer telles qu'elles sont, ou rester à portée de main, même si on ne souhaite que ça. On ne peut pas empêcher les gens de mourir. On ne peut pas les empêcher de partir. On ne peut pas s'empêcher soi-même de partir non plus. Je me connais assez pour savoir que personne ne peut me ternir éveillé, m'empêcher de sombrer dans le Grand Sommeil. Ça ne tient qu'à moi. »

~~~~~~
Tout comme les héros qu'ils portent, Tous nos jours parfaits de Jennifer Niven est un roman fabuleux ! Juste, intelligent, il touche à des sujets extrêmement sensibles - pour ne pas dire difficiles - tout en gardant une plume fluide, simple. L'auteur nous parle du mal être adolescent, de la dépression, sans accroc, sans tabou, au travers de deux personnages saisissants, Theodore et Violet. Qui nous réapprennent à vivre, à aimer, à s'accepter. A aimer vivre. Qui nous murmurent que nous ne sommes pas seuls. Qui nous prouvent que nos différences font nos atouts ; les standards sont pour les gens ordinaires, Theodore. 

Je remercie les éditions Gallimard pour cette merveille

Coup de coeur aussi :  
Lou lit là / Échos de mots / Little A / Léa Touch Book


Challenge jeunesse/young adult : 1/65

samedi 19 septembre 2015

=> Ce que toujours veut dire - Lexa Hillyer <=

Scripto est une collection chère à mon coeur depuis que je suis ado. Mon premier John Green, des heures de déambulation dans la biblio à traquer le moindre titre de la collection de Gallimard Jeunesse, des découvertes toujours de qualité et riche en émotion. Ce que toujours veut dire de Lexa Hillyer, qui vient de voir le jour chez Scripto, n'a pas fait exception à la règle ! 


Éditeur : Gallimard Jeunesse 
Collection : Scripto
Traductrice : Julie Lopez
Genre : contemporain, ado, fantastique
Public : dès 13/14 ans
Nombre de pages : 395
Date de parution : 10/09/2015
Prix : 16,50€

Résumé
« Avant, Joy, Tali, Luce et Zoé étaient les meilleures amies du monde.
Aujourd'hui, elles se parlent à peine... Jusqu'à ce que le flash fatidique d'un Photomaton les ramène toutes les quatre dans le passé, à l'été de leurs quinze ans, l'été où tout a changé. Premiers baisers, bains de minuit, feux de joie près du lac : cet été parfait où tout a basculé.
Une chance inespérée de remettre en question leur vie, leurs choix. Prendre de nouvelles décisions, mettre en lumière un terrible secret, et sauver leur amitié.
Tous les étés ont une fin, mais celui-ci les changera pour toujours. »

Avis
Le roman s'ouvre sur une citation de Sarah Dessen - que j'aime d'amour, autant que ses romans - et, de suite, j'ai su que ça allait coller avec ce livre. C'était instinctif, en plus du fait que le résumé me tentait énormément. Et si j'ai deviné quelques points de l'intrigue avant qu'ils ne me soient révélés par l'histoire, j'ai passé un moment très agréable en compagnie de Zoé, Joy, Tali et Luce au camp Okahatchee - OK pour les intimes -, et avec la plume de Lexa Hillyer ! Ce que toujours veut dire, ou une lecture idéale pour prolonger un peu l'été et les vacances. 

Deux ans que Tali, Joy, Zoé et Luce se sont perdues de vue, ne se parlent plus, elles qui étaient inséparables depuis plusieurs années. Joy est partie, tandis que Tali, Luce et Zoé, pourtant dans le même lycée, ont simplement cessé de se parler. Alors quand Joy les appelle pour leur proposer de se revoir au camp Okahatchee pour la soirée des retrouvailles chacune s'interroge. Sur leur lien. Sur leur éloignement. Sur le dernier été qu'elles ont passé ensemble. Et il se pourrait qu'un passage dans le Photomaton installé pour la soirée leur permette de revivre cet été... Serait-ce une chance de changer leur avenir ? 

