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mercredi 17 mai 2017

=> Corbeaux - Juliette Lemaître [Manipulation, #1] <=

Éditeur : Hachette
Genre : dystopie, YA
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 393
Date de parution : 22/02/2017
Prix : 18€
- Dyptique -
- Tome 2, Renards, à paraître le 05/07/2017 - 

Résumé
« Liza vit avec sa sœur, à l’écart de la Société. Elle a promis de toujours la protéger, elle, la petite Anna qui n’a jamais su marcher.
Mais en quelques heures, leur destin bascule. Anna est capturée par la Milice.
Liza n’a pas le choix. Si elle veut revoir sa sœur, elle va devoir quitter le monde qu’elle connaît et entrer dans cette Société qui retient Anna prisonnière. Quitte à tomber dans le piège tendu par son président, un homme manipulateur et sans scrupules… »

Avis :
J'ai récemment craqué face à une nouvelle dystopie... française ! Corbeaux m'a tout d'abord attirée par sa couverture [elle claque, n'est-ce pas ?] et ma curiosité a pris le dessus pour en apprendre plus sur ce titre. Je l'ai enfin découvert et qu'il a été bon de retrouver une dystopie solide, avec des personnages forts, un suspense haletant et [presque] pas de romance. Au début, je n'y croyais pas non plus. Mais je viens de finir Corbeaux, le coeur gros d'enthousiasme ! C'est une dystopie classique, dans sa reprise des codes, mais qui est tout même parvenue à m'accrocher et à me faire vivre un très bon moment de lecture ! Chronique !

Depuis la disparition de leurs parents, Liza veille sur sa petite soeur, Anna. Elles sont nées et ont grandi en dehors de la Société et se refusent de la rejoindre. La ferme suffit à leur besoin, Liza y travaille dur chaque jour, s'occupant des bêtes, construisant des machines, semant et récoltant les productions. Anna, elle, reste à la maison : elle est incapable de marcher. À défaut, la jeune fille passe ses journées à lire. Et ses nuits à faire des cauchemars, parfois prémonitoires. Mais si elles ne veulent pas rejoindre la Société, elles ne pourront pas s'en cacher éternellement...

