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samedi 15 octobre 2016

Cinq bonnes raisons de lire #1 : Levana de Marissa Meyer

Éditeur : Pocket Jeunesse
Traducteur :Guillaume Fournier
Genre : fantastique, conte, YA
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 256
Date de parution : 16/04/2016
Prix : 16,90€

Résumé
« Bien avant de devenir la cruelle et magnifique reine des Lunaires, bien avant que Cinder, Scarlet et Cress ne se rencontrent, Levana a vécu une tout autre histoire. Une histoire d'amour et de guerre, de trahison et de mort. Une histoire qui n'a jamais été contée... jusqu'à présent. »

Cinq bonnes raisons de le lire

→ Se replonger dans l'univers des Chroniques Lunaires : à ce jour, la saga des Chroniques Lunaires est totalement publiée : Cinder, Scarlet, Cress et Winter vous attendent en librairie ! Levana est un spin off qui retrace brièvement l'histoire de l'un des personnages cruciaux de la série. Et quand on sait la saga terminée, c'est un véritable petit plus. Une bonne centaine de pages, direction la Lune, qui nous replonge dans la magie de cet univers particulier, merveilleux et enchanteur. 
→ Levana : à elle-seule, ce personnage vaut le coup et aurait pu mériter davantage de pages. Levana, la méchante de cette réécriture de conte, nous livre enfin son histoire, ses peurs et ses craintes. Après cette lecture, elle n'aura plus aucun secret pour vous... et peut-être serez-vous réconcilié avec elle ? Personnellement, découvrir son passé, ses raisons, m'a beaucoup touchée. C'est un personnage plus complexe que j'ai découvert, dont la méchanceté n'est pas si méchante que ça. Au fil de ma lecture, j'ai eu envie de l'apprécier autant que de la détester, d'être l'épaule à qui elle pourrait se confier et la personne en mesure de l'arrêter. Paradoxale, n'est-ce pas ?
→ La plume de Marissa Meyer : sa magie opère à une telle vitesse ! Quelques pages et je ne pouvais déjà plus lâcher Levana. J'étais de retour sur la Lune, à m'imaginer le palais, ses gardes, les personnages, me posant autant de questions que je traçais d'idées pour comprendre le changement à venir entre la Levana que je connaissais dans Cinder et Scarlet et celle que j'apprenais à connaître ici. Comment ? Pourquoi ? Et si... ? Le souci avec un méchant, dans un récit, c'est que j'essaie toujours de lui trouver une excuse, d'imaginer qu'il puisse avoir une part de gentillesse qui ressurgisse. Ici, Marissa Meyer est parvenue à me faire voir Levana autrement, oubliant presque l'odieux personnage que j'ai rencontré dans les tomes précédents. 
→ L'histoire en elle-même : courte et concise, ni trop peu ni pas assez. Bien qu'en fait, on en souhaite plus par gourmandise ! Si vous êtes déjà lecteurs de la saga, vous êtes aussi familiers des pavés qu'elle contient. Avec Levana, Marissa Meyer nous offre un format plus court, mais tout aussi riche ! Flash-backs, suspense, introspection, premier amour, abandon et deuil, les émotions sont au rendez-vous. 
→ Si vous êtes fans de la saga, vous ne pouvez pas passer à côté de cet opus !

samedi 3 septembre 2016

=> La racine carrée de l'été - Harriet Reuter Hapgood <=


Éditeur : Pocket Jeunesse 
Traductrice : Juliette Lê
Genre : contemporain, fantastque
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 334
Date de parution : 01/09/2016
Prix : 17,90€

Résumé
"Gottie H. Oppenheimer, génie des maths, perd du temps. Littéralement. Lors d'étranges absences, le temps disparaît, et elle est projetée dans son passé.
La voici, l'été dernier, quand Grey, son grand-père adoré, est mort. L'après-midi où elle est tombée amoureuse de Jason, qui ne tiendra même pas sa main à l'enterrement. Le jour où son ami d'enfance Thomas a déménagé et l'a laissée avec une cicatrice sur la main et un trou noir dans sa mémoire.
Aujourd'hui, dans la petite ville anglaise où Gottie a grand, Grey est toujours absent, mais Thomas est de retour. Le passé de Gottie, son présent et son avenir sont sur le point d'entrée en collision... et le coeur de quelqu'un va bientôt se briser."

