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jeudi 5 décembre 2013

=> Seconde vie [La dernière guerre, #2] - Fabrice Colin <=

Le 14 novembre dernier est sorti Seconde vie, dernier tome du dyptique La dernière guerre, de Fabrice Colin. Après avoir eu un coup de coeur pour 49 jours, et pour Bal de givre à New York [qui est l'un des premiers titres que j'ai lus de l'auteur], c'est sans hésitation que je me suis replongée dans l'Intermonde... Ah non, attendez, ici, on change un peu et on découvre le futur, la France et le monde dans les années 2030 ! Changement de personnages, changement de voix narrative, changement de décor... Pour autant, les impressions et le plaisir ont une nouvelle fois été présents, les mêmes, voire plus intenses encore  


Éditeur : Michel Lafon
Collection : Michel Lafon Jeunesse
Genre : roman, dystopie
Public : dès 14 ans 
Nombre de pages : 427
Date de parution : 14/11/2013
Prix : 15,95€

Résumé : 
"Je m'appelle Rain, j'ai quinze ans. Je vis dans un monde ravagé par la guerre, où plus aucune femme ne peut avoir d'enfant. Un monde à feu et à sang que je dois traverser, car j'ai juré de retrouver Floryan. Pour s'échapper de l'Intermonde, il a fait le choix de la réincarnation en plongeant dans le Nihil. Mais au lien d'un seul garçon, j'en découvre deux, Anthony et Eliott. Lequel est Floryan ? Je l'ignore. Nous devons cependant faire vite, car l'horreur qui ronge la Terre porte un nom : les "Elohim". Or désormais, nous le savons, ces êtres sans émotions sont parmi nous.. et notre désespoir est leur nourriture."

Avis :
Pour replacer un peu l'histoire, dans le premier tome, on découvrait Floryan, 17 ans, mort dans un attentat à Paris. Après son décès, le jeune homme se retrouve dans le paradis l'Intermonde et découvre ses anges les Elohim. Il a alors 49 jours pour se décider : rester dans cet entre-deux ou rejoindre les Elohim. Mais Floryan va aussi faire la rencontre d'autres personnages, eux aussi coincés dans l'Intermonde... Et il va rencontrer Rain.
Avec ce premier tome, Fabrice Colin explore le thème de la vie, du deuil et de la réincarnation avec force de détails et d'informations. Rien n'est laissé au hasard, à commencer par ce délais de 49 jours, issu de la tradition boudhiste. Mais dans Seconde vie, l'auteur revient sur tout ce que le premier nous laissait entrevoir et nous offre une dystopie sombre et intense, fouillée et pleine de réflexion.

Rain vit dans une France et plus généralement un monde en ruines, où les conflits se multiplient et l'avenir s'annonce des plus en incertain. A l'heure où plus aucune femme de ne peut avoir d'enfant, où les guerres sont légions, où les Hommes perdent la mémoire, elle choisit de croire Floryan et de l'attendre. Il est censé revenir sur Terre, mais aucun des deux ne sait comment. Ils ont juste la certitude de devoir se retrouver à l'église de Saint-Gervais. Sauf que deux jeunes gens se présentent : Eliott et Anthony. L'un franc et affirmé, l'autre rêveur et doux. Sauf qu'un seul des deux est Floryan... Les trois jeunes vont s'unir pour tenter de sauver le monde, affrontant leur destin avant que les Hommes-Cendres ne finissent de détruire la Terre.

