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mardi 17 janvier 2017

=> Dans la forêt - Jean Hegland <=

Éditeur : Gallmeister
Traduction : Josette Chicheportiche
[Extrait] - [Trailer VO]
Genre : nature writing, post-apo, YA
Public : dès 15/16 ans
Nombre de pages : 300
Date de parution : 03/01/2017
Prix : 23,50€
- One shot - 
- Adapté au cinéma -

Résumé
« Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. »

Avis
Léa dit souvent [toujours même] « avec Gallmeister que du bonheur ». Elle est la première à m'avoir donné envie de sortir de ma zone de confort pour découvrir davantage les romans de cette maison, qu'elle défend avec beaucoup d'amour. Et récemment, j'ai compris cette passion qui l'anime. J'ai lu Dans la forêt de Jean Hegland, et je crois bien qu'une part de moi n'en est pas ressortie. Je n'ai pas eu un coup de coeur pour ce roman, mais je l'ai aimé. Beaucoup aimé ! Il m'a laissée pantelante et soufflée, sonnée et extatique

lundi 24 août 2015

=> Un été sans toi - Karen Swan <=

Réception surprise du mois de juin : un roman qui sentait bon l'été et la découverte ! Un été sans toi de Karen Swan, feel good book et roman de l'été selon Femme Actuelle, autant dire que je partais avec beaucoup d'enthousiasme. Mais peut-être ai-je placé la barre un peu trop haute... C'est un roman qui m'aura dépaysée et amusée, mais malheureusement aussi parfois ennuyée. Chronique mi-figue mi-raisins ci-dessous.

Éditeur : Prisma
Traduit par : Ève Vila & Anne Rémond 
Genre : contemporain, adulte
Public : /
Nombre de pages : 589
Date de parution : 11/06/2015
Prix : 19,95€

Résumé
« Rowena Tipton tombe de haut lorsque l'homme de sa vie lui annonce qu'il a décidé, avant de l'épouser, de partir pour un trek de six mois au Cambodge... sans elle !
Déboussolée, la jeune femme quitte l'Angleterre sur un coup de tête pour s'installer, le temps d'un été, au coeur des Hamptons. Dans cette région huppée où les enseignes de luxe voisinent avec les plafes de sable blanc, trois colocataires haut en couleurs l'attendent et peut-être, aussi, des réponses à ses questions : réussira-t-elle à s'épanouie à des milliers de kilomètres de l'homme qu'elle aime ? Son couple survivra-t-il à cette séparation ? N'est-il pas temps pour elle de prendre un nouveau départ ? »

Avis
Un titre au parfum estival : parfait pour ce mois d'août oscillant entre la pluie et le soleil ! De quoi ramener un peu l'été dans mon horizon. Un été pour Rowena, alias Ro, notre personnage, qui sera celui de l'aventure puisque son fiancé choisit de se lancer à la conquête du Cambodge et de la laisser seule pendant six mois. Redonner un nouveau souffle à leur couple, casser la routine, tels sont les arguments qu'il donne. Comment Ro vivra-t-elle sans Matt, l'homme de sa vie depuis la fac ? Leur couple supportera-t-il cette séparation ? Ro décide de quitter l'Angleterre et leur appartement le temps de son départ et s'inscrit à une colocation dans les Hamptons le temps de l'été, histoire de vivre elle aussi une aventure...