Avis
Comment présenter un roman aussi décalé et original ? La racine carrée de l'été nous parle de mathématiques et de physique, de deuil et de trous de ver, d'amour et de première fois. Harriet Reuter Hapgood a créé une héroïne folle de chiffres et d'explications scientifiques, qui pourrait vous rendre fou à votre tour. Pourtant, on plonge avec délice dans cet univers singulier, à la fois présent et hors du temps. On remonte les souvenirs de Gottie, on découvre cet elle qu'elle est, celle qu'elle a été et celle qu'elle pourrait être. Génie ou fiction ? 

samedi 6 août 2016

=> Ma raison d'espérer - Rebecca Donovan [Ma raison de vivre, #2] <=


Lu en LC avec Échos de mots ♥ 
Éditeur : Pocket Jeunesse
Traductrice : Catherine Nabokov
Genre : drame, contemporain, YA
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 601
Date de parution : 15/10/2015
Prix : 18,90€

Résumé :
[SPOILERS - Surlignez pour lire le texte]
« « Tu es le sens de ma vie, la raison de chacun de mes actes. Et je ne changerais ça pour rien au monde. »

Emma commence doucement à réapprendre à vivre aux côtés d'Evan et de Sara. Hantée par des cauchemars terribles, elle décide de donner une seconde chance à sa mère, qui l'a abandonnée, espérant trouver un sens à sa souffrance. Mais elle doit aussi affronter le regard des autres : ceux qui s'en veulent de ne pas l'avoir soutenue, ceux qui la jugent mais aussi ceux qui, surgissant de son passé, ont encore bien des révélations à faire sur sa vie d'avant... »

Avis :
Reçu comme cadeau de noël l'année dernière, il me tardait de découvrir Ma raison d'espérer, deuxième tome de la trilogie Ma raison de vivre. Pour autant, j'avoue que j'étais freinée par le ressenti en demi-teinte laissée par Ma raison de vivre et l'épaisseur du roman. Superficielle que je suis... Oui, parce qu'il se lit sans souci ! D'accord, c'est un poids pour vos mains, mais les pages défilent, les chapitres s'enchaînent, et ses 600 pages donnent tout de même l'impression de passer trop vite. J'étais persuadée de mettre quelques jours à en venir à bout... Il m'en a fallu environ deux. En avant pour la chronique - sans spoilers ! 

Pas de résumé. Pas de spoils.