C'est donc Rain qui prend la tête de la narration dans ce tome, même si ce n'est pas totalement... Je n'en dirai pas plus sur cette info ;) Mais j'ai beaucoup aimé l'interlude, assez original, qui répond efficacement aux questions que l'on peut se poser tout en laissant une part de mystère... Et quel plaisir que de découvrir davantage cette jeune fille, dont l'on entrevoyait une part d'histoire pendant le premier tome. Rain est une protagoniste courageuse, forte et au caractère bien trempé que j'ai été ravie de suivre. Elle ne manque pas d'idées et d'espoir, ce qui la pousse toujours à aller plus loin et ne pas s'arrêter au premier obstacle. Elle amène par là beaucoup de lumière au roman, empêchant la situation pour le moins chaotique de la Terre d'être omniprésente et d'obscurcir totalement l'histoire. Rain offre une lueur d'espoir, ce dont le monde a complètement besoin.
Pour ce qui est d'Anthony et Eliott, je suis un peu mitigée, même si les deux m'ont plus ou moins séduite. Avec du recul, j'aurais aimé être comme Rain : ne pas savoir lequel est l'ami qu'elle attend. Cependant, j'ai essayé de me prendre au jeu, ce qui fut assez facile puisque j'ai beaucoup apprécié le personnage de Rain, il n'a donc pas été compliqué de se mettre à sa place. Et là, l'indécision et le doute ont pris le dessus, les sentiments de Rain aussi. Bien que j'ai retrouvé un peu de Floryan dans l'un des deux [vous ne pensez quand même pas que je vous dirais lequel d'Anthony ou Eliott, hein ?], j'ai souvent hésité à donner ma confiance, qui est d'abord allée à l'un puis à l'autre, avant de ne plus trop savoir. Comprenez bien, Fabrice Colin aime brouiller les pistes et mettre son lecteur en haleine, l'écrivain s'illustrant aussi bien en jeunesse qu'en thriller [ce n'est pas pour rien]...
Jusqu'au bout, l'atmosphère est lourde, presque palpable, et intense. On sent tous les enjeux, toute leur importance, les questions nous taraudent, nous asticotent et l'auteur prend sûrement un malin plaisir à nous réserver les réponses, qui viendront seulement quand sera l'heure. La plume se fait brève, incisive, captivante, par endroits les phrases s'amenuisent, s'enchaînent, rapides et fugaces. On en ressort avec l'impression d'une course contre la montre, l'action accélère et la tension en prend encore un coup. Ça bouge de partout, les pages défilent et sans s'en rendre compte, nous voilà au coeur d'un roman addictif, prenant et qu'on ne peut plus lâcher. Preuve en est, je l'ai fini la veille de mon samedi à Montreuil, alors qu'il était plus de deux heures du matin et que je me levais beaucoup trop tôt pour m'endormir aussi tard. Chaque élément que l'on croit détenir pour nous aider à comprendre l'issue du roman se volatilise sous une nouvelle révélation, une dernière complication. Mais même si la fin se devine, l'auteur a encore des cartes en main et nous réserve une ultime surprise. Qui m'aura fait refermer Seconde vie l'esprit serein et le sourire aux lèvres, rêveuse...
Concernant la nouvelle intrigue, le lecteur tombe dans une dystopie bien sombre, où la population a abandonné. On le voit aux descriptions, au climat du roman. La Terre se meurt, à petit feu, partout, et si seuls les plus riches survivent encore, on est loin des aisances qu'ils avaient avant. Les maisons sont à l'abandon, les familles en exode. L'armée rouge [allias les Russes] ont envahi une France détruite, explosée, et de rares camps de résistances s'organisent. On sent la nécessité d'aller ailleurs, on voit d'emblée que la solution ne sera pas là, dans ce peuple agonisant. Alors on suit Rain, Anthony et Eliott dans leur voyage, dans leurs multiples détours à travers les Etats-Unis, jusqu'à cette solution que plus personne ne cherche. S'il est encore question de résurrection, c'est de manière plus subtile, insaisissable. Elle est évoquée, mais n'est plus le thème principal. Il est davantage ici question de survivre, de lutter et de ne pas prendre tout pour acquis. Si Rain est une lueur d'espoir, c'est aussi l'image du roman dans son ensemble. Le parcours des trois jeunes gens nous montrent qu'il ne faut pas partir résigné, et qu'il y aura toujours une lumière, un espoir, qu'il faut chercher sans cesse.  
Chose qui n'est pas moins appréciable pour ajouter du charme à ce titre, c'est sa particularité, sa singularité. Même si c'est un second tome, et que je vous invite vivement à lire le premier ne serait-ce que pour profiter de l'écriture de Fabrice Colin, de son imagination incroyable ou de la force de son récit, cet opus peut se lire sans l'autre. Le fait que l'on se retrouve dans un autre monde, dans une nouvelle situation et dans un nouveau personnage y participe grandement. L'auteur a su manier l'histoire de façon à composer un tome 2 qui remplit parfaitement sa mission tout en se dissociant de son prédécesseur, se présentant presque comme un roman unique, une seconde vie... 

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre, ce serait celle-là : 
"Eliott baisse le son. 
- Hé. 
Mais je le remonte, au contraire, jusqu'à ce que la voix de Chris Martin emplisse l'habitacle - jusqu'à ce qu'elle s'empare de mon âme et la soulève et le déchire tandis qu'à travers la forêt de sapins noirs nous filons vers des espoirs impossibles. 
In my place, Coldplay : la chanson sur laquelle mon père a rencontré ma mère. Je ris en pleurant, maintenant. Je les revois, dansant dans le salon. Mon père entraînait ma mère dans une valse maladroite, ma mère protestait et faisait semblant de se débattre et puis il la lâchait et s'en allait au fond du salon, comme dans le clip, avant de revenir vers elle en courant et de tomber à genoux. 
Le silence après ça. Le silence qui suit la vague. Je m'essuie les yeux, regarde ailleurs. Qui ne voudrait pas remonter le temps ?"

~~~~~~
Fabrice Colin signe ici un dyptique saisissant et captivant, aux tomes quasi indépendants. Si 49 jours m'avait plus qu'emballée, Seconde vie m'a carrément séduite et renforce une idée qui gamberge depuis longtemps. L'auteur est à suivre et à ne pas louper ! 

Un immense merci aux éditions Michel Lafon pour cette lecture

dimanche 24 novembre 2013

[v] In My Mailbox [v] #15

Mis en place par Kristi [The Story Siren] et inspiré par Alea [Pop Culture Junkie]. De notre côté de l'Atlantique, ce rendez-vous a été repris par Lire ou Mourir, sur lequel vous pouvez laisser le lien de votre IMM ^^

Le principe : il s'agit de partager chaque semaine les livres reçus, empruntés, achetés, troqués,... ^^ 

*** *** *** 

Cette semaine a été assez difficile côté moral, alors j'ai décidé de faire un tour à la librairie. Au début, c'était juste histoire de flâner parmi les livres, de les toucher, d'être avec eux... Et j'en suis ressortie avec deux petites merveilles ! Puis quelques jours après, surprise dans la BAL : un SP totalement à craquer. Je vous laisse voir les derniers arrivants dans ma PAL ;) 

Revanche de Cat Clarke ♥♥♥
Résumé
 "Kai et Jem sont inséparables. Jem aime secrètement son meilleur ami, qui serait l'homme idéal s'il ne préférait les garçons... À la fin d'une soirée d'ivresse chez des amis communs, Jem rentre seule chez elle, Kai demeurant étonnamment introuvable.

C'est le lendemain que tout bascule : la jeune fille reçoit un email de la part de ce dernier, avec en pièce jointe une vidéo de lui en compagnie d'un garçon qu'il a trouvé postée sur Internet. Cette vidéo plus que compromettante est très vite partagée par tout le lycée et Kai reçoit une salve d'e-mails agressifs qu'il ne peut bientôt plus supporter. Lui qui n'avait pas encore fait son coming out finit par craquer et se suicide...
Dévastée, Jem décide alors de le venger..."
J'ai supprimé volontairement quelques parties du résumé, même si je me doute que beaucoup le connaissent aujourd'hui... Sauf que je le préfère comme cela :) Et puis, je suis bien trop contente que cette merveille ait enfin rejoint ma PAL ! J'espère pouvoir le lire avant le SLPJ, même si j'en doute un peu... Mais une chose est sûre : il passera à la casserole sous peu, foi de lectrice et foi de fan de Cat Clarke !

Keleana l'assassineuse [Keleana, #1] de Sarah J. Maas
Résumé
"Keleana, la plus célèbre assassineuse du royaume d'Adarlan, a été condamnée aux travaux forcés dans les mines de sel. Pour gagner sa libreté, elle doit représenter le séduisant prince héritier Dorian dans un tournoi à mort dont l'unique survivant servira le roi pendant quatre ans. Mystérieusement, les concurrents sont élminés les uns après les autres de façon violente. D'obscures forces magiques semblent ressurgir dans l'ombre du royaume et la jeune assassineuse va devoir leur faire face..."
J'en ai beaucoup entendu parler et je n'ai pas pu lui résister lorsque je l'ai vu dans la librairie. Il a de bon écho, la couverture est magnifique : je ne devrais pas être déçue ^^

Seconde vie [Dernière Guerre, #2] de Fabrice Colin
Résumé
"Je m'appelle Rain, j'ai quinze ans. Je vis dans un monde ravagé par la guerre, où plus aucune femme ne peut avoir d'enfant. Un monde à feu et à sang que je dois traverser, car j'ai juré de retrouver Floryan. Pour s'échapper de l'Intermonde, il a fait le choix de la réincarnation en plongeant dans le Nihil. Mais au lien d'un seul garçon, j'en découvre deux, Anthony et Eliott. Lequel est Floryan ? Je l'ignore. Nous devons cependant faire vite, car l'horreur qui ronge la Terre porte un nom : les Elohim. Or désormais, nous le savons, ces êtres sans émotions sont parmi nous... et notre désespoir est leur nourriture."
J'avais eu un coup de coeur pour le premier tome [49 jours] de cette duologie et j'étais en joie à l'annonce de sa sortie. Plongée dedans depuis hier, et bien que je n'en ai pas encore lu beaucoup, je suis déjà de nouveau sous le charme