Je vous le dis d'emblée, le bon point de cette dystopie - le premier pour moi -, c'est le duo Liza/Anna. Leur lien réchauffe le coeur, leur amour et leur dévotion l'une pour l'autre nous attendrissent ; elles sont tout simplement craquantes ! Ce n'est pas chiant ou gnangnan, elles ne m'ont pas donné l'impression d'en faire trop, leur fraternité ne m'a pas paru impossible ou facile. Elles sont seulement tout l'une pour l'autre, à la fois touchantes et merveilleuses. On apprécie Liza pour son courage, sa détermination ; Anna pour sa vivacité et sa jeunesse.
Ensuite, il y a ce côté dystopie. Ce n'est plus un secret, c'est l'un de mes genres préférés ! Corbeaux en possède tous les codes : un gouvernement totalitaire, une société restructurée, un bonheur impossible, un élément étranger qui vient enrayer la machine. J'ai trouvé qu'il y avait tout de même un petit quelque chose en plus dans l'intrigue. C'est ce côté cruel/voyeurisme, qu'il me manquait parfois dans d'autres romans. Et Connor est juste parfait dans ce rôle ! 
Qui est Connor ? Le méchant de l'histoire, le chef de la Société. Il dirige la Société d'une main de fer, laissant ses Corbeaux [une sorte de milice] faire régner ses lois et ses ordres, propager la peur et la crainte dans ses rues. Stratège et manipulateur, il pimente un peu sa vie en se joignant à l'expédition qui part capturer Liza et Anna, et en faisant tout pour détruire le lien qui les unit... J'ai failli le prendre pour un gentil à un moment, puis cette lueur s'est vite éteinte. Nos émotions vacillent face à ce personnage, de la haine à l'espoir, de l'espoir au dégoût. 
Je craque pour les personnages principaux, je craque pour le genre. Ai-je craqué pour l'auteur ? Oui, j'ai aussi craqué pour Juliette Lemaître. Bon, au départ, j'étais pas vraiment folle de la plume. Les phrases sont courtes, ça donne un aspect succinct et manque de développement. Pourtant, au fur et à mesure des chapitres, l'écriture évolue et on entre dans plus de détails, on ressent plus d'émotions. J'ai rapidement fini par oublier qu'il s'agissait d'un premier roman, m'enivrant de l'ambiance et du suspense haletant qui grandit chapitre après chapitre. Je ne dis pas que je n'ai pas anticipé quelques grosses révélations, mais j'étais si bien dans ma lecture que ça passait tout seul.
Corbeaux, c'est donc un excellent premier tome - et premier roman ! De bons personnages, une bonne ambiance, une chouette plume, que demander de plus ! Une histoire qui tient la route, peut-être... Et je n'ai pas été déçue par le point. Non seulement j'ai été ravie et agréablement surprise de ne pas voir une grosse romance arriver et prendre le dessus sur la relation de Liza et Anna, mais en plus l'intrigue en elle-même était riche et intéressante. Juliette Lemaître mêle plusieurs thèmes dans son récit, qui s'accordent et se complètent. Du coup, forcément, la date du tome 2 est notée [et surlignée] dans l'agenda ! 

~~~~~~
Corbeaux de Juliette Lemaître est une dystopie française qui m'a beaucoup plu ! J'ai eu peur pendant les trois premiers chapitres en découvrant des phrases assez courtes, qui m'empêchaient de vraiment entrer dans le récit. Mais cette peur a disparu par la suite, grâce à plus de détails et une ambiance haletante. J'étais littéralement captivée ! Le duo de soeurs composé par Liza et Anna m'a sincèrement touchée par son amour, son courage et sa dévotion. Et d'autres personnages en général, comme Judith, Jake, Calim et Connor [je le confesse] n'ont pas manqué de m'émouvoir également par leur histoire. 
Je vous recommande chaudement ce récit, qui mêle - comme son titre l'indique -, famille, amour et manipulation dans un univers dystopique bien construit

+ Merci aux éditions Hachette pour cette lecture

mercredi 24 juin 2015

=> The book of Ivy - Amy Engel <=

Parce que les copines en disaient beaucoup de bien, parce qu'il a raflé beaucoup de coup de coeur. Parce qu'il était attirant et que je le voulais beaucoup beaucoup... En mars dernier, lors du SDL, j'ai craqué pour The book of Ivy d'Amy Engel. Loin d'être le premier Lumen dans ma PAL, il n'en a pas moins été le premier que j'ai lu de cet éditeur. A peine commencé, j'ai su que ce serait un coup de coeur pour moi aussi ♥ 

Éditeur : Lumen 
Traduit par : Anaïs Goacolou
Genre : dystopie, YA,
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 341
Date de parution : 05/03/2015
Prix : 15€

Résumé :
« Voilà cinquante ans qu'une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d'une dizaine de milliers de personne a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d'Amérique s'est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd'hui, les fils et les filles des adversaires d'autrefois sont contraints de s'épouser, chaque année, lors d'une cérémonie censée assurer l'unité du peuple.
J'ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu'on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche...
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera... »

Avis
OMG ! Qu'est-ce que c'était bon !! La plume, les personnages, les intrigues,... un concentré de talent ! J'ai adoré The book of Ivy du début à la fin. C'est une dystopie fraîche, originale et captivante, menée d'une main de maître par Amy Engel. Les 341 pages de ce roman s'avalent d'un trait, sans qu'on ne les voie passer. Je me demande encore - comme souvent - pourquoi il n'est pas sorti de ma PAL plus tôt... Et je regrette un peu de ne pas avoir su faire durer cette lecture  

Callie aurait dû épouser Bishop il y a deux ans, et faire ce qui devait être fait. Mais rien ne s'est passé comme prévu et c'est aujourd'hui Ivy, sa soeur, qui doit épouser le fils du président Lattimer. Un événement qui ne réjouit personne, encore moins l'intéressée. Mais il faut le faire, et sa mission doit être accomplie : après le mariage, Ivy devra tuer Bishop. Pour que sa famille reprenne le pouvoir. Parce que le président Lattimer n'est pas celui qu'il faut à Westfall. Sauf qu'une fois de plus, rien ne se déroule comme prévu...

Est-ce que je m'attendais à un tel coup de coeur en commençant The book of Ivy ? Absolument pas. Il avait l'air génial, sur le papier, sur les blogs. Et si ça ne marchait pas avec moi ? J'ai donc essayé de tout occulter lorsque j'ai ouvert pour la première fois le roman. Après ? Je ne l'ai ouvert qu'une seconde fois avant de le finir ! Faible que j'ai été, je n'ai pu qu'aller de chapitre en chapitre, tant la fin de chacun appelle à ce qu'on ne lâche pas le livre.
ADDICTIF ! Voilà un adjectif qui colle à merveille à The book of Ivy. Pour autant, je ne saurais dire avec exactitude ce qui me l'a rendu aussi fascinant. Assurément, la plume d'Amy Engel y est pour beaucoup, mais ce n'est qu'un élément parmi tant d'autres qui m'ont fait fondre pour cette charmante dystopie. Je m'embrouille, je cherche encore mes idées, mais c'est la faute de ce roman, qui me fait perdre mes mots. Et de Bishop, qui a ravi mon coeur !
Est-ce qu'on a idée d'avoir une plume du feu de dieu et en plus de créer des personnages à ce point attachants et remarquables ? J'ai craqué pour Ivy dès que j'ai lu le résumé et qu'on la rencontre dans le premier chapitre. Il y a quelque chose dans ce personnage, quelque chose de déterminé et de brisé. Ses réflexions m'ont souvent coupé le souffle, ses aspirations plus encore. Ivy m'a surprise plus qu'à mon tour et - si elle m'a d'abord prise de cours - elle m'a ensuite convaincue jusqu'au bout. Quant à Bishop Il rivalise avec Noah Show en terme de book boyfriend, c'est clair ! J'ai appris à l'aimer doucement, au fur et à mesure qu'il se dévoile. Tellement doux et tellement attentionné, il m'a autant désarmée et désarçonnée qu'il l'a fait avec Ivy.
L'univers de cette dystopie, à l'image du livre, est également exaltant et convaincant ! Complet, précis, rien n'y manque et je n'ai pas vu poindre ces interrogations que j'ai parfois sur les pourquoi et les comment d'un tel monde. Amy Engel répond à tout ! Puis qu'il est bon de retrouver des récits qui sortent un peu des sentiers battus du genre, en proposant quelque chose d'un peu différent. Point de haute technologie, point de castes, et un petit retour à l'Histoire même, par la présence des mariages forcés/arrangés, notamment en matière politique. Un sujet qui a eu - comme pour Ivy - de quoi me faire grincer des dents.