C'est l'été, personnellement la saison pendant laquelle j'aime bien lire des romances fraîches et légères, découvrir des livres que je n'ai pas forcément l'habitude de lire ou juste piocher au hasard de ma PAL des romans aux allures estivales. Un été sans toi rentrait dans toutes ces catégories et son résumé me donnait envie. Il me paraissait être le roman pour l'été, le compagnon de quelques virées à la plage et soirée lecture au dehors pour profiter des dernier rayons. Mais dans les faits... 
Disons que j'ai beaucoup aimé le premier tiers du roman. On découvre d'entrée Ro et Matt, ce dernier informant la première qu'il part pour six mois au Cambodge, sous entendant qu'ils ne se verraient plus et ne communiqueraient que très peu, se défendant en affirmant que leur couple entrait dans une routine qui ne lui plaisait pas et qu'il voulait retrouver le délice des premiers moments. Pour Ro, comme pour nous, la nouvelle est encaissée comme une claque. Et ce détail a tout de suite capté ma curiosité. Ro et Matt se fréquentent depuis la fac, j'avais envie de savoir si leur couple tiendrait le coup, comment Ro prendrait son partie dans cette séparation.
Notre personnage principal choisit donc de partir en colocation dans les Hamptons pendant trois mois, avec des quasi inconnus. On fait la découverte de nouveaux personnages : Hump et Bobbi, pour lesquels j'ai vite éprouvé une légère affection. Deux caractères différents, deux personnalités fortes et sûres d'elles, qui vont changer l'été de Ro. On apprend également davantage sur Ro, on la voit changer, prendre davantage confiance en elle et en son potentiel, s'ouvrir plus aux gens qu'elle croise. Elle noue de nouvelles amitiés, de nouvelles relations, c'est tout un monde sans Matt, dans lequel elle finit par totalement se laisser aller. 
Cependant, même si j'ai adoré Ro, l'intrigue de départ, le milieu d'Un été sans toi m'a été un peu plus difficile. Certains éléments étaient lancés mais aucun n'évoluait. L'histoire stagnait, prenait en longueur, il ne se passait pas grand-chose, tant dans l'avancée des intrigues que pour nos personnages. Ce qui a malheureusement gâché mon plaisir de lire. J'avais juste hâte que les choses bougent de nouveau. Ce qui est arrivé dans le dernier tiers du roman.
J'ai tenu pour ce final, pour voir les choses que je pressentais arriver, pour avoir des réponses, pour être surprise par un dénouement que je n'ai pas su voir. J'étais attachée à Ro, Bobbi et Hump, je voulais connaître l'issue de leur été et de leur colocation, savoir où Karen Swan irait avec ses intrigues. Son écriture, bien que parfois lourde sur les descriptions, m'était agréable et j'appréciais la proximité qu'elle avait su créer entre ses personnages et le lecteur. 

~~~~~~
Un été sans toi de Karen Swan aura été une bonne lecture ! Si je reste sur ma faim concernant les longueurs que prend le roman par endroits, je suis restée intriguée par les personnages et l'intrigue principale, désireuse de vouloir aller jusqu'au bout et de connaître les dénouements que l'auteur réservait à nos personnages. C'est un fait, la plume de Karen Swan a su me dépayser et assez piquer ma curiosité pour que je m'accroche malgré les quelques bémols de cette lecture. J'étais surtout trop attachée au personnage de Ro pour la laisser vivre cet été sans moi ! 

+ Je remercie les éditions Prisma pour cette lecture

mercredi 12 août 2015

=> Il était une fois dans le métro - Karen Merran <=

De passage chez mes parents fin juin, l'homme est revenu à la maison avec un roman arrivé par erreur chez eux. Je n'étais pas au courant de cette réception, aussi ai-je été plus surprise lorsque j'ai découvert le titre. Pas vraiment mon genre, ni même dans mes habitudes. J'ai tout de même laissé une chance à Il était une fois dans le métro de Karen Merran. Et c'était très sympa !

Éditeur : Michel Lafon
Genre : contemporain, adulte,
Public : /
Nombre de pages : 285
Date de parution : 04/06/2015
Prix : 16,95€

Résumé :
« Ce que la pétillante Maya préfère dans sa routine quotidienne « métro, boulot, dodo », c'est le métro. Elle aime observer les gens et imaginer leur vie. Chef de produits capillaires au sein du service marketing de Beauty Corporation, c'est aussi dans le métro qu'elle trouve les idées de shampoings ou de soins les plus innovantes. Un matin, à la station Saint-Lazare, elle se fait voler son portable, et voir un homme courir pour rattraper son agresseur. C'est ainsi qu'elle fait la connaissance de Roger, un SDF qui gagne sa vie en vendant le Guide des restos pas chers... Roger l'émeut, et elle décide de l'aider en élaborant une stratégie : trouver une idée originale qui lui permette de sortir de l'impasse. Un projet bien ambitieux, et pas très réaliste. Mais la générosité peut devenir contagieuse, et parfois provoquer de belles surprises. »

Avis :
A priori, Il était une fois dans le métro ne serait pas le genre de roman sur lequel je me serais retournée. Et pourtant, je ne regrette pas de lui avoir laissé sa chance aussi rapidement parce que j'ai fait une très belle découverte. C'est une lecture fraîche et légère, drôle et agréable, qui nous entraîne dans l'envers du métro, à reconsidérer son décor quotidien. Un passage de l'autre côté sans morale ni jugement, juste pour nous faire découvrir ce qu'on ne fait que voir

« Métro. Boulot. Dodo. » Chef de produits capillaires au sein du service marketing pour Beauty Corporation, Maya connaît bien cette routine, et y trouve parfois de l'inspiration. Mais le jour où elle se fait voler son téléphone portable dans le couloir d'un métro, la jeune femme met également le pieds dans l'envers du métro. Un SDF a volé à son secours en essayant de rattraper son agresseur, Maya a par la suite engager la conversation avec lui. Par la suite, touchée par son histoire, elle se met en tête de l'aider. 

Il était une fois dans le métro est à l'origine un roman autoédité, qui aura rencontré un franc succès et rejoint par la suite le catalogue Michel Lafon. Une belle aventure, aussi bien pour le roman que dans le roman ! Et une lecture en plein dans l'actualité, qui m'a fait penser à l'histoire de cet homme SDF, embauché après avoir diffusé son CV... dans le métro justement !
Tout commence avec Maya, qui se fait voler son téléphone portable dans le couloir d'un métro. Et Roger, qui prend son agresseur en chasse, mais ne le rattrape finalement pas. Maya, 28 ans, au grand damne de ses parents toujours célibataire, est chef de produits capillaires pour une grande marque, sous la tutelle d'une chef des plus envahissantes. Mais c'est avant tout un personnage plein de vie, drôle, enthousiaste et sensible, rêvant encore au prince charmant, qu'importe le temps que ça prendra. Roger est à peu près dans la même veine. Philosophe, il ne se plaint pas de sa condition et tente comme il peut de reprendre pied. J'ai également apprécié son optimisme, ses manières, son franc parler, là où Maya est parfois plus dans la retenue.
Et ce duo fait partie de la force du récit. On ne tombe à aucun moment dans l'apitoiement ou la morale/le jugement. Il était une fois dans le métro, c'est seulement l'histoire douce et tendre d'une rencontre, dans un couloir de métro, entre deux personnes, deux univers. C'est aussi une bonne dose d'humanité, d'espoir et de réflexion. L'intrigue se concentre sur l'aide que Maya va apporter à Roger, mais pas seulement. La famille est aussi un élément très présent dans l'histoire, de même que l'amour et l'épanouissement personnel. 
Au fur et à mesure du récit, Maya évolue, dans ses échanges avec Roger, dans ses perspectives au boulot, dans ses relations familiales, dans sa recherche du prince charmant. Et on évolue avec elle, en la suivant dans toutes ses entreprises, dans tous ses déjeuners avec sa grand-mère [mamie You est d'ailleurs une protagoniste particulièrement drôle et pleine de peps !], au rythme de ses idées et de son imagination. On sent aussi qu'elle n'aide pas Roger juste pour se donner bonne conscience, mais du fait de ce lien qui se crée entre eux, un lien ténu que même le côté mystérieux de cet homme ne parvient pas atténué. 