~~~~~~
Et vous, dites-moi, dans quel état est votre PAL ?
Un excellent dimanche à tous !

jeudi 6 décembre 2012

- Interview Fabrice Colin -



Rencontre avec Fabrice Colin


A l'occasion du salon du livre de Montreuil, Magdalena et moi-même avons eu la chance de pouvoir poser quelques questions à Fabrice Colin.

Pour rappel, Fabrice est un auteur français qui a déjà signé plus d'une trentaine de romans jeunesse et de nombreuses nouvelles. Il est notamment l'auteur de Bal de Givre à New-York ou de la saga des Vampires de Londres.
Nous l'avons rencontré dans le cadre de la parution de son nouveau roman, 49 jours, édité aux éditions Michel Lafon.
  


Compte-rendu d'une magnifique interview...


 
Parmi les nombreux auteurs étrangers n'est-il pas difficile de s'imposer en tant qu'auteur français en jeunesse ?
Fabrice nous explique que son premier roman est paru aux éditions Mango en 2001. À cette époque le marché était encore différent de celui d'aujourd'hui. Harry Potter venait tout juste d'être publié et la saga a suscité un certain engouement pour la littérature jeunesse. Depuis, le marché du livre n'a cessé de se développer avec de plus en plus d'auteurs et de lecteurs. Ainsi, les auteurs anglo-saxons sont, eux aussi, de plus en plus présents.
Il est souvent plus rentable pour une maison d'édition de traduire un livre qui dispose déjà d'une certaine notoriété plutôt que de se lancer dans la publication d'un ouvrage totalement inconnu du public.
Cependant l'auteur français dispose tout de même de quelques avantages. Tout d'abord, il coûte moins cher. En effet, lorsqu'une maison d'édition décide d'éditer un roman étranger, il faut prendre en compte le coût de l'achat des droits et celui de la traduction. De plus, on se rend vite compte que les auteurs étrangers adoptent une écriture très professionnelle, très travaillée alors qu'un auteur français dispose d'un comportement beaucoup plus naturel et spontané, donnant ainsi à leurs ouvrages une certaine originalité.
Mais malgré ces avantages, cela reste toujours compliqué pour un auteur français de s'imposer si ce dernier n'est pas déjà un minimum connu par les lecteurs. Ou alors, il faut vraiment proposer LE roman qui saura plaire aux lecteurs. Dans ce cas, le succès attendu par la maison d'édition viendra de lui-même grâce au bouche-à-oreille.

Vous avez écrit divers romans avec des univers totalement différents les uns des autres, de ce fait avez-vous adopté une démarche d'écriture différente ?
Il n'y a pas réellement de démarche d'écriture.  Pour chaque série, il y a un travail très important de maturation, de méditation et de réflexion qui est entreprit par l'auteur. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir s'écouler plusieurs mois, voire plusieurs années entre l'idée du roman et son écriture.
De plus, Fabrice nous dit : "Je m'ennuie assez vite, j'ai besoin de nouveauté." Ceci explique la diversité  des univers dans lesquels se passent ses récits.