Imaginez, revenir au jour où tout a changé, cette période où tout a été parfait avant de brutalement s'arrêter, une sorte de seconde chance ; qu'en feriez-vous ? Fait-on abstraction de tout ce qui s'est passé pour en profiter ? Ou restons-nous sur nos positions, comme si les dés avaient déjà été jetés ? Zoé, Tali, Luce et Joy ont la chance de revivre leur dernier été, celui juste avant leur séparation, pour des raisons que chacune ignore. Cet été de la seconde chance, c'est l'occasion de revivre leurs derniers instants ensemble pour comprendre ce qui leur est arrivé, mais aussi se comprendre elles-mêmes. Voilà le speech prometteur et au caractère assez fantastique de Ce que toujours veut dire, auquel j'ai complètement accroché !
Ce que toujours veut dire se présente comme un roman initiatique. Les quatre jeunes filles que l'on suit sont au début du récit en passe d'aller à la fac, quittant leur ville, leurs habitudes, leur famille. Elles sont à un tournant important de leur vie, mais ne se connaissent pas encore assez pour prendre correctement ce virage. Elles ont besoin d'apprendre, de s'apprendre. Elles qui pensaient se connaître, savoir tout l'une de l'autre, découvrent au fur et à mesure que tout n'était pas parfait il y a deux ans, qu'elles ne se connaissaient pas aussi bien qu'elles le pensaient. Mais laisseront-elles ces désillusions les empêcher de se réunir et de se trouver ?
Des quatre, je pense que c'est Zoé qui me marque le plus ; même si Joy, Luce et Tali ne sont pas en reste. Simplement, j'ai trouvé un plus à Zoé, parce que c'est la seule dont je n'ai pas vu venir le secret, la révélation. Un peu revêche, un peu renfermée, c'est la première que l'on croise, le récit alternant le point de vue de chaque fille. Tali et Luce sont elles assez similaires. Elles se mettent une forte pression pour réussir, pour impressionner, pour plaire ; un poids qui pèse sur leurs épaules plus qu'elles ne l'imaginent. Puis il y a Joy... J'ai également apprécié ce personnage, mais ses mystères me l'ont aussi éloigné. Ils sont comme une bulle autour d'elle, une bulle qui m'a empêchée de saisir pleinement son personnage.
Leur semaine d'été n'a elle aussi pas pris la tournure à laquelle je m'attendais... ce qui est loin d'être dit sur le ton de la déception ! Les jeunes filles veulent tout reproduire comme il y a deux ans, mêmes médailles, mêmes fréquentations, mêmes vêtements. Malgré toute leur bonne volonté, reproduire les choses à l'identique n'est plus aussi simple que dans leurs souvenirs. Gaffes, quiproquos, chagrin, dispute, peut-être que trop de choses les séparent à présent. Si bien que je me suis rapidement laissée happer par le récit, dans leur quête d'amitié, de savoir et d'identité. Elles ont grandi depuis ce dernier été ensemble, elles ne posent plus tout à fait le même regard sur celles qu'elles étaient à quinze ans. Peuvent-elles redevenir amies ? Parviendront-elles à se trouver ?
Quatre jeunes filles, quatre portraits, que Lexa Hillyer nous tisse avec réalisme et profondeur. Les petits défauts que l'on trouve en chaque personnage finissent par être touchants tandis que l'on avance avec elles dans leur passé, leur présent, et dans leur découverte de soi. L'auteur évoque des sujets pas toujours évidents, certains survolés et d'autres plus prononcés. Il est question des choses que l'on est prêt à faire, des sentiments que l'on se cache, de la personne que l'on souhaite devenir. Premiers baisers, premières fois, les secrets, l'adolescence dans tout ce qu'elle a de plus magique, mais de plus fragile aussi, un récit sur l'amitié, sur soi, mené par une plume poétique.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« L'air s'enroule autour de Joy, s'engouffrant dans ses oreilles, et le temps s'arrête vraiment - ou du moins, il fait une pause - et elle voit tout clairement : les montagnes, tache gris foncé sous les nuages nocturnes, l'eau noire d'encre et opaque en dessous. Le ciel hurle tout autour d'elle, en elle. Je comprends maintenant, pense-t-elle, laissant sa peur se répandre en elle et s'envoler dans le vent, tandis qu'elle lâche prise, acceptant de tomber. Parce que c'est tout ce qu'on peut faire. Lâcher prise. Tomber.
Voler. »