On parle d'abord de ce qui m'a un peu fait tiquer pour finir par les réjouissances ? En avant ! Sans surprise, j'ai trouvé à Ma raison d'espérer les mêmes petits bémols que j'avais rencontrés avec Ma raison de vivre. Si tout se passe pour le mieux maintenant entre Emma, Evan, Sara et moi, j'ai encore eu quelques soucis avec les longueurs présentes dans le roman et les cents premières pages. Rebecca Donovan met pourtant tout ce qu'il faut, mais les choses étaient longues à démarrer. Par la suite, l'intrigue devient de plus en plus prenante au fil des éléments qui se révèlent, mais quelques chapitres venaient parfois freiner un peu la prise de rythme.
Heureusement, cela ne prend pas le pas sur l'intensité du roman et notre addiction ! À l'image de son prédécesseur, Ma raison d'espérer nous rend tout aussi accro. Ce qui aide à enchaîner les chapitres et voir petit à petit le nombre de pages restantes se réduire. Certains chapitres avaient beau ne pas nous aider à avancer dans l'intrigue, ils donnaient tout de même l'envie de continuer plus, le besoin d'en savoir plus. Et ce deuxième tome propose de lever le voile sur certains mystères d'Emma... Pourquoi est-elle allée vivre chez sa tante ? Quels secrets cachent sa propre famille ? Un programme alléchant et riche en révélations !
Rebecca Donovan quitte ici le sujet de la maltraitance physique pour nous parler de la souffrance psychologique, le mal que l'on est capable de faire aux autres, à soi-même et de celui qu'eux sont capables de nous faire. Un mot, un geste, un souvenir, vous et moi savons qu'Emma a le chic pour enfouir et garder pour elle, se blesser inconsciemment tout en pensant qu'elle mérite ceci ou cela. Et si l'on pense son calvaire terminé, il ne fait finalement que resurgir insidieusement, tel un monstre caché dans l'ombre, à la surface de sa conscience...
Evan et Sara sont toujours présents. Mais je vous le dis tout de suite : Evan a mis cette fois plus de temps à me convaincre... S'il m'a plu dès sa première apparition dans le premier tome, grâce notamment à ce qu'il faisait pour et à Emma, je l'ai trouvé un brin en deçà. Trop lisse, souvent désolé, j'ai trouvé son côté protecteur exaspérant, étouffant. Et Jonathan a fait son apparition. Comme Emma, c'est un personnage qui a des secrets et qui cache ses douleurs, ses vieux démons. On sent le lien qui se créé entre eux, la souffrance qui les rapproche. J'ai aussi trouvé qu'il amenait un plus : un souffle d'interdit et de provocation.
Une fois n'est pas coutume, Rebecca Donovan nous offre un final saisissant ! Tellement saisissant qu'Anne-So et moi nous sommes ruées sur la suite pour en découvrir plus... La fin est riche en tension et en action. Des faits prennent plus de sens, des personnages plus de charisme. On ne regrette pas d'être venue au bout du récit, d'avoir continué. On le referme avec de nouvelles interrogations, de nouveaux projets pour la suite. Et beaucoup d'impatience !

~~~~~~
Ma raison d'espérer de Rebecca Donovan est un deuxième tome réussi ! Si je reste chagrinée par quelques longueurs, qui freinent parfois le rythme du roman, j'ai passé un excellent moment en compagnie d'Emma, Evan et Sara [et Anne-Sochou ]. La plume de Rebecca Donovan est toujours aussi vive, toujours aussi juste. Emma reste quant à elle un personnage marquant et marquée par son passé et par ce qu'elle ne connaît pas encore. J'ai apprécié l'apparition de nouveaux personnages secondaires et les révélations fournies par l'auteur. 
Un tome qui continue de nous rendre accro, de nous faire autant de bien que de mal...

mercredi 20 janvier 2016

=> Au bout du rêve - Sarah Dessen <=


Éditeur : Pocket Jeunesse 
Traductrice : Véronique Minder
Genre : YA, contemporain, drame,
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 352
Date de parution : 16/05/2013
Prix : 17,50€

Résumé
« Matthew Biscoe, avec ses yeux verts et ses longues dreads brunes... c'est le prince charmant, Catlin en est sûre. Depuis qu'elle sort avec lui, elle tient le premier rôle, comme dans un rêve. Matthew est vraiment différent : Catlin découvre un univers hors norme, qui lui permet d'oublier tout le reste. Sa soeur disparue, sa mère taciturne, sa vie terne.
Alors, comment faire marche arrière quand leur relation devient plus difficile à vivre que « tout le reste » ? »

Avis
Sarah Dessen et moi, c'est une histoire d'amour depuis le premier roman, Cette chanson-là. Ensuite, j'ai suivi chaque sortie, attendu chaque été pour retrouver l'auteur et ses histoires. Toujours cette recette à base de thèmes adolescents, personnages forts et drame familial, mais qui prend à chaque fois ! Elle m'entraîne sans cesse dans ses récits, par la justesse de sa plume, la profondeur de ses protagonistes, c'est un tout qui me fait ressentir des émotions fortes, immanquablement. Avec Au bout du rêve, Sarah Dessen m'a emmenée ailleurs, m'a fait vivre quelque chose de nouveau et de terriblement plus intense que ses précédents romans.