Vous avez commencé la rédaction de 49 jours alors que la saga des Vampires de Londres n'est pas encore terminée. N'est-il pas compliqué de gérer simultanément l'écriture de deux sagas ?
Ce n'est effectivement pas simple d'écrire deux sagas en même temps. Cependant, Fabrice bloquait sur  la suite des Vampires de Londres. Au lieu de rester devant une page blanche, l'auteur a préféré se lancer dans l'écriture de 49 jours, dont il avait déjà l'idée depuis environ un an.

Vos livres ont souvent été édités chez des maisons d'édition différentes (Gallimard, Albin Michel Wiz, Michel Lafon...), est-ce un choix de votre part ?
Grâce à sa notoriété, un "jeu de séduction" des maisons d'édition est mis en place ; l'auteur a la possibilité d'éditer ce qu'il veut et de travailler avec des éditeurs différents.
Il ne s'en prive donc pas. Comme vous l'avez lu plus haut, l'auteur aime le changement, la nouveauté. Il apprécie particulièrement de travailler avec des personnes différentes. Cela apporte un autre regard sur ses textes. Il y a également une dimension humaine qui possède sa place : rencontrer de nouvelles personnes, lier des relations de confiance, d'amicalité...
De plus, dans l'édition, les personnes bougent beaucoup. Un auteur est souvent amené à recroiser des personnes avec qui il a travaillé précédemment chez des maisons d'éditions différentes. De ce fait, même si l'on change de maisons, on finit toujours par retomber sur des personnes qu'on avait particulièrement appréciées.

Nous lisons principalement de la jeunesse, mais par curiosité écrivez-vous aussi pour adultes ?
En effet, l'auteur écrit également pour les adultes. Fabrice nous cite des titres comme Dreamericana, Or not to be, Kathleen... Il est important de faire une distinction entre la jeunesse et les romans pour adultes : ce n'est plus le même registre.
Un nouveau thriller est d'ailleurs prévu pour l'année prochaine chez Sonatine que l'auteur définit comme "sombre, strident et plus personnel". Lorsqu'il écrit pour les adultes, Fabrice dispose d'une plus grande liberté d'écriture que lorsqu'il écrit en jeunesse où il est obligé de se limiter.

Lorsque vous avez débuté l'écriture de 49 jours, connaissiez-vous déjà sa fin ?
Oui ! Il savait parfaitement où il emmenait son lecteur...
Nous n'en dirons pas plus pour ne pas faire de spoil à ceux et celles qui n'auraient pas encore lu 49 jours.

Qu'est-ce qui vous a inspiré l'univers de l'Intermonde ?
"C'est assez difficile comme question, je n'arrive pas réellement à déterminer."
L'auteur a pu tout de même nous citer quelques sources : la tradition bouddhiste qui veut voir l'âme humaine errer pendant 49 jours dans une sorte d'univers parallèle, le thème du voyage dans le temps ou encore de la réincarnation.

Votre roman parle de la vie après la mort, avez-vous effectué des recherches particulières sur cette dernière ?
"Pas directement." L'écriture de son nouveau thriller qui paraîtra en mars 2013 se base lui aussi sur la tradition bouddhiste, sur les notions du folklore et du paradis. Ainsi, il a réutilisé ses connaissances lorsqu'il a écrit 49 jours.

Du coup, on se demande... vous y croyez ?
Fabrice avait récemment eu une discussion avec sa fille sur ce sujet. D'après l'auteur, l'erreur humaine serait de penser que s'il y a quelque chose après la vie, nous pourrions le conceptualiser.
Pour lui, la vie après la mort ne peut pas être représentée. Il ne croit pas au paradis chrétien ou à la continuité de la vie ; retrouver les gens "là-haut" serait bien trop simple...
"On ne vit pas dans un conte de fées."

Quand est-ce que le tome 2 sera disponible ? Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur l'intrigue de ce second roman ?
Le deuxième tome arrivera très vite. Il sera vraiment très différent du premier. L'axe narratif sera porté par Rain et la majeure partie de l'action se déroulera sur Terre dans une ambiance pré-apocalyptique. Le tome suivant aura des allures de thriller, Fabrice nous promet "des machinations et des souvenirs"...

Une ambiance pré-apocalyptique... En ce moment en littérature jeunesse les dystopies s'enchaînent, avez-vous donc délibérément choisi de faire se dérouler l'action du tome 2 dans ce type d'univers ?
Ce n'est pas délibérément choisi. Puis la dystopie ne date pas d'aujourd'hui non plus. "C'est un hasard, sans en être." L'idée est dans l'air du temps : nous sommes dans une période de crise économique mondiale qui ne semble ne pas s'arranger... ces circonstances influent donc sur l'écriture des auteurs. Ces derniers se voient sans doute délivrer des messages inconscients à leurs lecteurs de manières à les faire réagir sur la situation dans laquelle le monde se trouve actuellement.

Avez-vous d'autres projets ?
Un projet chez Albin Michel Wiz en Young-Adult. Du YA, qui sera même plus porté sur le "adult". Un roman plus volumineux, plus complexe, plus violent...