~~~~~~
Je ressors de Ce que toujours veut dire conquise par cette lecture et par Lexa Hillyer ! Avec une petite touche de fantastique, l'auteur nous trace une histoire sur l'amitié et la quête de soi réaliste et sincère. Zoé, Luce, Tali et Joy n'ont qu'une semaine pour retrouver leur amitié, découvrir les secrets de chacune et se trouver elles-mêmes. Ce sont quatre jeunes filles attachantes, drôles, qui servent un récit lumineux et pétillant, authentique et touchant. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j'ai adoré passer un bout d'été à leurs côtés. Et la plume de l'auteur n'y est pas anodine !

+ Je remercie les éditions Gallimard pour cette lecture

jeudi 16 avril 2015

=> Les fiancés de l'hiver - Christelle Dabos [La passe-miroir, #1] <=

Parce que Bouchon et Miyuneko en ont parlé tellement bien, quand je l'ai vu dans les nouvelles acquisitions de ma biblio, je n'ai pas pu lui résister. Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos me faisait de l'oeil depuis trop longtemps pour que je n'en profite pas ! Et je vous avoue que ce pavé m'a d'abord un peu effrayée... Mais quand on lit ce résumé et qu'on voit cette couverture *-* Je regrette cependant de ne pas avoir eu de coup de coeur... 

Éditeur : Gallimard 
Collection : Gallimard Jeunesse
Genre : fantastique
Public : dès 13/14 ans
Nombre de pages : 528
Date de parution : 06/06/2013
Prix : 18€

Résumé
"Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel."

Avis
Quelle lecture ! Okay, ce n'est pas un coup de coeur, mais cela ne m'empêche pas de reconnaître le talent de Christelle Dabos et la complexité de l'univers qu'elle nous propose avec le premier tome de La passe-miroir. On n'est pas passé loin pourtant... Mais je crois que j'étais partie avec trop d'attentes depuis les chroniques des copines. J'attendais un petit plus que je n'ai pas trouvé. Cette lecture n'en a pas moins été très agréable et fascinante. Grâce à ses personnages. Grâce à son contexte. Grâce à cette plume. C'était savoureux. C'était délicieux !

FIANCÉE ! Contre son gré, Ophélie se retrouve liée à Thorn, à qui l'union semble également déplaire. Du jour au lendemain, elle doit quitter sa famille et son musée pour vivre avec cet homme, ô combien taciturne et renfermé. La voilà donc partie avec sa tante en guise de chaperon vers la célèbre Citacielle et son froid mordant. Mais à peine arrivées, on leur impose la plus grande discrétion, tout en leur attribuant une autre identité. Et que dire de Thorn qui passe son temps au boulot, accordant une attention minimum à Ophélie ? Pourquoi la jeune fille a-t-elle été fiancée à ce bougre et que fait-elle ici ? Des questions qu'elle compte bien ne pas laisser sans réponses...