Concernant l'intrigue, s'il y a des choses que l'on voit venir, certaines restent de grosses révélations, qui m'ont littéralement scotchée. Même une fois que l'on se doute de certains détails, apprendre le pourquoi demeure un vrai plaisir. The book of Ivy ne lasse pas une seconde ! Autant qu'il ne se relâche pas. La tension monte crescendo dans le roman, à mesure que les complots éclatent, que les manipulations s'enchaînent. Si bien que dans les dernières pages nous attendent un cliffhanger qui nous ferait presque pleurer, tant le besoin d'en avoir plus est fort. Je ne peux qu'ajouter ceci : vivement la suite !! 

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« Je sais que je dois lui confier quelque chose, mais il me faut rester prudent. Au-delà des inquiétudes concernant tous les secrets que je garde, il y a toujours ce sentiment persistant que je ne suis même pas sûre de mon identité, hormis celle définie par ma famille. Pendant quatorze ans de ma vie, j'ai été la fille de secours, celle qui devait rester aux côtés de notre père et travailler dans l'ombre avec lui pendant que Callie occupait le devant de la scène. Et tout à coup, il y a deux ans, les projecteurs se sont braqués sur moi. »

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The book of Ivy d'Amy Engel est un gros coup de coeur pour moi aussi ! J'ai été saisie par la plume fluide et captivante de l'auteur, par les deux personnages centraux de l'intrigue et par la tension, parfois palpable, du récit. Une histoire de complots, de manipulations, surtout une quête de pouvoir qui ne laissera personne indemne. J'aime Ivy, j'aime Bishop, deux protagonistes inattendus qui m'auront créé beaucoup de surprises. Maintenant, j'ai hâte de pouvoir les retrouver

Si vous ne l'avez pas lu, c'est une dystopie que je vous recommande d'urgence

Les copines le recommandent aussi : 

vendredi 8 mai 2015

=> La symphonie des Abysses, Livre II - Carina Rozenfeld <=

Acheté et dédicacé lors du SLPJ de Montreuil, j'ai ensuite laissé ce petit bijou dans un coin de ma PAL en prévision d'une LC avec Léna Puis profité d'un week end à 1000 - qui coïncidait avec notre date de LC - pour me plonger pleinement dans le livre II de La symphonie des abysses. Carina Rozenfeld y a encore fait des merveilles !

Éditeur : Robert Laffont
Collection : Collection R
Genre : roman, dystopie
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 432
Date de parution : 20/11/2014
Prix : 17,90€

Résumé
[Spoilers - Surlignez le texte pour le découvrir]
"Une nouvelle ville, de nouvelles lois, les mêmes interdits. 
Abrielle et ses compagnons croyaient s'être affranchis du tyrannique Règlement Intérieur. Hélas, ils vont découvrir que les rêves qu'ils portent en eux ne pourront jamais s'exprimer dans l'enceinte du Mur. Mais leur rencontre avec Eyal, jeune homme assoiffé de vérité, va faire renaître l'espoir.
Aucun mur, aussi haut soit-il, ne peut étouffer les coeurs épris de liberté.
Car un passage vers l'extérieur existe bel et bien. Pour y accéder, Abrielle et ses amis vont devoir vaincre les terribles gardiens qui le défendent farouchement...
C'est en n'étant personne que l'on peut devenir quelqu'un."

Avis
J'avais beaucoup beaucoup aimé le premier tome de La symphonie des abysses. Aussi en attendais-je tout autant de cette suite. J'avais hâte de me replonger dans cette dystopie, de retrouver ses personnages et surtout la plume de Carina Rozenfeld, avec laquelle ça ne loupe jamais ! Je voulais des réponses, j'ai été servie. Je voulais me ravir de mots, j'ai été ravie. Je voulais du voyage, j'ai voyagé. Un sans faute et une fin merveilleuse

Pas de spoils. Pas de résumé.

Voilà, La symphonie des abysses, c'est fini... Et décidément, ce second tome n'a rien à envier à son prédécesseur et offre aux lecteurs une conclusion agréable, qui répond à toutes les questions et dévoile les derniers secrets de l'Atoll. Le tout sur fond de mélodie, de poésie, de liberté, d'égalité et de tolérance. Un dyptique merveilleux, captivant, qui pousse à la réflexion et nous invite au voyage. On en ressort grandi et émerveillé, convaincu et entendu, tant les héros qui ont mené l'aventure de La symphonie des abysses nous parlent et nous ressemblent.
Si les premiers villages de l'Anneau que nous avions rencontrés dans le livre I me hérissaient un peu, entre l'un où il n'y a pas d'amour, l'autre où la musique est interdite, je ne m'attendais pas à tomber sur un nouveau village et de nouvelles contraintes/règles de vie... A nouveau, j'ai ressenti ce que cela pouvait être de vivre ainsi, je n'ai eu aucun mal à me représenter les lieux, et j'ai glissé dans le roman.
Le livre II s'ouvre sur la découverte d'un nouveau personnage et d'un nouveau contexte. Eyal est un habitant de Portes et Portes est une ville divisée en deux. Au nord, les peaux claires ; au sud, les peaux foncées. Et la règle en vigueur ici est que personne ne doit se mélanger et chacun doit rester dans sa partie de la ville. Les métissages sont donc interdits, et regardés d'un très mauvais oeil lorsqu'ils se produisent. Eyal en sait quelque chose. 
J'ai rapidement accroché à ce personnage, tout en fougue et plein d'innocence. Eyal est une personne qui se fait discrète mais qui aspire à en apprendre plus sur le monde qui l'entoure. Le jeune homme se pose des questions et se donnera les moyens de trouver la vérité. J'ai aimé ce protagoniste plein de réflexion, fruit d'un amour défendu, qui ne baisse les bras à aucun moment malgré les épreuves qui l'attendent. 
Quant aux Neutres et à Abrielle, j'ai été tout simplement ravie de les retrouver ! Les choses ont beaucoup évolué pour eux [non, je ne vous dirai rien] et on retrouve des personnages plus matures, grandis par ce qu'ils ont affronté. Cependant, ils sont encore en quête de vérités, et d'eux-mêmes. Ca et Sa doivent se faire à leur nouveau corps, leur nouvelle image. S'aimeront-ils toujours, comme la première fois ? Tout est nouveau, tout est à réapprendre. Puis la force d'Abrielle vient tracter ce trio. Pleine de courage et portée par la symphonie, la jeune fille se révèle de plus en plus et c'est magnifique d'assister à son éclosion.
Si les cent premières pages sont - à l'image du premier tome - une amorce à l'intrigue et nous situe dans ce nouveau contexte, par la suite, ce n'est plus qu'actions et rebondissements, dangers et espoirs. La plume de Carina Rozenfeld n'y perd rien et on suit chaque révélation le coeur battant, souvent inquiets pour les protagonistes. Jusqu'à ce que le final s'annonce... Si on a beau voir venir l'explication finale, on ne peut que s'émerveiller devant les dernières scènes, subjugué par la beauté de ce que nos compagnons d'aventure découvrent et le message que nous porte l'auteur à travers La symphonie des abysses.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
"- Tu es ma symphonie à moi, ne t'arrête jamais de chanter pour mon âme, s'il te plaît."

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Le livre II de La symphonie des abysses de Carina Rozenfeld a été une découverte et une lecture puissante ! La plume de l'auteur nous entraîne entre voyage et réflexion, pour nous faire ressortir de cette aventure grandis et émerveillés. Parce que La symphonie des abysses, c'est un très beau dyptique, sur la forme comme sur le fond ! Au travers de personnages comme Abrielle, Ca, Sa et Eyal, Carina Rozenfeld véhicule des idées et des valeurs, nous parle de tolérance et de liberté. Quant à l'écriture... La couverture n'est qu'un écrin qui renferme un bijou magnifique ! 
Décollez vite pour l'Anneau, lisez et libérez-vous ♥ 


lundi 30 mars 2015

=> Traqué, tome 3 - Andrew Fukuda <=

Depuis ma lecture du tome 2, je guettais sa sortie... Alors quand il a été annoncé, j'ai fait des bonds, j'ai tapé du pied, j'ai crié partout. Et je l'ai reçu. Pleine de doutes et d'espoir, d'attentes et de souvenirs, je me suis lancée dans la lecture du tome 3 de la trilogie Traqué d'Andrew Fukuda. Malheureusement, mon coeur hésite depuis que j'ai refermé le roman... Cette fin, c'est à la fois tout ce que j'attendais et tout ce que je redoutais. Une excellente conclusion, assurément, mais...

Éditeur : Michel Lafon 
Genre : fantastique, dystopie
Public : dès 16 ans
Nombre de pages : 370
Date de parution : 26/03/2015
Prix : 15,95€

Résumé
[Spoilers - Surlignez pour lire le texte]