Pour finir, l'heure est aux adaptations cinématographique de livres, auriez-vous envie de voir à votre tour un des vôtres sur grand écran ?
Sans aucun doute. L'idée qu'un producteur s'intéresse à un de ses livres est très flatteuse. Il ne refuserait pas ce genre d'occasions : cela serait une très belle aventure artistique. Malgré tout, il est certain qu'il y aurait une certaine appréhension vis-à-vis de l'adaptation de son roman.
Puis, d'un point de vue plus réaliste, les adaptations cinémas sont la plupart du temps des projets pour rentabiliser un livre qui a bien marché et donc faire encore plus d'argent...
L'adaptation d'un livre est en plus un processus très long et fastidieux. De nombreux projets sont actuellement en cours (Oksa Pollock, Oscar Pill, les romans de Timothé de Flombelle..) mais n'ont pour l'instant rien de réellement concret. Des annonces sont souvent faites lorsque les droits ont été vendus. Cependant, Fabrice nous rappelle que la vente des droits ne signifie pas non plus le début de tournage du film. Cela provoque donc un stress et une attente supplémentaire pour l'auteur.
En conséquence, Fabrice serait partant pour ce genre d'aventure mais il émet tout de même quelques réserves.


                        L'interview de Fabrice s'achève donc ici... j'espère qu'elle vous aura plu !


Je tiens à adresser une centaine de merci à Fabrice Colin pour ses réponses toujours très complètes et l'agréable moment que nous avons passé avec lui !

Je vous invite également à vous rendre sur le blog de l'auteur : http://fabrice-colin.over-blog.com/ , à le suivre sur Twitter : https://twitter.com/fabricecolin ou encore Facebook : http://www.facebook.com/pages/Fabrice-Colin/20391290122


- Un compte rendu signé Laëtitia -

mercredi 5 décembre 2012

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse - 2012



Du 28 novembre au 3 décembre 2012, se tenait à Montreuil la 28ème édition du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse. Après le cirque, en 2011, cette année le thème était l'aventure ! Et quelle aventure... Quand j'y repense, j'en ai les yeux qui brillent et l'envie d'y être encore me prend au creux du ventre Eh oui, moi, je KIFFE Montreuil, et je pourrais y passer des jours :D Le rhume d'après, la crève post-Montreuil, mérite largement les trois jours de folies que je viens de passer. Je dirais même que ce n'est rien et que ce n'est sûrement pas ça qui m'empêchera d'y retourner pour la 29ème édition ! ;) Mais d'abord, il est temps de faire le bilan de cette année ! 

*Flash-Back* - Si seulement je pouvais y être encore !!


Vendredi 30 novembre
J'ai trouvé cette journée sans fin : contrôle de latin puis 2h d'un cours pour le moins ennuyeux... avant de voir la journée s'achever et Montreuil m'ouvrir ses bras [ou ses portes :p] ! Donc, 17h, je quitte la fac, sourire aux lèvres : ma co-bloggeuse et amie Laëtitia [vous savez, Passion Books] est dans le train pour venir assister au Salon [et passer plein de temps à la maison :D]. Alors, avant d'aller au Salon, passage par la gare de l'Est. Sur le quai, je trépigne, je guette l'heure, l'arrivée du train et je souris béatement [ou bêtement :lol:] ! Jusqu'à ce que son train arrive :D On se repère, on sourit, on rigole et on se fait un câlin ! Oui, après un an sans se voir, ça méritait bien tout ça ;) Ensuite, direction Montreuil, tout en papotant, en programmant la soirée, le week end, la vie quoi !! Le Salon se profilant, on enfile nos accréditations et on entre. La chaleur est déjà à son comble alors on se fournit vite en sacs pour pouvoir y mettre nos manteaux ;) Et direction le stand Black Moon, où nous étions invitées à une soirée entre bloggeurs :) Non seulement des bloggeurs, mais aussi des auteurs ! Lauren Oliver, Frédéric Mars, Bertrand Puard, Pauline Alphen, Michelle Paver, Jean-Luc Marcastel... du beau monde ;) Et l'équipe nous remet quelques cadeaux [vous en saurez plus prochainement ;)] et Laetitia et moi sommes repérées pour une vidéo ^^ On nous demande si nous avons lu et apprécié la saga 16 Lunes de Margaret Stohl et Kami Garcia. Avant de répondre, le premier truc qu'on fait, c'est de se regarder Et comment qu'on a lu et qu'on aime cette série : c'est grâce à elle [et à Black Moon ] que l'on s'est rencontrées, il y a trois ans   Nous avons donc dit un "oui" unanime et nous voila prises pour répondre à une série de questions sur les romans et la prochaine adaptation cinématographique. [Pour l'instant, nous ne savons pas quand et où cette vidéo sera diffusée, mais promis, vous le saurez tôt ou tard ;)] Après le 'tournage', on fait un rapide tour du Salon, je montre quelques stands à Laetitia, nous saluons l'équipe du stand Michel Lafon, puis nous repartons vers chez moi, car il est déjà plus de 21h et que le Salon commence à se vider [on le sent tout de suite d'ailleurs, quand il y a moins de monde... il fait moins chaud :lol:] Sur la route, on papote encore, on échange nos avis, nos impressions sur le Salon et on programme [légèrement] les deux jours à venir :) Et à la maison, on parle encore :lol: Il est plus d'une heure quand on se couche enfin, la journée de demain en tête pour alimenter nos rêves...