C'est donc aussi une histoire d'amitié, de celles qui naissent par hasard, grandissent dans les tremblements et s'épanouissent dans un sourire. Improbable d'abord, puis ensuite indispensable, complémentaire. Maya et Roger s'apportent l'un à l'autre, simplement. L'intrigue se déroule selon leur rencontre, leurs idées, leurs grandes conversations. Et le temps qui passe disparaît. J'ai passé un agréable moment en la compagnie de Maya et Roger, avalent le récit d'une traite, à la découverte de la plume de Karen Merran, fluide et personnelle

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : 
« Pendant toute la soirée, Maya observa ses réactions comme si elle regardait le déourlement du d^iner sur un écran de télévision. Elle avait cette étrange impression d'être en retard par rapport aux autres. A ving-huit ans, elle avait encore la fragilité d'un enfant. Un rien la destabilisait et elle voyait sa vie s'effondrer à chaque coup dur. Les autres lui paraissaient tellement plus forts... Ils avaient évolué depuis le lycée. Maya, elle, ne voyait pas de différence flagrante entre celle qu'elle était dix ans auparavant et celle d'aujourd'hui. »

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Il était une fois dans le métro de Karen Merran, ou le roman qui vous fera sourire et voir le métro autrement. L'occasion de s'asseoir sur un strapontin et de voir cet univers comme un lieu de rencontre plus que de transport, un lieu où chacun peut puiser de l'inspiration. Les personnages de ce roman sont fournis et légers, drôles et pleins de vie. J'ai aimé cette histoire pour ce qu'elle raconte, son fond sans pathos et sans jugement, qui lui fait gagner en réalisme. J'ai replongé avec elle dans les couloirs du métro parisien, qui n'ont pas toujours été ma tasse de thé, mais où j'aimais voir la vie s'activer. Ce que Karen Merran a merveilleusement su retranscrire, dans son récit et dans ses personnages. 

+ Je remercie les éditions Michel Lafon pour ce partenariat

jeudi 23 juillet 2015

=> Plus loin, plus près - Hannah Harrington <=

Récemment, NetGalley a ouvert un espace en français ! L'occasion était trop belle pour que je n'en profite pas et, ni une ni deux, voilà ma liseuse dépoussiérée, prête à servir. Et après vérification du catalogue, j'y ai trouvé pas mal de tentations. Trois ont principalement retenu mon attention. Je vous présente aujourd'hui la première : Plus loin, plus près de Hannah Harrington. Vraiment, vous vous attendiez à autre chose que du YA ?

Éditeur : Mosaïc
Traductrice : Barbara Versini
Genre : YA, contemporain
Public : dès 15/16 ans
Nombre de pages : 288
Date de parution : 27/05/2015
Prix : 12,90€
[lu en ebook]

Résumé :
« Aujourd'hui, ma grande soeur a décidé de mourir. C'est moi qui l'ai trouvée et depuis je ne tourne pas rond. June avait une vie parfaite, bien plus belle que la mienne, alors pourquoi ? Je croyais la connaître par coeur et je me suis trompée... Pourtant, il y a une chose dont je suis tout à fait sûre : June n'a pas pu m'abandonner. Elle m'a forcément laissé un signe, quelque chose, elle me tend la main quelque part. Peut-être en Californie où elle rêvait d'aller vivre. Ma meilleure amie est de mon avis et Jake, ce confident secret de June, est d'accord aussi. Alors, même si pour trouver ce que je cherche on doit traverser tout le pays et aller jusqu'en Californie, on va le faire. Ensemble. »

Avis :
J'ai tout de suite été interpellée par le résumé et le titre de ce roman. Plus loin, plus près, ou l'histoire de deux soeurs, que les années ont éloignées, que les non-dits ont isolées. Mais c'est aussi un roman sur le suicide, le deuil et la reconstruction/découverte de soi. Des livres sur ce thème, je n'ai jamais l'impression d'en lire assez, d'en être rassasiée. Et si celui-ci ne sera pas exceptionnel dans le genre, il me restera pour sa sincérité et son efficacité.

June s'est suicidée. Et elle n'a rien laissé. Pas un message, aucun signe de son acte. Seulement des souvenirs, sa mère bouleversée, sa soeur, Harper, désorientée. C'est elle qui l'a trouvée, dans sa voiture, avant d'allée à l'école. Depuis, Harper se pose plein de questions, des « si ... ? », des « pourquoi ... ? », auxquelles elle n'est en mesure d'apporter aucune réponse. Et ses parents, divorcés, qui veulent se diviser les cendres de June... La jeune fille en est persuadée, elle doit emmener sa soeur en Californie. Mais elle ne le fera pas seule... 

J'ai toujours un peu d'appréhension lorsque je commence des romans comme Plus loin, plus près, qui évoquent des sujets sensibles, forcément plein d'émotions. Avec l'été, on n'a peut-être pas envie de lire des récits de ce type, souvent délicats et mélancoliques. Pourtant, j'ai adoré le roman de Hannah Harrington ! Parce qu'elle a apporté beaucoup de lumière, beaucoup d'espoir. Et elle a su mettre une petite note de légèreté dans l'histoire, quelque chose de doux, qui atténue l'aspect tragique du récit. 
Pour cause, on découvre tout d'abord une héroïne forte et téméraire dans le personnage de Harper. Émue, brisée, elle s'interroge sur la mort de sa soeur, les raisons de son suicide, sa propre incapacité à n'avoir rien vu, sans pour autant plonger dans l'apitoiement. Sa volonté de vouloir disperser les cendres de sa soeur en Californie, à l'opposé d'où elle habite, là où June désirait tellement aller, est hyper touchante. Mais elle n'a rien : la voiture de sa meilleure amie, Laney, rend l'âme avant le départ, et elle ne peut pas demander des sous à sa mère pour le voyage. Heureusement, c'est là que Jake va venir à sa rescousse.
Si je me suis vite prise d'affection pour Harper, avec Laney et Jake, ç'a été autre chose. Laney est à l'extrême de Harper, c'est peut-être pour cela qu'elles forment un duo inséparable et totalement complémentaire. Toutefois, je n'ai pas accroché à ce personnage, extravertie, charismatique, léger. Quant à Jake... on peut difficilement lui résister. Des yeux de feu, un corps à se damner, et en plus il est guitariste et très calé question musique. Que demander de plus ? Cependant, c'est avant tout un personnage mystérieux, renfermé et secret, qui ne s'ouvrira que petit à petit. C'est un protagoniste qui m'a convaincue à 100%, attachant et avec ce qu'il faut de sombre pour attiser notre curiosité.
Ce trio touchant ne serait toutefois rien sans le road-trip rythmé et musical dans lequel il se lance, ni même la plume de Hannah Harrington. Pour se rendre en Californie, nos trois jeunes personnages doivent traverser les États-Unis. Temps du voyage estimé : une semaine. Une semaine de route, de bitume, de musique et de découvertes. Harper en apprend davantage sur les autres, sa meilleure amie, les raisons qui ont poussé Jake à les accompagner, mais aussi sur elle-même et sur June. La connaissait-elle aussi bien qu'elle le pensait ? Quel était la nature du lien que Jake entretenait avec June ? 
L'écriture de Hannah Harrington habille le tout. Jouant sur des thématiques sensibles, elle explore avec efficacité et des mots justes le deuil, la reconstruction et la quête de soi, à travers de nombreux exemples. Harper ne va pas faire que voyager, elle va mûrir et apprendre à s'ouvrir au monde, à elle-même. Les différences entre chaque personnage ne sont pas non plus hors considération, tant dans le caractère que dans la vie quotidienne. Harper et Laney viennent d'un milieu plutôt aisé, là où Jake a dû apprendre très tôt à se débrouiller seul ; l'une est introvertie, l'autre extravertie, le dernier renfermé. Bref, trois portraits de jeunes touchants et complexes dressés avec réalisme.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : 
« Let it be ...
Je voudrais tant que les paroles disent vrai. Je voudrais qu'il y ait des réponses pour cex qui ont le coeur brisé.
J'ai le coeur brisé. Et personne pour répondre à mes questions. Et je n'en peux plus. Je n'en peux plus de toutes ces questions sans réponses, de ce questionnement sans fin qui m'envahit au point de m'empêcher de vivre. C'est injuste. La vie est injuste. Tout est injuste. Pourquoi June est-elle partie sans prévenir ? Pourquoi m'a-t-elle abandonnée ? Car elle m'a abandonnée. Sans elle, je me sens seule, désespérément et totalement seule. Avec un chagrin immense dont je ne sais que faire. »