"Gene et Sissy ont réussi à fuir le refuge d'humains dévasté, la Mission. A bord d'un train qui fonce vers l'inconnu, ils ignorent tout de leur destin : vont-ils arriver dans l'idyllique Civilisation, leur Terre promise, ou rejoindre la cauchemardesque cité des crépusculaires ? 
Pour ces créatures assoiffées de sang, ils sont la plus délicieuse des nourritures. S'ils veulent survivre, ils doivent à tout prix trouver le remède qui les transformera en humains. Mais pour cela, Gene devra percer le plus horrible des secrets et se confronter à sa pire ennemie : Ashley June, son premier amour."

Avis
D'où me vient donc cette affreuse pointe de déception ? Quelle est donc l'épine qui m'a enlevé le coup de coeur ? J'ai fini ce tome 3 avec un ressenti mitigé, aussi amère que heureuse. Ai-je eu trop d'attentes ou est-ce la fin qui me laisse pantoise/interloquée ? Parce que si j'ai aimé les derniers chapitres, je ne vois absolument rien derrière. C'est logique, mais je ne comprends pas où Andrew Fukuda a voulu en venir. Sans vous spoiler et révéler de quoi il s'agit, ce qui se présageait pour moi comme un final ouvert et merveilleux est vite devenu soit trop ouvert, soit impossible. Je n'arrive pas à me décider. 
Ce tome, c'est pourtant tout ce que j'ai attendu ! Andrew Fukuda nous offre une suite à la hauteur des deux premiers tomes, dans un écrin de toute beauté [Michel Lafon a fait un travail magnifique sur ces couvertures !] - j'ai complètement flashé sur les visuels de cette trilogie et les trois romans ensemble rendent tellement bien dans ma biblio ! Mais, revenons-en à ce tome... Ça vous coupe le souffle, ça se bataille par endroits, ça vous émeut à tous pleins d'autres moments. C'est fort, c'est vif, c'est prenant. Traqué 3 est tout aussi addictif que ses prédécesseurs. Voire même davantage. 
Parce que c'est le tome final, celui de tous les possibles et de toutes les révélations. Après nous avoir fait courir d'une idée à l'autre, d'une théorie à son contraire, l'auteur nous révèle enfin tout ce qu'il y a derrière, les tenants de cet univers particulier, où le monde est dominé par les crépusculaires. Des êtres qui parlent peu, qui vénèrent le goût de la chair et du sang, et qui dorment la tête en bas... Donc forcément, quand on sait tout ça, on attend ce tome au tournant ! Et quand vous le commencez, vous ne pouvez juste plus vous arrêter
Une journée, moins de 24h, voilà ce qu'il m'a fallu pour atteindre le point final de Traqué 3. Ce qui m'a paru rapide, trop rapide, mais incapable de le lâcher comme je l'étais, il ne pouvait pas en être autrement... Dès que je commençais ma lecture, on ne m'en décollait qu'en cas d'urgence - entendez d'extrême urgence. A l'image des autres tomes, tout s'enchaîne ici avec rythme et fluidité. Le récit est entraînant au possible, les pages restantes s'amenuisent en un clin d'oeil. La plume d'Andrew Fukuda excelle encore dans l'art de surprendre et de raconter
Ici, l'atmosphère se fait plus pesante, plus sombre. J'ai découvert avec joie le dernier aspect de cette trilogie, l'endroit dont on entendait parler mais qu'on ne voyait pas encore. Andrew Fukuda nous y introduit, sans fioriture, sans rien cacher. Et cette partie du récit était aussi troublante qu'enivrante. On sent clairement que l'auteur est arrivé au bout de ce qu'il avait à nous dire, que c'est ici qu'il mettra fin à nos aventures avec Gene. Quelle en sera l'issue ? 
Autant vous dire que j'ai savouré les derniers instants de ma rencontre avec Gene. L'auteur, en nous livrant les dernières clés de son univers, fait également des flash back intéressants qui nous permettent de le découvrir davantage, mais aussi d'en apprendre plus sur les personnages secondaires. Ashley June et le Professeur, deux personnages qui m'intriguent depuis le premier tome. Je reste conquise par ces protagonistes, qui sont tantôt des souvenirs, tantôt des réalités. Et Gene restera l'un de mes coups de coeur, tant par sa force que son courage. 

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Traqué 3 d'Andrew Fukuda échappe donc au coup de coeur pour moi. Mais il n'en était pas loin et il est clairement tout sauf décevant ! C'est LE tome de conclusion, celui qui répond à toutes nos questions et apporte toutes les explications. L'auteur excelle encore à nous surprendre et à nous tenir en haleine, mettant finalement un terme à des années de théories et d'idées en tout genre - pour ma part. Mais la vérité ne nous délivre pas toujours... 
A dévorer sans modération ! 

+ Merci aux éditions Michel Lafon pour cette lecture

mercredi 17 décembre 2014

=> Le passeur - Lois Lowry <=

Après une fabuleuse chronique d'Échos de mots et la promesse que je me suis faite ensuite de lire enfin ce roman, c'était décidé : je lirai Le passeur de Lois Lowry en décembre ! Nous sommes à la mi du mois et c'est chose faite, les amis o/ Bon, je vous avoue aussi que ce qui m'a pas mal motivée, c'est aussi le film, dont je n'ai vu que l'affiche mais par lequel je suis très attirée. Forcément, c'est une adaptation... et j'adore la dystopie. Pourquoi ne l'ai-je pas lu plus tôt ?! 

Éditeur : L'école des loisirs
Collection : Medium
Genre : dystopie
Public : dès 12 ans
Nombre de pages : 210
Date de parution : 11/10/2011 [réédition]
Prix : 8€

Résumé
"Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent plus. Les inégalités n'existent pas. La désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âges, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont élargis, personne ne sait exactement ce que cela veut dire. 
Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvaient encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. 
Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. 
Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire."

Avis :
Le passeur a vraiment été écrit en 1994 ? Je n'ai pas arrêté de remarquer tout au long de ma lecture à quel point ce roman est intemporel. Autant qu'il est incomparable à toutes les dystopies/romans d'anticipation que l'on peut voir aujourd'hui. Je l'ai commencé et il n'y avait plus rien, c'était comme si c'était ma première fois, ma première dystopie. Pas un coup de coeur, mais c'était une telle lecture !

Jonas vit dans un monde où les couleurs ne sont plus, où l'intimité n'existe plus, où tout le monde est égaux. Une fois jugés aptes au placement, les bébés sont confiés à des familles, elles-mêmes établies par les dirigeants de la société. Plus tard, leurs heures de bénévolat auprès de différents centres et principales fonctions de la communauté détermineront le poste qu'ils occuperont. C'est lors de la cérémonie des douze ans que les enfants apprennent leur affectation. Jonas a passé toutes ces heures à la maison des anciens. Pourtant, lors de la cérémonie, tout ne se passe pas comme prévu...

Avec seulement l'affiche en tête, j'ai ouvert le roman et me suis retrouvée face à un enfant de... onze ans. Là, j'ai un peu coincé. J'ai l'habitude des adaptations loupées, des ratés et des différences d'âge, mais pour le coup, ça m'a fait un petit choc parce que les deux acteurs sur l'affiche ont quand même l'air beaucoup plus vieux... Mais est-ce que c'est dérangeant ? Absolument pas ! Passé l'étonnement d'être face à un narrateur si jeune, je l'ai laissé m'entraîner dans son monde.
J'ai très vite accroché avec Jonas. Sa jeunesse, son insouciance, son innocence... je ne sais pas, ce gamin a un petit quelque chose qui m'a rapidement attachée à lui. Il fait si jeune et pourtant tellement mâture par moments. C'est un personnage tout en douceur et très intéressant, qu'il fait plaisir de rencontrer et de suivre. Intelligent, il se pose les bonnes questions, ne reste pas à fixer son monde sans le regarder. Bien que habituée aux personnages plus âgés, dans d'autres situations, je ne l'ai pas trouvé trop gamin, ou même juste gamin.
C'est ce qui me fait dire que Le passeur est vraiment accessible à tous, et à tout âge. C'est sûrement même le roman que vous pouvez avoir lu il y a dix ans - à sa sortie - et que vous pouvez relire aujourd'hui, sans lui trouver de l'âge ou un côté arriéré. Sans être un pavé, c'est une lecture fluide et directe, qu'on prend plaisir à découvrir et à redécouvrir ! Le style de l'auteure n'est pas pompeux ou trop imagé. Le récit est concentré, sans descriptions trop longues ou fioritures.