Samedi 1er décembre : 
Avant de partir, préparation des livres pour les dédicaces [j'ai pris une valise :lol:] ! Il faut dire qu'il y a une superbe programmation : Carina Rozenfeld, C.J. Daugherty, Sophie Audouin-Mamikonian, Michelle Paver, Lauren Oliver, Amy Plum, Malorie Blackman & Tahereh Mafi !! [enfin, ce n'est rien face à la multitude d'auteurs qu'il y avait ;)]. On prépare aussi les sandwichs, les appareils photos, et on décolle [façon de parler, on est sur un nuage depuis vendredi soir :lol:] ! Laëtitia et moi arrivons à Montreuil vers 9h45, ce qui nous laisse le temps de retrouver deux autres amies avant de filer aux dédicaces de C.J. Daugherty et Carina Rozenfeld ♥ Il y a une petite queue, ce qui nous permet de papoter un peu, d'échanger quelques bouquins et je profite de la rencontre pour m'offrir Night School tome 1 [ne l'ayant pas trouvé chez mon libraire avant ^^] et faire dédicacer du coup mes deux tomes par l'auteure [maintenant, il n'y a plus qu'à les lire x) mais je sens que ça ira vite ;)] ! Son accueil a été merveilleux, C.J. était adorable, souriante et très agréable ♥ Et malgré ma timidité, j'ai posé avec elle pour une photo :D C'était super ! Et de même pour Carina [Phaenix, La quête des Livres-Monde, Doregon] ! Je l'avais déjà vue la semaine précédente, à la Fnac des Halles, lors de sa dédicace, mais quand on peut se faire plaisir, on ne s'en prive pas ;) Alors j'ai pris quelques photos de loin et j'ai regardé mes amies se faire dédicacer leurs romans ^^ Ensuite, on part direction le stand Black Moon, (re)voir les romans et commenter entre nous les sorties, nos coups de coeur ou juste notre roman tape-à-l'oeil ;) Et c'est vraiment super parce qu'on a plus ou moins les mêmes goûts et que les lectures de chacune viennent compléter les nôtres ♥ Puis on discute un peu avec l'équipe Black Moon, pour avoir quelques infos sur le magazine, sur le salon,... 12h approche et une partie de la bande par faire la queue pour Jean-Luc Marcastel [Le dernier hiver, Black Moon], alors on se pose à côté du stand. Laëtitia et moi commençons à nous préparer pour notre rencontre/interview avec Tahereh Mafi [Ne me touche pas, Michel Lafon], qui a lieu à 13h :) En 45minutes, on boucle les questions et l'organisation ! Tout le monde est revenu et on se sépare à nouveau : nos amies vont manger pendant qu'on sera avec Tahereh ! Avec Laëtitia, on stresse un peu, mais nous avons hâte de voir l'auteure ;) Sur le stand, on nous dit qu'elle est partie faire un tour et qu'elle ne va pas tarder à arriver. L'excitation monte d'un cran *_* On s'installe, on prend des photos et on revérifie tout une dernière fois. Et quand Tahereh nous rejoint, l'excitation est à son comble. Dorothy nous rejoint pour jouer les traductrices et l'interview démarre... Je ne saurais vous dire combien de temps nous avons échangé toutes les quatre ; je n'ai pas vu le temps passer. Tahereh a été formidable, très chaleureuse, très souriante, elle a répondu à nos questions avec beaucoup d'attention et de sincérité, en développant toujours ce qu'elle disait. Elle nous a très vite mises à l'aise. Et à la fin, elle nous a pris dans ses bras, en disant qu'elle était contente de nous rencontrer, de nous avoir parlé !!! C'était tellement inattendu pour moi, je ne m'en remets pas ♥ Nous échangeons quelques derniers mots pendant qu'elle signe nos livres et nous repartons pour laisser la place à d'autres bloggeurs ! [Compte rendu à venir ;)] On retrouve nos amies, déjà sur le stand pour Sophie Audouin-Mamikonian [Tara Duncan, Indiana Teller, La couleur de l'âme des anges], qui dédicaçait à 14h sur le stand Michel Lafon. Comme nous avons un peu de temps, nous décidons d'aller manger vite fait et de revenir ensuite avec elles pour la dédicace. Nous revenons alors que l'auteure a déjà commencé à signer. Sophie a été très gentille, toujours aussi souriante et prête à échanger avec ses lecteurs ! Un vrai plaisir ! Puis nous filons chez Black Moon [encore ^^] pour la dédicace de Christine Féret-Fleury [La trace, Black Moon], qui avait déjà commencé... Et là, on repapote avec l'équipe et on attend sagement Lauren Oliver [Delirium 1 & 2, Le dernier jour de ma vie, Black Moon] et Michelle Paver [Chroniques des Temps Obscurs, Le temps des héros, 40 jours de nuit, Black Moon] ! Quelle joie de les voir arriver, tout sourire et étonnées du monde qui les attend !! Les dédicaces commencent et Lauren me reconnaît *Hiiiiiiiiiiiii*, nous nous étions rencontrées en juin et nos regards s'étaient croisés veille pendant la soirée Black Moon. Elle a vu que j'avais aussi Le dernier jour de ma vie, je lui ai dit que j'étais devenue accro et nous avons aussi parlé un peu de Lily and Po, sa dernière publication ;) Une petite photo [de Lauren ;)], des remerciements et je me glisse dans la queue d'à côté pour Michelle Paver. Là, je vais signer Le temps des héros pour mon frère et le premier tome des Chroniques des Temps Obscurs :) Michelle me reconnaît également, nous avions discuté ensemble la veille, et elle répond à quelques questions tout en signant mes livres. Je lui dis que mon frère est aussi fan d'elle que moi et nous faisons une photo ensemble ♥ Après, je la remercie pour tout et avec les amies nous filons sur le stand de Milan, pour voir Amy Plum [Plus encore que la vie, Macadam] & Malorie Blackman [Entre chiens et loups, Boys don't cry, Macadam] !! :D N'ayant pas mes livres, je n'ai rien fait signer, mais j'ai pris des photos ;) Ensuite, nous partons voir Tahereh, qui finit tout juste sa dédicace ! Nos amies font signer leurs romans et nous en profitons pour refaire des photos :D Un dernier tour du Salon, quelques blablas et quelques achats et notre bande se sépare : nos amies quittent le Salon [snif] et Laetitia et moi allons faire un dernier tour, comme il nous reste un peu de temps avant la représentation de 1789, Les amants de la Bastille, que nous allons voir à 21h. :D Nous rentrons vers 1h du matin, musique aux oreilles, les souvenirs du Salon et de la soirée tournant dans nos bouches et dans nos pensées. On vide les mémoires des appareils photos [ma carte était pleine, entre le Salon et le spectacle ;)], on recharge les téléphones et les batteries,... Il est près de 2h quand on se couche enfin, une nouvelle journée au compteur... et pas vraiment prêtes pour la dernière... ^^