~~~~~~
Plus loin, plus près de Hannah Harrington est un road-trip parfait pour l'été ! Tout en musique et en justesse, le roman nous fait traverser les États-Unis et la vie d'un trio de jeunes gens remarquables. Harper, qui souhaite rendre un dernier hommage à sa soeur. Laney, qui a soif de vie et est ivre de liberté. Jake, qui apprend doucement à baisser ses barrières. L'auteur aborde des sujets sensibles avec justesse, brièvement, mais qui resteront inévitablement dans l'esprit du lecteur. Un récit efficace sur le deuil et la reconstruction, lumineux et plein d'espoir.
Je ne m'y attendais pas, mais c'est finalement une lecture plus légère qu'il n'y paraît et, pourquoi pas, à dévorer cet été !

+ Je remercie NetGalley et les éditions Mosaïc pour cette lecture

jeudi 16 juillet 2015

=> L'année solitaire - Alice Oseman <=

C'est comme ça. Il y a des titres qui nous attirent, des couvertures, des résumés. Le mot qui nous fait dire/penser/crier « Il me faut ce livre ! ». Et quand vous le refermez, vous ne savez plus trop qui vous êtes, où vous êtes, mais vous comprenez pourquoi vous le vouliez tant. Récemment, j'ai eu ce genre d'effet avec L'année solitaire d'Alice Oseman, et j'ai rencontre Tori, que j'aurais aimé connaître pendant mes années lycée. 


Éditeur : Nathan
Traductrice : Anne Delcourt
Genre : ado, contemporain, 
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 408
Date de parution : 15/05/2015
Prix : 16,90€

Résumé
« On est censés vivre la plus période de notre vie. On est jeunes, on est en train de décider de notre avenir (c'est en tout cas ce qu'on nous répète), on a des amis. Mais en fait, tous, on attend que quelque chose change.
Becky, ma meilleure amie, avec qui je rigole de moins en moins. Lucas, qui réapparaît dans ma vie après toutes ces années. Mon frère Charlie, la plus belle personne que je connaisse. Michael Holden, avec son sourire trop grand. Et moi, la fille la plus misanthrope et pessimiste du lycée.
On attend tous que quelque chose change. »

Avis
Il y a deux manières de vivre ses années lycées. Pour certains, ce seront les meilleures années, une traversée paisible jusqu'au bac. Pour d'autres, le lycée s'apparente littéralement à l'enfer. Comment ? Pourquoi ? C'est comme ça. Alors parfois, on laisse simplement les choses aller, attendant que ça change. Espérant secrètement, inconsciemment, que quelque chose changera. Et il n'y a pas de profil type, aucune manière de savoir qui est prédéterminé à détester ou aimer le lycée, qui réussira à y faire sa place et qui n'y arrivera pas. C'est ce que nous démontre Alice Oseman dans L'année solitaire.

Victoria Spring préfère qu'on l'appelle Tori, elle tient un blog et sa meilleure amie s'appelle Becky Allen. Elle adore son petit frère, Charlie, deux classes en dessous d'elle, et son autre frère Oliver. Cette année, c'est celle de sa première, mais celle aussi de tous les changements. Lucas, son meilleur ami de primaire, refait surface dans sa vie. Michael Holden, nouveau, s'intéresse trop ? à elle. Sa relation avec Becky s'effrite. Et SOLITAIRE, un blog tenu par des anonymes, envahit la vie lycéenne, menant des actions dont Tori se sent la cible... 

Je crois que s'il y a bien une chose qui m'a marquée dans L'année solitaire, c'est son authenticité et la manière dont il se dégage du paysage des contemporains ados. Parce qu'il a été écrit par quelqu'un de 18 ans ? Parce que Tori est l'une des héroïnes les plus pessimistes que j'ai pu rencontrées ? Parce que les dialogues, nombreux, ont quelque chose de réel et profond ? Parce que Michael Holden est le personnage auquel je m'attendais le moins ? Tous ces éléments, et bien d'autres encore, contribuent pour moi à l'originalité du roman d'Alice Oseman. Et qui font que je l'ai adoré !
Pour autant, c'est un peu à double tranchant. L'ambiance est sombre, parfois pesante, ajoutée à une héroïne cynique et isolée. Parfois, j'avais l'impression qu'il n'y avait pas de lumière dans l'intrigue, pas d'espoir, pas de réponses. Du coup, on peut avoir le sentiment que le récit est trop, au point d'en devenir oppressant. Mais personnellement, j'ai beaucoup apprécié cet aspect. Tori, sa bande, nous rappellent forcément nos propres années de lycée, nos doutes, nos questions, nos envies. Et ici, c'est dépeint avec franchise, sans que l'on cherche à édulcorer quoi que ce soit.
Je me suis dit que j'avais manqué d'une lecture pareille pendant ma propre scolarité. Si L'année solitaire ne donne pas vraiment de réponses sur la façon d'améliorer ses années de scolarité, tout simplement parce qu'il n'y a pas de mode d'emploi type, il offre des pistes aux lecteurs, de même qu'il nous aide à nous sentir moins seul. Ce n'est plus comme si nous étions un cas exceptionnel, la seule personne à vivre son adolescence comme une mauvaise expérience. Et finalement, il nous ouvre aussi les yeux sur les autres, nous répète habilement qu'un sourire ou une bonne réputation ne font pas tout...
A travers ses personnages, Alice Oseman évoque (chacun de nous/des problèmes adolescents avec justesse) et provoque (un tas d'émotions) ! Tori m'a facilement rappelé celle que j'étais il y a quelques années, mais il y a aussi Michael Holden, dont l'enthousiasme et les sourires semblent cacher bien des choses. Il y a Charlie, qui est tombé malade et ne peut plus rester sans surveillance, Lucas, qui réapparaît et cherche à comprendre ce qui a changé, Becky, la meilleure amie avec qui les liens se distendent. Une palette de personnages, différents mais qui partagent leur sensibilité, leur complexité. Et chacun d'eux m'a touchée, exaspérée, ennuyée, apeurée, attristée, dégoûtée,... par ses idées, par ses actes ou seulement par son laisser aller.
Enfin, il y a SOLITAIRE. J'ai aimé l'idée, j'ai aimé le développement, j'ai aimé le dénouement. Je regrette cependant que cette trame n'est pas été plus fouillée. Tori prend très peu de chose à coeur, et malgré l'intérêt que semble lui susciter le groupe à la tête de SOLITAIRE, le sien est d'abord assez limité. Elle s'y intéresse sur le tard, alors que l'on s'est déjà plus ou moins fait une idée de qui se cache derrière ce blog et toutes ces actions étranges, voire dangereuses, qui viennent perturber la vie du lycée. Reste à découvrir pourquoi, et en comprendre toutes les ficelles.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« - Il y a un lieu et un temps pour tout, m'explique-t-il. La plupart des gens sont réglés par défaut sur la normalité. Mais pour d'autres, comme toi et moi, c'est un truc qu'il faut aller chercher, comme de mettre un costume pour un dîner chic.
Voilà qu'il philosophe, maintenant ?
- Et quel besoin tu avais de me raconter ça ? Pourquoi ça t'obligeait à me chercher partout ? Qu'est-ce que ça a de si important ? 
- Bah, ça ne l'est pas vraiment. Je voulais juste que tu le saches. Et quand je veux faire un truc, en général, je le fais.
Il agite la main pour me dire au revoir.
- A bientôt, Tori Spring.
Et il s'éloigne. je reste là dans mon pull noir, sous la pluie, et le lampadaire cassé, à me demander si je commence à ressentir quelque chose et à me rendre compte que le plus drôle, c'est que tout ça est parfaitement vrai. »

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L'année solitaire d'Alice Oseman est un roman authentique et criant de sincérité. A fleur de peau, complexe, sensible, juste, le récit se déroule autour de Tori et des actions du blog de SOLITAIRE. Si Tori n'est pas un personnage qu'on apprécie inévitablement à cause de son sarcasme et de sa carapace, elle reste un protagoniste intéressant et intrigant, qui surpasse l'intrigue concernant SOLITAIRE, à mon goût. Je me suis prise au jeu de savoir qui cache quoi et surtout qui est derrière ce blog, ses actions, mais surtout, je voulais connaître et comprendre Tori, découvrir jusqu'où elle irait, connaître la voix qu'elle choisirait.
Un livre sur l'adolescence, sincère et qui ne mâche pas ses maux, ça peut être si bon ! 