Et même si le monde est sans couleur, si les émotions ont été bridées, si tout est devenu épuré et neutre dans l'univers de Jonas, ç'a un côté doux et calme. Le lecteur n'est pas face à une dystopie brute et pleine de haine, c'est plus léger, et c'est un changement qui fait du bien quand on a besoin de renouveau en dystopie/anticipation. Peut-être parce que justement personne ne se pose de questions dans la société où vit Jonas, personne n'a cet esprit de révolte, mais le côté 'non violence' du roman m'a beaucoup plu. Bon, il y a quand même les élargissements, qui passent pour un peu barbares quand ils concernent les plus jeunes...
L'histoire passerait aujourd'hui pour déjà vue, si elle n'avait pas toutes ces petites particularités qui la rendent si singulière ! J'ai l'impression de ne pas savoir comment vous en parler... Le passeur m'a touchée pour tout ce qu'il est et tout ce qu'il n'est pas. Je reculais un peu devant les dystopies ces derniers temps, et celle-ci, je m'y suis pourtant mise sans appréhension et sans recul. J'adorais l'ouvrir, me plonger dedans et vivre avec Jonas au sein de sa communauté.
On pourrait reprocher que les choses se passent un peu lentement au début, où l'on ne voit pas vraiment venir l'intrigue ni l'action du roman. On se contente de découvrir Jonas et son monde, ses lois, ses différences avec le nôtre. Et pourtant je n'ai pas décroché. J'étais fascinée par ces idées, cette neutralité qui se dégageait des lignes, par ce petit bout de personnage. Qui aura également l'avantage de me surprendre dans les dernières lignes !

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Le passeur de Lois Lowry est un roman que je recommande vivement et chaudement ! Jonas est un personnage vif et attachant et la plume de Lois Lowry est vraiment à découvrir. 
Vous ne connaissez pas encore ? Qu'attendez-vous ?!

lundi 29 septembre 2014

=> Mystic City - Theo Lawrence <=

Aujourd'hui, un livre qui a pas mal fait parler de lui avant sa sortie, et qui en a fait tout autant après... Je vais vous parler de ma lecture de Mystic City, tome 1, de Theo Lawrence En guise de mots d'introduction, vous aurez le droit à cette phrase : ce roman est une petite merveille ! Outre l'aspect esthétique, cette histoire est sublime, et j'en ressors toute émerveillée, toute conquise. Et pleine de frustration : je veux la suite. Là. Maintenant. 

Éditeur : Pocket 
Collection : Pocket Jeunesse
Genre : dystopie, romance
Public : dès 14 ans
Nombre de pages : 416
Date de parution : 02/01/2014
Prix : 18,50€

Résumé
"Aria Rose est l'héritière d'une des plus puissantes familles de Mystic City. Ses fiançailles avec Thomas Foster, le fils des ennemis jurés de ses parents, pourraient sauver la ville de la menace qui gronde dans les bas-fonds. 
Mais Aria a un problème, elle ne se souvient pas être tombée amoureuse de Thomas ! 
Hunter, un mystérieux rebelle, semble détenir la clé de ses souvenirs... Aria trouvera-t-elle le courage d'affronter la vérité au péril de sa vie ? De ses choix dépend le salut de Mystic City..."

Avis
Je m'extasie encore un peu sur la couverture et je reviens à vous *__* J'adore le travail de Cliff Nielsen, peut-être parce que c'est aussi lui qui a fait les couvertures de The Mortal Instruments *siffle* ♥ Mais le résultat est là, je suis admirative face à cette couverture glossy, ces reflets, ces couleurs argentées, la ville que l'on entraperçoit derrière... J'ai franchement craqué pour la couverture, et je crois que si même si le résumé ne m'avait séduite, j'aurais pu repartir avec. Sauf que le résumé m'a aussi tentée. Puis j'ai lu Mystic City.

Dans un New York futuriste, l'eau est monté dans les rues. Les populations les plus aisées se sont réfugiés dans les hauteurs, les pauvres et les mystics sont restés dans les bas-fonds. Aria Rose est issue des hauteurs, et elle doit épouser Thomas, un autre membre des hauteurs. Sauf qu'elle ne se souvient plus de rien, ni de leur rencontre ni de l'avoir aimé... A chaque rendez-vous, elle cherche l'étincelle, face à un Thomas qui est vraiment éperdu. Jusqu'au jour où elle fait la connaissance de Hunter, un habitant des bas-fonds...

Sans surprise, la comparaison avec Roméo & Juliette sur la couverture se retrouve rapidement expliquée par le résumé. Et pourtant, ce roman a été une surprise intégrale ! Il y a quand même des détails que j'ai vus venir, des événements et des révélations auxquelles je m'attendais, mais l'histoire reste une surprise parce que je n'ai pas été lassée. J'avais beau me douter de ci et de cela, parfois avec raison, j'oubliais rapidement mes hypothèses, tout entière plongée dans Mystic City. Au final, quand les réponses à mes doutes arrivaient, je fondais comme un glaçon au soleil et mon palpitant faisait BOOM-BOOM
Aria est un personnage auquel je me suis très vite attachée. Sa perte de mémoire m'a touchée et la voir se battre avec elle-même et des bribes de souvenirs m'a entraînée dans sa quête de vérités. Je me suis prise à avoir autant envie qu'elle de tout savoir et à guetter chez Thomas des traces d'un amour oublié. Je m'interrogeais aussi, je prêtais attention aux détails. J'aurais aimé dire à Aria quand reculer et quand ouvrir les yeux. Ouais, j'ai vraiment kiffé cette jeune fille, dont le jeu m'a bluffée tout du long. Je la pensais superficielle et pourrie gâtée, puis je l'ai vu au fil des pages s'affirmer et me surprendre complètement
Au niveau des personnages secondaires, j'ai là encore été désarçonnée. La première - et sans grande importance dans le roman -, c'est Magdalena, juste parce qu'on a le même prénom *Fallaitquejeledise* Allez, retour au sérieux ! Thomas a pour moi aussi été un personnage qui m'a étonnée, en plus de me séduire... Sauf que Hunter en a fait de même, et soudain mon coeur ne savait plus où ni pour qui battre. J'ai eu des gros coups de coeur pour les personnages de Mystic City, que j'ai trouvé vraiment bien construits, et à bien des égards inattendus. Par contre, les parents d'Aria... Si j'avais pu les jeter du haut des hauteurs, je l'aurais fait sans sourciller *ohcestméchant*/baffe/
Quant à la réalité de ce roman, elle m'a littéralement terrifiée. La montée des eaux est une vérité, l'aspect politique est loin d'être abstrait et purement fictif. Plus je lisais Mystic City, plus je me disais que tout ça pouvait nous arriver dans un futur proche, que tout cela arrivait déjà par endroits. Et, allez savoir comment, je m'étais imaginée que ce roman parlait de sirènes... J'ai vraiment débloqué sur ce coup-là, mais j'ai aimé le fantastique qui est venu pimenté l'intrigue ! L'idée a été bien introduite et m'a totalement convaincue. Donc finalement, je n'ai pas été déçue une seule seconde. Et je me demande encore comment j'ai pu imaginer un truc sur les sirènes... *pfff* 
Après des tas d'histoires d'amour, celle d'Aria a encore réussi à me gagner. Elle m'a fait battre, elle m'a attendrie, elle m'a chamboulée. Pourtant, je ne pense pas être bon public, parce que j'ai quand même quelques exigences, souvent difficiles... La plume de Theo Lawrence y est pour quelque chose, sans aucun doute. Elle était forte quand il le fallait, tendre quand le moment s'en ressentait. J'ai vraiment eu l'impression d'être au coeur de l'histoire et je suis passée d'une émotion à l'autre au fur et à mesure que je tournais les pages, que j'avançais avec Aria, tant dans le présent que dans son passé. 
Les quatre cents pages de Mystic City sont passées sans que je ne les vois ! S'il y a des moments où on perd de vue l'intrigue principale, le roman ne manque pas d'action et de rythme, notamment quand on en arrive aux deux dernières parties... De surprises en surprises, la tension monte crescendo jusqu'au final, l'ultime révélation. Moi qui ne pensais pas me prendre au jeu des intrigues politiques, j'en ressors convaincue, impatiente de lire le tome 2, Toxic Heart. 

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : 
"J'éprouve quelque chose d'agréable et de familier, à la fois rassurant, sexy et irrésistible, dans le contact de ses lèvres, dans la manière dont sa langue se glisse doucement contre la mienne. Cet élan passionné ressemble à mes lettres d'amour : j'ai l'impression de retourner chez moi, enfin, sans même avoir eu conscience d'en être partie. 
Il dénoue mon ruban, le laisse tomber par terre et passe les doigts dans mes cheveux encore humides de la douche. J'ai le sentiment que nous nous connaissons depuis toujours... Ce pourrait être notre premier baiser comme le centième. Tout ça me donne le tournis, et je m'arrache à son étreinte afin de reprendre mon souffle."