Dimanche 2 décembre : 
Déjà... La journée est un peu moins chargée, alors nous dormons une heure de plus et prenons notre temps au petit déjeuner ;) On prépare les sacs, le déjeuner et on vérifie qu'aucune n'a rien oublié avant de partir pour le Salon. Nous y arrivons vers 12h45 et allons de suite sur le stand Flammarion pour rencontrer l'auteure de Penelope Green, Béatrice Bottet. Je n'ai pas sa dédicace, mais ayant pu la voir, je peux vous dire que c'était magnifique : elle fait de très beaux dessins ! :) Ensuite, on monte pour la dédicace de Béatrice [encore une Béatrice ^^] Nicodème [Défi à Sherlock Holmes, Hachette] sur le stand Black Moon ! Après un petit coucou à Michel Lafon, on se trouve un coin pour manger et préparer notre rencontre/interview avec Fabrice Colin [49 jours, Bal de givre à New York, Les étranges soeurs Wilcox, et tant d'autres...] ♥ Vers 15h, questions écrites et stress grandissant, nous apercevons Fabrice en dédicace. On se joint à la file pour faire signer nos livres, sans lui dire que nous allons l'nterviewer dans quelques minutes :) On pose quelques questions pendant la signature, mais pas trop pour ne pas empiéter sur la suite ;) A la fin de sa séance, nous le laissons souffler un peu avant de monter dans les coulisses de Montreuil pour trouver un endroit pour l'interview [impossible de la faire sur le stand Michel Lafon, il y avait plein de fans pour Anne Robillard ;)]. Le compte rendu viendra, mais laissez moi vous dire que la rencontre avec Fabrice Colin a été aussi marquante que celle avec Tahereh Mafi ! Le fait qu'il soit français [et parle donc français] nous a permis d'avoir un réel échange avec lui et Fabrice a été très chaleureux. Il répondait à nos questions calmement et clairement, en développant chacune de ses réponses. Cet auteur est vraiment agréable, convivial et très humain. C'était superbe !! On clôt l'interview vers 16h30, pile au moment où d'autres personnes viennent l'interroger. Laêtitia et moi remercions Fabrice et repartons dans le Salon, accompagnées de Camille, des étoiles plein les yeux et un sourire banane des lèvres aux oreilles ♥ Pensant qu'il n'était peut-être pas trop tard, nous avons rejoint le stand Gallimard pour assister à la dédicace d'Erik L'Homme, mais la queue était déjà arrêtée. Nous allons donc à la conférence donner par C.J. Daugherty, qui avait pour thème Normal is the new paranormal. Ensuite, nous avons fait un énième tour du salon, acheter encore quelques bouquins et fait des recherches plus pousser sur les parutions de Fabrice ;) [vous comprendrez avec le compte rendu ^^] Mais 18h s'est vite profilé... Un dernier tour du Salon, quelques au revoir et nous repartons le coeur gros, les sacs pleins, direction la gare de l'Est, pour que Laëtitia puisse reprendre le train qui la ramènera chez elle [et l'éloignera à nouveau de moi...]. Je rentre chez moi vers 21h30, un brin fatiguée et déjà gagnée par le rhume post-Montreuil. Mais si c'était à refaire... *se laisse à rêver* !! ♥

Pour clore cet article, un immense merci aux coulisses de Montreuil pour cette organisation, ces conférences et ce lieu, toujours plus beau d'année en année ! Un immense merci aux éditeurs présents pour leur gentillesse, leur disponibilités et leurs programmes de dédicaces ! Un immense merci aux auteurs, qui ont fait le déplacement, qui sont restés des heures pour nous, toujours souriants, toujours agréables et disponibles !

A l'année prochaine !!

(retrouver les photos du Salon sur l'album de la page Facebook ;) )

dimanche 11 novembre 2012

=> 49 jours - Fabrice Colin <=

Je plaide coupable... Ces derniers temps, j'ai laissé tomber mes lectures scolaires pour me consacrer à mes lectures plaisirs... C'est plus fort que moi ! Et quand j'ai vu 49 jours de Fabrice Colin, j'ai jeté un coup d'oeil à mes lectures scolaires en leur disant qu'elles patienteront encore un peu :p Le roman fini, je me dis que le jeu en valait largement la chandelle


Éditeur : Michel Lafon
Collection : Jeunesse
Genre : fantastique
Public : 15 ans
Nombre de pages : 416 pages
Date de parution : 08/11/2012
Prix : 16,95 €

Résumé
"Je m'appelle Floryan ; j'ai dix-sept ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s'étendait à perte de vue. Un être de lumière m'a accueilli, se présentant comme un "Elohim". Il m'a proposé un choix : soit je le suivais dans le Royaume - un paradis, selon lui, mais que je n'étais pas autorisé à voir avant de m'y rendre -, soit je plongeai dans le Nihil, un gouffre gigantesque menant vers... Vers quoi ? C'est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j'ignore tout du Royaume, et j'ai quarante-neuf jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c'est que ce choix n'engage pas que moi..."