+ Je remercie les éditions Nathan pour cette lecture et leur confiance

Les copines le recommandent aussi : 

lundi 13 juillet 2015

=> Entre nous et le ciel - Claire Gratias <=

Je me faisais une joie de retrouver la collection In love en juin, notamment avec cette sortie. Je n'ai pas lu Manon Lescaut de l'Abbé Prévost, mais la lecture de Entre nous et le ciel de Claire Gratias m'y incite doucement ! Je regrette seulement d'avoir été prise d'une telle frénésie que j'ai littéralement dévoré le livre... Ha.


Éditeur : Rageot
Collection : In love
Genre : contemporain, ados,
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 192
Date de parution : 17/06/2015
Prix : 10,50€

Résumé :
« Dans le bureau des policiers enquêteurs se succèdent tous ceux qui la connaissent : Salomé sa meilleur amie, Valentin le lycéen fou amoureux d'elle, sa cousine, sa mère, ses professeurs, monsieur G.-M.
Un à un, les éléments du puzzle se reconstruisent : ses fugues, ses silences, ses dérobades, son nouveau look, ses séances de modèle pour un peintre, son inextinguible soif de liberté... »

Avis :
Un petit rappel de la collection In love avant de parler du roman de Claire Gratias. Lancée en mars 2015 par les éditions Rageot, cette collection a pour but de faire revivre les plus grandes histoires d'amour classiques en les modernisant et en les adaptant à la vie d'aujourd'hui. Le tout afin de nous prouver que les histoires d'amour sont éternelles, et à quel point les classiques sont intemporels. Et ça marche ! Personnellement, depuis le lancement de In love, je me régale. Les couvertures sont magnifiques, colorées et vives, le packaging est beau et les récits se lisent avec délice !

Manon devenait de plus en plus fuyante. D'abord, ses écarts en cours, ses passages à l'infirmerie, puis ses mensonges, ses fugues. Et enfin son silence. Ceux qui pensaient la saisir ne la comprennent plus. Ceux qui pensaient l'avoir l'ont vu partir. Pourquoi ? Comment ? Qui est donc devenue Manon, à l'origine si discrète et si gentille ?