~~~~~~
J'ai ouvert Mystic City de Theo Lawrence avec enthousiasme et j'ai fini ma lecture charmée, tout énamourée. Aria est un personnage qui m'a plu d'emblée et j'ai hâte de la retrouver. Quant à l'univers créé par l'auteur, il me laisse sans voix. 
Vous aussi succombez à cette histoire d'amour tout en hauteur et à ce roman merveilleux

jeudi 25 septembre 2014

=> Le Labyrinthe [L'Épreuve, #1] - James Dashner <=

Comment découvrir une adaptation sans lire au préalable le roman dont elle est issue ? Impossible pour moi, quand c'est dans la mesure du possible. Et parmi les adaptations cinématographiques de cette rentrée, on trouve, pour le mois d'octobre, celle du roman Le Labyrinthe, le premier tome de la trilogie L'Épreuve de James Dashner. Et ayant eu la chance de pouvoir assister à une projection en avant-première, j'ai sauté sur le roman, qui traînait dans ma PAL depuis des mois. Waouh !!! Vivement que je me jette sur la suite !

Éditeur : Pocket 
Collection : Pocket Jeunesse
Genre : dystopie, SF
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 416
Date de parution : 04/10/2012
Prix : 18,50€

Résumé
"Quand Thomas reprend connaissance, sa mémoire est vide, seul son nom lui est familier... Il se retrouve entouré d'adolescents dans un lieu étrange, à l'ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d'acier. Chaque nuit, le plan est modifié. 
Thomas comprend qu'une terrible épreuve les attend tous. Comment s'échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie. Si seulement il parvenait à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa mémoire..."

Avis
J'avais déjà lu quelques avis très enthousiastes dessus, et mon frère avait aussi particulièrement bien aimé ce premier tome. J'avais également déjà vu des passages du trailer, et j'étais plus qu'emballée par le cast ! Alors j'avoue que j'y suis un peu allée en toute confiance, certaine que ma lecture de Le Labyrinthe allait être un grand moment. Loin d'en ressortir déçue, ç'a été une découverte géniale au-delà de mes attentes ! Outre la dead-line que je m'étais fixé, puisque je voulais finir le roman avant de le voir, j'avais vraiment du mal à le quitter. Addictif, je crois bien que c'est le bon qualificatif ! 

Thomas se réveille dans une cage/ascenseur, sans souvenir autre que celui de son prénom.Lorsque ses portes s'ouvrent, il est accueilli par une dizaine d'adolescents, dans un grand espace vert, ceint par de hauts murs recouverts de lierres. Thomas n'a aucune idée d'où il se trouve, ni pourquoi, ni comment. Et personne ne répondra à ses questions. Parce qu'aucun n'a la réponse... Albi, qui semble être le chef du groupe, lui recommande de s'adapter, et d'arrêter de chercher à savoir ce qu'il se passe ici. Ce sontt tout simplement des ados au centre d'un labyrinthe, apparemment sans issue. Mais Thomas veut comprendre et surtout sortir de cet endroit... 

Cela fait un moment que je n'ai pas aussi été emportée par une dystopie ! Mais ça fait aussi un moment que je n'en ai pas découvert une... Cependant, Le Labyrinthe a un côté très immersif, qui fait qu'on est tout de suite dedans et entraîné dans l'histoire. Tout commence avec Thomas, ses interrogations, ses doutes, le noir de sa cage. Et c'est un peu comme nous qui ouvrons un livre, finalement. Au début, tout est sombre, on se pose des questions, on commence à échafauder des théorie. Puis quand on tourne les pages, que le livre s'ouvre davantage, on veut en savoir plus, on veut des réponses, et on ne lâche pas tant qu'on ne sait pas. La différence ici, c'est que Thomas est au coeur de ce qui se passe, réellement. 
Dylan O'Brien, j'en suis fan depuis la première saison de Teen Wolf ! J'adore Stiles. Alors quand je l'ai vu dans la bande-annonce, puis que j'ai ensuite commencé Le Labyrinthe, je l'ai tout de suite vu dans les traits de Thomas, et je me suis dit que le rôle allait tout à fait lui convenir. Si bien que je n'ai eu aucune difficulté à me représenter ce personnage perdu qui débarque dans un endroit qui lui est totalement inconnu. Pour le reste, je n'avais fait attention à rien d'autre, mais force est d'admettre que les descriptions de James Dashner sont saisissantes et très réalistes. On s'imagine facilement le Bloc, certains blocards, les lieux où ils évoluent et ces petites bestioles répugnantes appelées griffeurs... Bah oui, il faut bien un méchant, quelque chose qui empêche les excursions trop longues dans le labyrinthe. Et, pourquoi pas, pour surveiller les jeunes... *sifflote*  
Mais des méchants, on en retrouve aussi dans les personnages, et si j'ai été incertaine sur Albi à cause de son fort caractère, Gally m'a vraiment fait une très mauvaise impression. Par la suite, ce n'est pas aller en s'arrangeant... Mais Newt et Thomas !! J'ai aimé l'intelligence de Newt, et dès le début du roman, le lecteur est lié à Thomas, que j'ai apprécié tout du long. On arrive dans le Bloc avec lui, ses pensées, ses interrogations sont les nôtres, et c'est un personnage très intéressant à suivre, auquel on s'identifie dès la première page. Son amnésie lui donne un côté mystérieux qui nous pousse également à une certaine compassion et en même temps une grande part de doute et d'horreur lorsqu'il commence à avoir des bribes de souvenirs. Theresa, quant à elle, apporte une petite touche de féminité très sympathique ! Je peine encore un peu à la comprendre et j'espère bien en découvrir plus sur elle dans la suite ! Et j'ai tout simplement adoré Chuck
Du côté de la dystopie, j'ai trouvé l'idée assez originale et bien revisitée. Des jeunes enfermés dans un endroit dont ils ne connaissent rien, on a déjà vu. Mais enfermés autour d'un labyrinthe, livrés à eux-mêmes, ça m'a plu et changé un peu, d'autant que chacun ignore pourquoi il est vraiment là... Si bien qu'au final, on ne sait pas grand chose du pourquoi du comment, c'est comme s'il n'y avait que le labyrinthe en fait. On se doute qu'il y a une vie à l'extérieur, et tout du long de la lecture, j'étais comme Thomas, déterminée à percer les mystères du Bloc, à voir la vie en dehors de celui-ci. 
L'histoire m'a surprise tout du long par ses rebondissements et ses révélations. S'il y a des choses dont j'étais convaincue, je me retrouvais à douter un peu plus loin, avant d'avoir le fin mot. Une fois que Thomas s'est intégré à cette nouvelle communauté et y a trouvé sa place, les actions se multiplient, le rythme devient plus vif et le roman se fait totalement addictif. Une sorte de frénésie s'était emparée de moi et j'ai vu rapidement le nombre de pages restant à lire diminuer, diminuer, diminuer. Jusqu'au final. Explosif