Après les tremplins/concours d'écriture Hachette et Michel Lafon, Gallimard Jeunesse ont eux aussi lancé un concours de texte, dont Christelle Dabos et La passe-miroir ont été les grands gagnants. Ma curiosité était déjà piquée à cette annonce, mais je me trouvais incapable de franchir le pas au moment de la parution. Maintenant que c'est chose faite, je suis ravie d'avoir découvert cet univers et cette plume, sans compter les personnages qui mènent l'intrigue. Une ribambelle de couleurs et de fraîcheur, alors pourquoi pas de coup de coeur ? 
Simplement parce que j'en attendais plus. On en parlait si bien, on évoquait le côté magique avec tellement d'éloquence. Je m'attendais à en trouver plus, même si je réalise avec du recul qu'il y en avait déjà beaucoup. Peut-être trop de comparaisons aussi avec Harry Potter... Si Les fiancés de l'hiver possède un énorme potentiel, j'ai eu beaucoup de mal à le rapprocher de la saga de J.K. Rowling et n'ai pas toujours compris cette comparaison. Du coup, dès que j'ai senti que je ne rejoignais pas cette idée, j'ai essayé de m'en détacher pour profiter pleinement de ma lecture. C'est que le bougre m'embarquait déjà pas mal
Parce qu'il y avait Thorn ! Clairement, c'est mon big craquage/crush dans ce roman. Le personnage qui lâche à peine deux mots quand on le croise pour la première fois, taciturne au possible, mystérieux comme pas deux et aux allures de brutes. Avec son visage fermé et couvert de cicatrices, ses intentions qu'on ne saisit pas tout de suite, on se demande ce que va faire cet homme de notre chère Ophélie. Il ne veut pas de ce mariage, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Pourquoi donc tant d'histoires ? Ne comptez pas sur moi pour vous le révéler, mais sachez que les réponses de l'auteur valent le détour et la lecture ;)
Et Ophélie... Quel amour de fillette, et quel don ! La jeune fille peut lire le passé de chaque objet avec lequel elle entre en contact. Un pouvoir très utile sur Anima, mais dont elle se protège néanmoins car il est susceptible de dévoiler des choses qu'on ne voudrait pas savoir ou qui auraient dû rester cachées. Pas grave, elle peut quand même compter sur son autre don, celui de franchir les miroirs ! J'ai tout simplement adoré ce brin de fille ! Et son écharpe magique qui l'accompagne partout. Si on découvre au début un personnage maladroit, timide et décalé, elle ne manque finalement pas de caractère et le fera bien comprendre. 
Mais si comme moi vous passez le cap de la lecture, vous découvrirez aussi tous les autres personnages. Dans la famille d'Ophélie, je retiens sa tante et son oncle, qui auront su me faire rire tout au long du roman. Du côté des Dragons, je garde quelques réserves sur Archibald, mais Renard et la grand-mère de Thorn auront également retenu mon attention et captivé mon intérêt. 
Ensuite, vous succomberez - sans nul doute - aux charmes de cet univers et à la plume de Christelle Dabos. C'est simple, tout est complet, détaillé, magnifique et merveilleux. Certes, ça fait un peu dense au début, mais ensuite ce n'est qu'un pur régal. Parce qu'on pénètre pleinement dans l'imagination de l'auteur et dans ce qu'elle a créé. Le lecteur n'a aucun mal à se faire une idée du monde dans lequel vit Ophélie, ni même les pouvoirs dont chacun est doté. On n'a pas l'impression que l'univers nous échappe, et c'est un très bon point !
Le petit plus irrésistible ? Cet univers justement ! L'auteur nous en offre tous les détails sans rien perdre en fluidité. C'est accrocheur, c'est magique et c'est captivant. Puis le fait d'avoir affaire à des personnages un peu antipathiques/anti-héros, c'est tellement vivifiant ! Cela change des protagonistes que l'on a l'habitude de croiser en littérature ado/YA, donnant ainsi plus de charme aux Fiancés de l'hiver. Bref, je serai au rendez-vous pour la suite ! - que l'auteur a annoncé pour novembre 2015.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
"A force de voir des illusions, il avait perdu les siennes et c'était très bien comme ça. Quand les illusions disparaissent, seule demeure la vérité."

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Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos n'a - dans un premier temps - pas été la lecture à laquelle je m'attendais. Mais une fois que j'ai cessé de chercher les amalgames avec Harry Potter, tout s'est libéré et je n'ai plus lâché le roman ! L'auteur nous offre un univers complet et recherché, totalement craquant. L'histoire nous embarque dès les premiers chapitres et ne manque de rien. Tout y est : humour, détails, mystères, complot, danger... et ne serait-ce pas une pointe d'amour que je vois là, dans le fond ? Puis comment rester insensible face à Thorn et Ophélie, qui sont pour moi les deux autres points forts de ce merveilleux récit ?
Vous aussi franchissez le miroir et partez à la découverte d'Anima et du Pôle !