Je ne connais pas encore Manon Lescaut, donc je ne pourrais pas faire de comparatif entre le roman de l'Abbé Prévost et l'adaptation qu'en a fait Claire Gratias avec Entre nous et le ciel. Toutefois, les explications de l'auteur à la fin du récit nous permettent d'avoir un aperçu clair de son travail et de ce qu'elle a fait pour moderniser le récit de base, reprendre les enjeux et les adapter à notre société actuelle. Et nous démontrer que les histoires d'amour sont éternelles !
Au fil du récit, des témoignages des proches de Manon, on découvre doucement ce personnage principal, qui n'a pourtant jamais voix au chapitre. C'était étrange de la découvrir par le biais des autres, sans avoir son avis, son ressenti, sur telle ou telle chose. On la voit et l'imagine selon ce que les autres ont retenu d'elle, des instants de vie et de complicité qu'elle leur a offert avant de changer du tout au tout. Je ne sais pas si je n'aurais pas préféré entendre Manon elle-même de temps en temps, parce que l'effet est très bien rendu. Manon ne peut pas nous embellir son image, et finalement le lecteur fait lui-même petit à petit le lien entre tout ce qui lui est révélé, la lumière sur un personnage qu'aucun proche n'a su arrêter dans son besoin de liberté, sa soif de vie.
Sur quelques pages, Claire Gratias nous offre un récit riche en intensité, que je me suis prise à espérer plus long pour en profiter davantage et ne pas voir l'inéluctable arriver. On a beau envisager et comprendre ce qu'il s'est passé au fur et à mesure que l'intrigue se déroule, l'accepter tant que ce n'est pas clairement sous nos yeux est impossible. Et, personnellement, au début de ma lecture, je suis partie sur une théorie des plus fausses, suivant ensuite les indices laissés par l'auteur et ses personnages pour comprendre qui est Manon, revoir finalement mon premier jugement sur ce personnage sensible, intrépide et surtout plein de vie.
Même s'il reste des questions sans réponses, des détails qu'on aurait aimés éclaircir, j'ai pourtant refermé Entre nous et le ciel avec un sentiment de soulagement/satisfaction. J'ai fini par m'attacher à Manon, bien que ça n'ait pas toujours été facile et que le revirement de cette héroïne soit quelque chose qui s'apprécie avec le recul. Et à Valentin et Salomé, qui auront tenté jusqu'au bout d'aider et de comprendre Manon, chacun à leur manière. Le premier en lui promettant un amour sans heurt et sans limite. La seconde en ayant été à l'écoute et consciente du trouble de Manon.
D'une maison normande au célèbre Pont des Arts de Paris, de Manon Lescaut à Manon L, Claire Gratias ne trace qu'une ligne de mots, simples et délicats, pour nous entraîner dans le sillage d'une héroïne intemporelle. On retrouve dans le personnage de Manon beaucoup de chacun, les questions, les doutes, qui nous assaillent à l'adolescence, ce besoin de trouver sa place, cette réflexion sur l'avenir. Mais Entre nous et le ciel est aussi avant tout une romance, de celles qui sont dévorantes. Une histoire de passions, pour l'amour, pour l'autre, pour la vie, dont on ne ressort pas sans avoir été touché.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« Ce que je regrette le plus aujourd'hui, c'est d'avoir entraîné une autre fille là-dedans. Manon était si jeune. Si naïve. Et tellement en colère aussi.
C'est peut-être ce qui m'a aveuglée. Son désir de revanche. 
Cette envie de montrer de quoi elle était capable. De foncer sans se poser de questions.
C'était impressionnant.
J'admirais sa fureur de vivre.
Je n'ai pas vu ce qui se cachait derrière.
Avec le recul, je pense que ça ressemblait à du désespoir. »

~~~~~~
Entre nous et le ciel de Claire Gratias a été une très belle surprise ! C'est un roman court, aux chapitres persuasifs, qui nous entraîne sur les traces de Manon, jeune héroïne à la soif de vie insatiable. Sur sa route, Salomé, sa meilleure amie, et Valentin, son amoureux, auront tenté de comprendre et de cerner ce personnage tantôt si proche tantôt hors d'atteinte. Un récit actuel, bourré de réalisme, porté par la plume délicate de l'auteur. Une romance avec des maux, qui remet aux goûts du jour le classique de l'Abbé Prévost, Manon Lescaut
In love, ou une collection qui pourrait bien vous faire aimer les classiques

+ Je remercie les éditions Rageot pour leur confiance 

mercredi 8 juillet 2015

=> Free fall - Leah Raeder <=

Mi juin, je recevais un nouveau new adult, à la couverture pétillante et punchy, au résumé totalement aguicheur... « Une histoire sexy », dans un emballage so sexy également. Ni une ni deux, j'ai tout de suite flashé pour Free fall de Leah Raeder. J'en ressors émerveillée, conquise, soufflée, un seul mot à la bouche : « Waouh ! »

Éditeur : Prisma
Traductrice : Camille S.
Genre : new adult, romance
Public : dès 17/18 ans
Nombre de pages : 362
Date de parution : 11/06/2015
Prix : 16,95€

Résumé
« Maise O'Malley vient de fêter ses 18 ans et rêve de faire des études de cinéma, mais elle qui prétend n'avoir peur de rien et ment souvent sur son âge a toujours eu l'impression d'avoir grandi trop vite. 
Quant elle rencontre Evan un soir d'été dans une fête foraine, l'attirance entre eux est immédiate, intense, et aurait dû rester sans lendemain.
A la rentrée, c'est le choc : Evan est en réalité son nouveau prof au lycée. Ensemble, ils se sentent vivre ; ailleurs, ils sont des acteurs qui jouent un rôle, mais ce jeu dangereux avec les interdits va les mettre en danger. »

Avis
Entre montagne russe et looping, je viens de passer un moment de lecture hyper intense, et de vivre l'une de mes meilleures expériences avec le new adult ! 100% prenant, 100% sexy, Free fall, c'est vraiment ça. Une chute libre. Le vide et nous. L'ivresse qui nous gagne au début du saut. Le coeur qui bat à 1000 à l'heure. Les frissons et l'adrénaline qui parcourent notre corps. Cet instant suspendu dans le temps, entre terre et ciel, où une seconde semble une minute, alors qu'en bas il file comme à son habitude.

Maise O'Malley a toujours pensé que l'amour n'était pas fait pour elle. Elle se sait belle, attirante, et n'hésite pas à en jouer avec la gente masculine. Un besoin d'une figure paternelle ? Quoi qu'il en soit, les hommes plus âgés qu'elle sont une de ses proies favorites. Aussi, quand elle tombe sur Evan à la fête foraine, qui semble avoir le double de son âge, elle ne résiste pas. L'attirance est immédiate, pour les deux. Une attirance physique à laquelle ils succomberont tous deux. Maise s'enfuit juste après, troublée, certaine qu'ils ne se reverront jamais. Pourtant, elle le sait, le sent : Evan était son coup de foudre...

Malgré tout, je n'ai pas eu de coup de coeur. Il s'en est fallu de peu, mais le côté un peu cru du langage sur les premiers chapitres m'a laissée un peu perplexe. Même si c'est plus que cohérent vis-à-vis du personnage de Maise et de sa manière de parler, la jeune fille fleur bleue que je suis a parfois tiqué face à l'emploi de certains mots. Alors que pour moi la situation s'y présentait, Maise reste souvent sur ses a priori, continue de croire qu'elle ne vaut pas davantage que la façon dont elle se perçoit. C'est un aspect assez petit, mais jusqu'à ce que je m'habitue à ce que Maise se voit si mal, se représente les choses de manière si cynique, je peinais légèrement à m'y faire. 
En dehors de ça, j'ai tout de même eu un vrai coup de coeur pour Maise et Weslay ! La première, notre héroïne, pour le regard qu'elle pose sur le monde, si réel et si cynique, pour son audace, cette sorte de courage qui la porte, la pousse, l'entraîne toujours plus loin, toujours plus près de ce qu'elle veut. C'est un protagoniste qui a du caractère, qui n'en démord pas, qui n'a pas laissé l'échec la gagner. Et Weslay, parce qu'il a le mauvais rôle, parce qu'il entre dans la vie de Maise d'une manière tellement improbable. Tous les deux sont incroyablement attachants, touchants à bien des égards. Puis vient Evan... Un personnage aussi torturé que Maise, qui ne s'autorise que des petits instants de vie, sans profiter de ce tout ce qu'elle a à donner. Comme Maise, une partie de lui s'est brisé. C'est peut-être pour ça qu'ils se complètent si bien, que leur duo créé des étincelles presque palpables.
L'écriture est un élément de plus qui m'a fait succomber ! Entre mélancolie et réalisme, poésie et froideur, il y a de magnifiques réflexions entrecoupées par des passages plus secs, plus durs. Le rendu est délicat, intime et agréable. Ce n'est pas seulement une romance et des scènes de sexe, on a aussi derrière des doutes, des remises en question et beaucoup de profondeur. Les personnages ne paraissent pas torturés juste pour paraître torturés, avoir un passé difficile juste pour avoir un passé difficile. Chacun d'eux est construit, détaillé, possède quelque chose de terriblement vivant.
Est-ce le goût d'interdit ? ces scènes indécemment torrides ? ce fantasme général des relations profs/élèves ? ces personnages pleins de vie ? Quoi qu'il en soit, Free fall est totalement sulfureux et tient carrément ses promesses ! « Sexy et provocant », il l'est. « Intelligent », il l'est. « Brûlant et addictif », également. L'intrigue ne se relâche pas, nous surprend jusqu'à la dernière page. Frissons, boule au ventre, colère, peur, soulagement, espoir, la plume de Leah Raeder nous transmet tout ça à merveille ! Si bien que le roman ne se lâche pas, ou difficilement, tant qu'on ne sait pas le dernier mot de cette histoire, bluffante et pleine de dangers.
Je ne sais pas encore si ce roman aura une suite, ou s'il s'agit seulement d'un one-shot, ou si l'on pourra retrouver certains des personnages dans un roman compagnon, mais je souhaite de tout coeur une bonne continuation à Maise, parce qu'elle le mérite ! Et je remercie l'auteur pour ce récit, cette douce romance acidulée, qui m'aura fait passer par moult émotions. Une lecture de plus qui me fait dire que le new adult pourrait finalement être un genre qui a tout pour me plaire !

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« Et toujours dans ma poche, dans ma peau, dans un coin de ma tête, le vide qu'il a laissé. Et ce cercle vide autour de mon doigt, là où brillait la bague. Les éclats pourpres et la poussière de rubis incrustés dans ma poitrine. 
Il existe des mots pour ce genre de sensation, mais aucun ne parvenait à véhiculer ce sentiment de profonde douleur en moi, cette érosion constante de mes atomes. Un sentiment qui aspirait mon corps, comme un trou noir qui me consumait de l'intérieur, rendant mes os terriblement massifs, aussi lourds que sur le Gravitron, cette nuit-là. »

~~~~~~

Free fall de Leah Raeder, ou un new adult merveilleux et addictif ! J'ai été surprise par l'histoire, les personnages ; ravie par le cours des choses ; enchantée par la plume de l'auteur. Un roman profond sur la force de l'amour, de l'espoir, et la vie, à saisir dans son entier. J'ai trouvé les personnages touchants, construits, complexes. Et je ne suis pas prête d'oublier Maise. C'est une très belle découverte, addictive et sulfureuse, que je recommande vivement ! 
Si vous cherchez une dose de sensations fortes pendant votre été, elle est ici ! 