"WICKED is good"

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Si vous ne l'avez pas déjà fait, ou n'êtes pas en train de le faire, je vous invite vivement à vous procurer Le Labyrinthe. James Dashner nous invite dans un monde dont il nous a à peine ouvert les portes, et qui pourtant nous fascine rapidement. Le premier tome de la trilogie L'épreuve est un opus abouti et convaincant, aux personnages à la fois forts et attachants. 
Trouverez-vous l'issue du labyrinthe ? 
Sinon, on se retrouve le 15 octobre pour sa sortie en salles ! 

jeudi 7 août 2014

=> Les 100 - Kass Morgan <=

Un roman rentré un peu par hasard dans ma PAL, surtout à cause d'une furieuse envie de voir son adaptation série... Les 100 de Kass Morgan a beaucoup fait parler de lui à sa sortie, et je lorgne sur la série depuis un moment également. Sauf que je n'arrivais pas à me décider. C'est là qu'est intervenue ma D.S.B., qui m'a choisi ce titre pour fêter notre binômage []. Bon, forcément, j'étais un peu en retard. Mais si peu... Et c'était si bon !

Éditeur : Robert Laffont
Collection : Collection R
Genre : fantastique, dystopie
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 378
Date de parution : 23/01/2014
Prix : 17,90€

Résumé :
"2:48... 2:47... 2:46...
Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.
1:31... 1:31... 1:30...
Après des centaines d'années d'exil dans l'espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu'ils n'ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.
0:45... 0:44... 0:43...
Seulement, là-bas, l'atmosphère est toujours potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.
0:03... 0:02... 0:01...
Amours, haines, secrets enfouis et trahisons. Comment se racheter une conduite quand on n'a plus que quelques heures à vivre ?"

Avis :
C'est vraiment très positif ! Au début, je suis partie avec quelques a priori... Les 100 ne faisait pas vraiment l'unanimité et, en feuilletant, j'avais eu un aperçu de l'alternance de plusieurs points de vue. Je n'étais pas sûre d'accrocher à autant de personnes, autant de détails. Finalement, ça l'a fait ! Et j'attends le tome 2 avec impatience !

Forcée de quitter la Terre, l'humanité s'est réfugiée dans l'espace. Mais des siècles après ce départ, il est temps de retourner sur la planète bleue. Les conditions de vie à bord du vaisseau deviennent difficiles, les ressources pourraient venir à manquer. Seulement, après la guerre nucléaire qu'elle a connu, la Terre est-elle encore habitable ? Ils seront 100, emprisonnés pour divers crimes, à le découvrir. 

Ouais, 100, ça fait beaucoup de personnages à suivre, et encore plus de choses à retenir... C'est la première chose à laquelle j'ai pensé. Dans l'idée, ça aurait pu faire très fouillis et trop éparpillé. Mais je me demande encore comment j'ai pu pensé à ça. Puis j'ai commencé le roman, et j'ai été agréablement surprise
Parce qu'au final, on ne suit pas les 100, tous un à un, ou tous d'un point de vue omniscient. On suit principalement quatre personnages : Clarke, Wells, Bellamy, et Glass. Deux filles [Clarke & Glass] et deux garçons [Wells & Bellamy], il y en a pour tout le monde donc ! Je ne me suis pas vraiment attachée à l'un d'eux en particulier, mais j'ai beaucoup aimé les histoires de Clarke et de Glass. Bellamy semble avoir vécu quelque chose de fort, et Wells a un côté très fascinant. Ce sont tous des personnages aux passés touchants, à caractère, qui s'imposent et qui en veulent, une facette que j'ai beaucoup appréciée. Sauf dans Graham... mais lui, c'est une autre affaire. 
L'alternance de points de vue entre ces personnages donne à Les 100 un rythme très rapide et assez addictif. En plus, la narration alterne également moments présents et passés. J'ai ainsi pris plaisir à suivre les aventures de nos protagonistes en plus de découvrir les mésaventures qui les ont amenés en prison, puis sur Terre. Cependant, l'histoire ne se passe pas que sur Terre
Par un concours de circonstances, un personnage parvient à rester et à ne pas embarquer. Si bien qu'après le départ des 100, on peut toujours suivre ce qu'il se passe pour les habitants du vaisseau. Ce dont je me suis réjoui. C'était intelligent et original, être à la fois sur Terre et dans l'espace, comme entre deux mondes. Puis cette facette nous permet aussi de découvrir comment est la vie sur le vaisseau. Comme dans toutes dystopies/tous romans post-apo, on retrouve le système de castes, la guerre pour motif de départ, mais ce point de vue restait intéressant et j'étais sous le charme du récit qui nous est fait, de la relation amoureuse qu'on entraperçoit. C'était chou, et j'avais parfois hâte de retrouver ces moments dans l'espace !
Côté histoire et intrigue, sans surprise, on sent clairement le premier tome. L'histoire en est à son lancement, légère en action et riche en description/personnalité. Mais le tout est fortement appréciable et possède une bonne rythmique, en plus de quelques surprises et d'une fin qui ne peut que donner envie de découvrir la suite. Enfin, personnellement, c'est l'effet qu'elle m'a fait ! Et la plume de Kass est vraiment sympathique alors, j'en redemande ! 