Avis
Je ne sais même pas par quel point commencer tant ce roman est une pépite !

Floryan a 17 ans lorsqu'il meurt dans un attentat. Lorsqu'il 'revient à lui', il n'est ni question d'Enfer ni de Paradis. Il se trouve dans ce que certains appellent  l'Intermonde, un entre-deux, une sorte de purgatoire. Un être de lumière se présente à lui en lui disant qu'il a 49 jours pour savoir où il veut aller : rejoindre le Royaume, l'endroit où vivent les autres êtres de lumière, ou sauter dans le Nihil, un gouffre dont personne ne sait rien. Floryan choisit de réfléchir. Explorant ce nouvel univers, il découvre un camp, semblable à un village, et d'autres personnes, comme lui. Ils se nomment les Égarés. Pour le jeune garçon, c'est le début d'une nouvelle vie...

C'est dur de se retenir pour ne pas en dire trop. A chaque mot, j'ai l'impression que je pourrais craquer et révéler ce que seul le livre doit vous apprendre. [Argh ! ^^] A la lecture de la quatrième de couverture, on pourrait s'attendre à quelque chose comme un récit en solitaire. Que nenni ! L'auteur nous offre un récit complet aux multiples facettes, donnant des pistes pour mieux faire de nous-mêmes des Égarés.
Floryan est un personnage hors des conventions. Dès la première ligne, j'ai eu envie de le détester. Imbu, arrogant, fils à papa... Il l'avouera lui-même [C'est ma citation ] Mais ce n'est qu'une partie de ce qu'il est. Il y a plus à découvrir sous son apparence. Je dirais que sa véritable histoire commence dans l'Intermonde, parce que, soudain, j'ai eu l'impression d'être face à un nouveau protagoniste. Floryan a pris du recul, comme s'il mûrissait dans cet entre-deux. Une évolution qui m'a accrochée au personnage : ses remises en question, ses doutes, ses attentes, tout ça lui donne une réalité, une profondeur qui fait forcément craquer. 
Et puis, en fait, comment lui en vouloir d'être ce qu'il est ? Pour les autres personnages, ils ont un soupçon de je ne sais quoi qui les rend aussi fascinant. D'une, au début de ma lecture, je ne m'attendais pas à tomber sur eux [même si en lisant le résumé, ça se comprend forcément ^^ sauf qu'on a aucune idée de qui dépendra le choix fait par Floryan ;) ] De deux, ils me sont apparus comme tellement libres, défaits de tout lien ; peut-être parce qu'il n'y a plus vraiment d'attaches qui comptent pour eux. De trois, ils avaient un truc d'intéressants de part leur adaptabilité et le rapport qu'ils avaient à la vie ou à la mort. Je les ai tous trouvé construits, réels et en même temps fugaces. Une sensation très étrange en fait, mais du genre qu'on apprécie malgré tout ^^ Mais les Eholim... POUAH !! Je ne veux même pas en entendre parler. Il faut se fier à sa première impression, et celle que j'ai eu lorsque Floryan rencontre son premier Elohim n'a pas été des plus tendres xD Il a éveillé de la peur en moi, trop gentil pour ne pas avoir un méfait à se reprocher... ^^
Quant à l'Intermonde... Un lieu vraiment louche, si vous voulez mon avis, mais où je me perdrais volontiers si je le pouvais... Parce qu'il projette une idée, une pensée que tout le monde a toujours eu. Savoir ce qu'il y a après la mort, ce qui nous arrive. Et ce qu'on peut y faire. C'est un univers sur lequel on a plein d'interrogations, dont les mystères sont savamment gardés et rarement distillés. Il est comme tout monde en somme : un lieu de secrets et de manipulation, de trahison et de corruption. Alors qu'il pourrait être tellement paisible à la vue de ses vallées, de ses montagnes enneigées, de son soleil et de ses deux lunes [Oui, deux aux couleurs assez étranges :lol: ] Et de ses lacs blancs... Il pourrait être un paradis, s'il en existait un.
Autour de tout ça, l'intrigue. Un mélange de fantastique et de mythologie très réussi, des idées menées comme il faut pour me rendre folle et faire du roman un pur roman addictif, une écriture fluide qui nous emporte. Je ne regrette pas d'avoir pris du retard à la fac pour passer du temps dans l'univers de Fabrice Colin, et je n'en ressors qu'à regret. Sur le cul et pleine de questions. [Je veux la suite ! =D] Tout au long, l'auteur maintient un suspens qui m'a rendu dingue, un flou autour du choix de Floryan qui m'a donné envie de crier et de m'arracher les cheveux. Arrivée à la dernière page de 49 jours, j'aurais pu pleurer de frustration. Mais les attentes ont pris le pas sur ce sentiment. La suite ! la suite ! la suite ! voilà tout ce que hurlait mon esprit.

Fabrice Colin signe ici une histoire forte, inattendue et haletante, dont on ne connaît l'issue qu'à la dernière ligne, aux facettes étonnantes, multiples et impressionnantes. Un roman qui mêle plusieurs genres, plusieurs temps, qu'on ne lâche qu'à la dernière ligne.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
"[...] mes parents ont de l'argent, que demander de plus ? L'avenir n'est pas un problème, il ne l'a jamais été. La plupart des adolescents se croient immortels. Moi, je suis sûr de l'être."
[J'avais juste envie de lui mettre une baffe là x)]


Un grand merci aux éditions Michel Lafon pour cette merveilleuse lecture !


Il est sorti jeudi ! Qui l'a déjà ? Qui compte le lire ?
Partagez vos avis ! Et bonne lecture ! :)