+ Je remercie les éditions Prisma pour leur confiance et cette lecture

vendredi 3 juillet 2015

=> Mécanique infernale - Sharon Cameron [Darkwind, #1] <=

En ce moment, j'ai des envies de neuf, de découvertes, d'aventures. J'ai donc tenté ma chance lors de la Masse Critique Babelio et j'ai été sélectionnée pour lire Mécanique infernale de Sharon Cameron ! Une lecture dont je ressors ravie et dont les petits bémols ont été rapidement effacés par le potentiel de ce premier tome. 

Éditeur : Bayard jeunesse
Traduit par : Vanessa Rubio-Barreau
Genre : fantastique, steampunk
Public : dès 14 ans
Nombre de pages : 408
Date de parution : 21/05/2015
Prix : 16,90€

Résumé
« Angleterre, 1852. Katharine est envoyée par sa tante et tutrice au manoir de Darkwind là où vit son oncle Tulman. Elle doit prouver que celui-ci a perdu la raison et le faire interner pour qu'il cesse de dilapider la fortune familiale. A Darkwind, Katharine rencontre un vieil homme excentrique, mais surtout génial, qui se consacre à l'invention de fascinants automates. A ses côtés, travaillent des dizaines de personnes qu'il a arrachées à la misère. Katharine doute : l'héritage familial mérite-t-il qu'on sacrifie son oncle et les famille qu'il protège ? Pour le savoir, elle décide de rester un mois à Darkwind. Trente jours au cours desquels elle se rendra complice d'espionnage, échappera de justesse à la mort et tombera amoureuse... »

Avis
Dans un premier temps, je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce roman. J'ai parcouru le résumé rapidement, pour ne pas trop m'en révéler et me garder une part de surprise, lire à l'aveugle en cas de réception. Et quand j'ai appris que j'avais été sélectionnée, j'ai gardé tout le mystère jusqu'à la réception. Puis après quelques jours, j'ai tourné la dernière page... Mécanique infernale est un roman doux et léger, secret et surprenant, aussi sucré que salé. Une bonne découverte, assurément rafraîchissante et dépaysante ! 

Depuis le décès de ses parents, Katharine vit chez sa tante Alice, qui est loin de la porter dans son coeur. Et dont tout l'amour n'est dirigé que vers Robert, alias le Gros Robert, tant Alice le gâte à coups de sucreries et autres caprices, assouvis grâce à la fortune de l'oncle Tully, dont elle perçoit une rente. Cependant, elle en veut plus et envoie Katharine chez son oncle, afin qu'elle le fasse juger dément et enfermer. Katharine doit donc quitter Londres pour rejoindre Darkwind le manoir familial. Elle n'a aucune idée de ce qu'elle trouvera là-bas, mais sa mission est claire.

A tout ceux qui s'attendraient à découvrir un ouvrage steampunk : ATTENTION. Mécanique infernale s'inscrit effectivement dans le genre, mais pas tout à fait non plus. Ce premier tome est très introductif, et reste assez léger sur le steampunk, qui n'est pas le coeur de l'intrigue. Alors oui, nous sommes à l'ère victorienne, oui il est question de machines et de mécanismes, mais je pense personnellement que ces sujets sont trop peu exploités pour le moment. L'idée est quand même bel et bien présente et j'espère qu'elle nous réservera de jolies surprises pour la suite !
Ce point éclairci, j'y tenais, passons à un autre élément fort de ce roman : les personnages. Mon affection va tout d'abord à l'oncle Tully ! Cet homme aux allures de fou est tout bonnement un génie et un sacré bricoleur. Savoir que Katharine débarque à Darkwind afin de l'enfermer dans un asile est juste un crève coeur. J'ai vraiment eu envie de la détester pour cela, mais comment lui en vouloir quand on sait le chantage que lui fait sa tante Alice... Katharine est un personnage très mâture, pleine de bonne volonté, mais à l'avenir trop incertain pour le risquer. Et tout ce qui va lui arriver à Darkwind ne manque pas d'attendrir et de surprendre, autant que de la faire évoluer, nous attachant sincèrement à son personnage. 
Puis ensuite, Lane, Ben et Davy Ces trois jeunes gens sont parfois bien mystérieux, autant qu'ils peuvent être adorables. Viennent après le reste des personnages secondaires, dont on ne sait si on doit leur accorder notre confiance ou nous méfier d'eux. Ils apportent tous leur part à l'intrigue, tiennent un rôle non négligeable, que le lecteur ne cerne - à sa plus grande surprise - qu'au dernier moment. Ils nous amusent autant qu'ils nous révulsent, se jouant même parfois de nous. Chacun est maîtrisé avec brio, développé, si bien que l'on se prend vite à leur trouver de l'intérêt.
Clairement, Sharon Cameron a une très jolie plume ! Ainsi, ce qui concerne ses personnages est valable pour les décors, les lieux, les aspects plus techniques. Les aspects steampunk sont très captivants ! L'auteur ne nous noie pas dans une masse d'informations. L'écriture est fluide, belle, c'est elle aussi qui rend les personnages si attachants, en nous les montrant tels qu'ils sont. Et qui donne cette saveur à Mécanique infernale. Le suspense est bien dosé, les révélations sont surprenantes et les retournements inattendus. Personnellement, je n'ai rien vu venir dans ce roman, et aucun de mes soupçons n'a jamais été le bon. Preuve que Sharon Cameron sait distiller les indices semer le trouble chez le lecteur.
L'intrigue n'en est que plus complexe ! D'autant qu'elle s'insère dans un contexte intéressant, en pleine époque Victorienne. Même s'il n'est qu'une partie, c'est un point d'histoire intéressant et qui ouvre à plusieurs possibilités pour la suite. Pour autant, et ce sont là mes quelques bémols, Mécanique infernale reste un premier tome, assez introductif une fois qu'on arrive sur la fin. Il n'en est pas moins très engageant et m'a donné très envie de découvrir la suite, tant les dernières pages nous mettent en alerte ! 