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : 
"- Je pensais que tu serais au contraire soulagée de son départ, après tout ce qu'elle t'a fait subir.
- Même les gens bien font parfois des erreurs, déclare-t-elle après un moment de réflexion, en regardant Wells droit dans les yeux. Mais ce n'est pas pour autant qu'on arrête de les aimer. 
Pendant un long moment, ils n'entendent plus que le vent dans les branches, leur silence empli de tous ces mots qui leur restent sur le coeur. De toutes ces excuses qui jamais ne pourront faire justice à leurs peines."

~~~~~~
Les 100 de Kass Morgan est un premier tome intéressant et prometteur. Si comme moi vous attendez de découvrir le roman avant de voir l'adaptation, lancez-vous tout de suite et n'attendez plus ! La série fait des ravages [j'ai d'ailleurs hâte de m'y mettre !] et Les 100, s'il n'a pas tout pour plaire, a largement de quoi convaincre. Puis ce serait la pause idéale entre quelques épisodes ;) 

+ Le tome 2 paraîtra le 16/10/14
+ Adapté en série

mercredi 2 juillet 2014

=> Penryn et la fin du monde [Angelfall, #1] - Susan Ee <=

Après la perte de ma précédente lecture, il me fallait de quoi oublier : un nouveau monde, une intrigue complètement différente, et quelque chose de vraiment prenant. Et mon dévolu s'est donc posé sur le premier tome d'Angelfall de Susan Ee, Penryn et la fin du monde. Entre sa jolie couverture et son résumé tentateur, je me suis dit que c'était la bonne ! Quelques jours plus tard, j'en ressors ravie, je ne m'étais pas trompée.

Éditeur : Fleuve éditions 
Collection : Territoires
Genre : dystopie
Public : dès 16 ans
Nombre de pages : 416
Date de parution : 03/04/2014
Prix : 17,90€

Résumé :
"Les anges ne sont pas ce que l'on croit. Ils détruisent le monde, éradiquent l'espèce humaine. 
Dans San Francisco dévasté, Penryn, 17 ans, doit sauver sa jeune soeur, enlevée par ces montres. Sa seule solution : forcer l'un d'eux à l'aider... 
Raffe, privé de ses ailes, voit dans cette alliance contre-nature son dernier espoir. 
Une jeune femme et son pire ennemi se trouvent liés malgré eux. 
Une relation dangereuse... 
Mais jusqu'à quel point ?" 

Avis :
Penryn et la fin du monde n'a pas été le coup de coeur que ça a pu être par endroits pour d'autres blogueurs, mais quelle lecture ! Je crois que j'en avais véritablement besoin. J'ai vraiment craqué sur l'univers, sur le côté post-apo, sur les personnages... sur Raffe ! Susan Ee nous propose ici une dystopie originale et bien menée, la collection Territoires lui a fait une magnifique couverture. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour craquer

Penryn vivait une vie normale, jusqu'à il y a six semaines, juste avant que les anges ne descendent sur terre et ne mettent sa ville à feu et à sang, détruisant l'humanité sur leur passage. Maintenant, Penryn fait de son mieux pour vivre avec sa soeur, handicapé, et sa mère, atteinte de troubles mentaux. Autant dire que ce n'est pas facile. Mais la jeune fille n'est pas au bout de ses surprises. Lors d'une sortie, sa soeur est kidnappée par un ange. Penryn se donne alors pour mission de la retrouver, quoi que cela lui coûte. Elle est prête à tout. Même à s'associer avec l'un d'eux...

Qu'est-ce qui n'a pas fait le coup de coeur ? Je crois que je n'étais pas tout à fait dans la bonne période pour le lire, mais une fois que j'ai réussi à occulter le monde extérieur, j'ai pu laisser Penryn et la fin du monde m'envahir et me plonger ailleurs. Effrayant, glauque, sombre, mais totalement prenant et addictif ! 
Les premiers chapitres sont assez tranquilles, histoire de planter le décor et d'acclimater le lecteur. On découvre doucement que le monde de Penryn n'est plus que ruines et gangs, survie et luttes de territoire.  Il y a aussi ses anges qui rodent et qui ont fait de la ville leur nouvelle résidence. Où est passé l'humanité ? C'est une des questions dérangeante que je me suis posé dès le départ. Puis de plus en plus, le récit devient obsédant et nous voilà face à un véritable page-turner qu'on a bien du mal à reposer ! Les actions se multiplient, amenant leur lot de rebondissements et de surprises. Les chapitres se font aussi parfois plus courts, ce qui relance davantage le rythme du roman. 
L'écriture de Susan Ee joue aussi pour beaucoup dans ce rythme effréné, ce côté sombre et cette pression qui dominait dans l'atmosphère de Penryn et la fin du monde. C'est simple, pendant ma lecture, je me suis représentée comme un ciel gris qui planait au-dessus de la tête de Penryn, et j'ai eu cette sensation pendant toute la ma lecture de Angelfall. Sa plume est fluide, elle sait être douce quand il le faut, délicate, puis soudain tranchante et vive lors d'un passage plus noir. C'est un vrai régal à lire, et bien que certaines scènes du livre soient parfois plutôt glauques, elles ne me révulsaient pas et restaient tout de même assez soft.
L'histoire n'est pas en reste dans cette affaire ! Qu'il en soit de l'intrigue principale ou des intrigues secondaires, j'ai aimé ce dans quoi Susan Ee nous a embarqués et totalement séduite par son univers. Qu'on se le dise, je suis athée, mais je suis fascinée par la mythologie céleste, même si je n'y connais vraiment pas grand chose. Je lis très peu de romans sur les anges, mon premier devait même être une fan fiction il me semble... Mais c'est un peu comme les romans sur les fées : j'en lis peu/pas par peur d'être déçue. Ce qui n'a pas été le cas ici ! L'idée de l'auteure tient la route du début à la fin, et je suis retournée par ce nouveau côté qu'elle a donné aux anges. Exit l'ange protecteur, qui reste dans son bout de ciel. Ici, ils sont méchants, vicieux,... et terriblement sexy !! 
Le seul ange dont je parle là, c'est bien entendu Raffe Il a fait battre mon coeur très rapidement, surtout à cause de ce qui lui est arrivé... Et de page en page, je n'ai cessé d'être complètement sous le charme de ce personnage. Son côté mystérieux et taquin, le lien qu'il tisse avec Penryn, sa constance, cette façon de toujours cacher ses sentiments. Puis l'attraction angélique aussi, tout simplement ! Raffe est un protagoniste avec lequel on accroche très vite, très concret malgré sa nature, et totalement touchant en dépit des ombres qui l'entourent
J'ai également apprécié Penryn, qui a vu son quotidien soudainement chamboulé. Alors qu'elle pourrait être à l'école, profiter du bal du lycée, la voilà qui tente de gérer sa mère schizophrène, qui pactise avec un ange et qui cherche désespérément sa soeur Paige, morte pour tous. J'avoue qu'elle m'a déstabilisée par moments, je ne m'attendais pas à certaines de ses réactions et à d'autres instants, j'aurais préféré qu'elle agisse autrement. Mais dans l'ensemble, son personnage m'a convaincue par son courage et sa détermination. Elle évolue au fur et à mesure du roman, prend conscience de ce qu'elle est vraiment capable de faire et rien que pour ça, respect ! Ne serait-ce que pour son duo avec Raffe
Je suis ressortie de Penryn et la fin du monde en me disant qu'il me faudrait absolument la suite... dès sa parution dans le meilleur des cas !

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : 
"- Mon Dieu ! ... (Je me rends compte que j'ai oublié de parler à voix basse.) Tu n'es qu'un oiseau qui se la pète. OK, tu es musclé. Mais tu sais, un oiseau n'est qu'un lézard un peu évolué. C'est ce que tu es. 
Il glousse. 
- Ah, l'évolution... (Il se penche vers moi comme s'il allait me murmurer un secret à l'oreille.) Juste histoire de préciser... Je suis aussi parfait depuis la nuit des temps. 
Il se tient tellement près que son souffle caresse mon oreille. 
- Oh, s'il te plaît... Ton énorme tête risque de ne plus passer entre les arbres si tu continues. Tu risques même de te retrouver coincé entre deux branches, tu sais. Et après ça, il faudra encore que je vienne te sauver. (Je lui lance un regard fatigué.) Encore !"

~~~~~~
Voilà. Penryn et la fin du monde est un excellent premier tome, qui pose les bases d'une dystopie originale et plutôt sombre. Susan Ee a une très bonne plume et nous a concocté des personnages vifs et attachants. Si vous ne l'avez pas encore, sautez dessus et envolez-vous !