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : 
« - Un trouillovent, c'est rien que... du vent, mam'zelle !  Ça arrive quand il y a un fort vent du nord, et par ici c'est souvent. Diablement fort, même. Mon père dit que c'est un vieux mot parce que le vent doit mugir sur les collines depuis bine longtemps, mais, avec le tunnel de M. Tully, c'est comme si Dieu soufflet dans une canette de bière vide, qu'y dit, mon père...
J'ai fermé les yeux. Le vent. J'avais trombé comme une fillette à cause du vent. Mary s'est mise à arpenter la pièce sans cesser de parler, ouvrant les rideaux et les portes de l'armoire.
- Il a même dit que c'est de là que vient le nom de la maison... « Darkwind », ça viendrait de « dark winds », les « vents sombres », ou quelque chose comme ça. »
~~~~~~

Mécanique infernale de Sharon Cameron est une très belle découverte ! J'ai autant apprécié l'univers, que les décors, que les personnages, que la plume de l'auteur. On peut le dire, ce roman m'a vraiment enchantée, autant qu'il m'aura prise de court ! Malgré notre première rencontre, Katharine devient vite un personnage attachant, de même que les autres personnages que l'on croise. Mention pour Lane et Davy auquel j'ai particulièrement accrochés ! Le tout dans un univers un brin steampunk, parfois sombre et effrayant, mais tout à fait charmant et dépaysant
Bref, un roman idéal pour changer de décor pendant cet été !

+ Je remercie Babelio et les éditions Bayard jeunesse pour cette lecture 

samedi 27 juin 2015

=> Indulgences - Jean-Pierre Bours <=

J'ai récemment eu la chance d'être sélectionnée pour une Masse critique sur le site de Babelio. Toute contente et ravie à l'idée d'une nouvelle découverte, j'ai patienté jusqu'à la réception du roman. Une semaine plus tard, ma lecture terminée, il est temps de vous raconter l'expérience que j'ai eue avec Indulgences de Jean-Pierre Bours. Un récit historique qui m'aura transportée dans une autre époque, avec force et précision.

Éditeur : HC éditions
Genre : historique
Public : /
Nombre de pages : 416
Date de parution : 30/10/2014
Prix : 22€

Résumé :
« Dans une Allemagne entre Moyen Âge et Renaissance, dans un monde que se disputent la peste et la lèpre, la famine et la guerre, une mère et sa fille doivent braver leur destin pour tenter de se retrouver.

1500, au coeur de la forêt savonne, une femme abandonne son enfant avant d'être arrêtée pour sorcellerie.
Quinze ans plus tard, alors que les premiers feux de la Renaissance et de la Réforme commencent à briller sur Wittenberg, la jeune Gretchen ne sait pas encore que la quête de son identité l'amènera à croiser ceux  qui sont en train d'écrire l'histoire, qu'il s'agisse de Luther, de Cranach ou du très mystérieux docteur Faust... »

Avis :
Mes premières excursions dans le genre historique ne se sont pas toujours très bien passées. Mais je suis du genre curieuse et déterminée, alors j'ai voulu retenter l'expérience en cochant Indulgences lors de la Masse critique. La chance a été avec moi et j'en ressors ravie. L'historique ne sera sûrement pas un de mes genres de prédilection, cependant, Indulgences a effacé toutes mes hésitations le temps de ma lecture. Et m'a même laissé avec l'envie de retenter un jour l'expérience. 

Allemagne, 1500. A l'époque de la chasse aux sorcières, aux prémices de la Renaissance, Eva est contrainte d'abandonner son bébé dans une église, avant d'être prise par les autorités. Accusée d'être une sorcière, s'en suit un procès des plus barbares. Quinze ans plus tard, Margarete, surnommée Gretchen, apprend que ses parents l'ont adoptée. Partant à la quête de ses origines, elle sera surprise par la peste, marquée par l'Histoire elle-même. Mais quelque chose - ou quelqu'un - d'aussi ancien que l'Histoire elle-même veille sur ces deux femmes... 

Voilà qui me change de mes lectures habituelles et qui se révèle être une histoire totalement prenante, sur les traces de deux femmes aux caractères forts. Jean-Pierre Bours, avec Indulgences, entraîne ses lecteurs dans une fresque historique et humaine inattendue. Il nous fait revivre le début du XVIème siècle comme si nous y étions, s'inspirant de mythes autant que de faits réels autour desquels il créé une intrigue principale intemporelle.
D'un chapitre à l'autre, nous découvrons Eva et Maragarete. Eva, une jeune femme dont l'intelligence et la beauté la conduiront devant la justice. Margarete, aussi belle que son esprit est vif, qui croisera la route d'hommes qui ont marqué l'Histoire. Margarete est la fille d'Eva, abandonnée pour mieux être protégée. Mais le destin leur permettra-t-il d'être réunies à nouveau ? Sur leur chemin, bien différents, elles trouveront toutes deux le même homme, souvent dans l'ombre d'autres, et chacune garderont longtemps en mémoire ses yeux. Vairons.
L'une comme l'autre se heurteront à la haine, pure et aveuglante, à la maladie, mortelle et ravageuse. Heureusement, malgré les conflits qui animent ce début de siècle, Indulgences ne perd rien. L'atmosphère du roman n'est pas plombée par toutes les mésaventures qui parcourent la vie de nos héroïnes. Loin d'être indigeste, l'histoire se savoure et s'apprécie, notamment au regard de chaque détail historique qui la compose. On ressent d'emblée le travail de recherche de l'auteur, et personnellement, je n'en ai apprécié que plus encore les précisions faites dans le récit.
Outre ces deux femmes, Jean-Pierre Bours nous dessinent aussi ce siècle par les portraits de plusieurs hommes : d'église tout d'abord, qui nous emmèneront dans une réflexion sur les excès que certains ont pratiqués au nom de leur croyance ; de guerre ensuite, en nous faisant suivre le personnage de Ludwig, abject au possible ; d'arts et de sciences enfin, des peintres, des imprimeurs, des médecins, qui apporteront leur contribution à plusieurs égards.
Il y a également ce portrait qui me marque, celui d'Ulrika, la soeur de Gretchen. Entre ascension et descente, rêve de liberté et désir de l'être, son rapport à la vie diffère beaucoup de celui de Margarete et on entrevoit avec elle un autre mode de vie, dans d'autres conditions. Si bien qu'on a le sentiment d'avoir un aperçu très large de cette époque, sans que rien ne nous soit caché, sans suivre une classe sociale en particulier mais toutes à la fois.
Et l'histoire se déroule. Et les pages se tournent. On se laisse porter par les personnages que l'on rencontre, par le récit de leur vie. Mus par nos questions au sujet de Margarete et Eva, mais aussi des autres personnages que l'on suit, sans pour autant avoir l'impression qu'il y a foule dans la narration. C'est fluide, très agréable. Sans compter les surprises qui nous attendent, les réponses de l'auteur qu'on ne parvient pas à prédire et qui nous prennent totalement à revers, tantôt avec délice. tantôt avec horreur.

~~~~~~
Indulgences de Jean-Pierre Bours aura été pour moi une bonne lecture ! C'est une expérience que je suis ravie d'avoir vécu, et un genre que j'ai aimé à découvrir davantage. Ce récit est tellement travaillé, si précis, que je ne doute absolument pas qu'il ravira les fans du genre historique. De même, il peut aussi être un très bon début pour ceux/celles qui se lanceraient et voudraient en apprendre plus sur l'époque. Alors que je n'étais pas certaine d'accrocher, je me suis rapidement prise à suivre les personnages avec intérêt et à me plaire dans cet univers. Et de me poser encore à ce jour des questions sur des non-dits que l'auteur soulève jusqu'à la dernière page

+ Je remercie sincèrement Babelio pour leur confiance renouvelée et HC éditions pour cette belle lecture