Lorsque Cass quitte sa famille, sans prévenir, c'est tout l'univers de Catlin, sa soeur, qui s'effondre. Elle qui a toujours vécu dans son ombre, elle qui n'a jamais fait aussi bien que sa soeur, ne comprend pas. Son modèle aurait-il des failles ? La vie de Cass lui semblait si parfaite... Voilà que même partie, Cass l'éclipse encore. Puis Catlin croise les yeux verts de Matthew Biscoe. Elle s'attend à vivre sa première et plus belle histoire d'amour. À vivre, à exister enfin pour quelqu'un.

Depuis que j'ai refermé Au bout du rêve, l'histoire me reste en tête, tout autant que les personnages. Au début, je suis restée un peu perplexe, me demandant ce que faisait l'auteur et pourquoi je n'étais plus face au même schéma. Il y avait quelque chose de différent, dans l'atmosphère, dans l'écriture, quelque chose de pesant et d'oppressant. Pourquoi ? Ce serait vous spoiler que d'en parler dans cette chronique... Passé l'étonnement, j'ai simplement glissé dans le roman, incapable de me défaire de ma première impression, mais aussi complètement accrochée/écorchée à chaque page.
Sarah Dessen nous prouve qu'elle n'écrit pas seulement de belles histoires d'amour, qu'elle peut emmener son lecteur - avec autant de finesse et de justesse - dans un récit plus sombre, plus violent. Qu'elle peut aussi le surprendre en l'entraînant là où il ne s'attendait pas à aller. Personnellement, c'était une surprise totale. La couverture comme le résumé ne laissent pas à penser qu'on pourrait découvrir autre chose entre les pages. Mais une fois la lecture commencée, plus rien ne sera pareil.
C'est au matin de l'anniversaire de Catlin que sa soeur Cass disparaît, laissant juste un mot dans la cuisine. Cass qui prenait déjà tant de place, non contente de bouleverser le quotidien familial, choisit en plus de partir ce jour-là. Pour Catlin, le choc est dur à encaisser et d'emblée on se sent pris à parti par sa situation. Cela peut sembler idiot, voire futile, mais c'était touchant. Cass et Catlin n'ont pas vraiment de relation fusionnelle, leurs liens se sont détériorés avec les années, Cass est un modèle que Catlin n'atteindra jamais. C'est une relation difficile, qui prend aux tripes, et qui m'a immédiatement accrochée à Catlin. Puis vient Matthew... Ses yeux verts, l'assurance inébranlable qu'il dégage, c'est le coup de coeur pour Catlin comme pour le lecteur.
Au bout du rêve se découpe en trois parties, extrêmement révélatrices quant à la construction du personnage de Catlin : « Cass », « Matthew » et « Moi ». La narration, à la première personne, évoque tantôt le présent de Catlin, tantôt son passé. Elle nous raconte ce qu'elle vit, ce qu'elle ressent, comment elle se sent par rapport aux autres. J'ai découvert un personnage délicat, en retrait, effacé, marqué par ce qu'elle ne sait pas faire et le peu qu'elle pense mériter. Je crois que c'était la partie la plus douloureuse du roman, la culpabilité de cette jeune fille, fragile, en quête d'elle-même mais sur le mauvais chemin pour se trouver. Et ne pas être en mesure de l'aider était tout aussi difficile/insupportable.
En finissant ce roman, je m'en suis voulu à moi-même de ne pas avoir pu aider Catlin, à Sarah Dessen de m'avoir fait vivre une histoire si percutante. Surtout, j'en ai encore plus apprécié l'auteur - ce que je ne pensais pas possible. Elle a su garder toute sa maîtrise et tout ce que j'aime dans sa plume - finesse, justesse et émotions. Je n'ai pas eu l'impression d'être spectatrice, comme je l'avais un peu reproché à un titre dans la même vaine l'année dernière. J'étais en plein dedans, et ça m'a plu autant que ça m'a fait mal.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« Le prénom de ma soeur n'était qu'une chose de plus que je lui enviais. Toutes les deux, on avait beau avoir plein de choses en commun, c'était toujours nos différences qui me frappaient. »

~~~~~~

Au bout du rêve de Sarah Dessen a été un coup de coeur 2015 ! Loin des histoires d'amour habituelles que nous conte l'auteur, il n'en reste pas moins un roman sensible, plein de vérités, évoquant des thèmes tels que l'abandon, la violence, l'addiction. C'est une histoire sombre, aussi percutante qu'addictive, et qu'on ne voit pas arriver. Le lecteur peut seulement se laisser surprendre, vivre l'instant avec Catlin et refermer son histoire le coeur battant
Un récit qui ne me quittera pas de si tôt !


Challenge jeunesse/young adult : 9/65

samedi 19 décembre 2015

=> Ville noire - Stéphane Michaka [Cité 19, #1] <=

Quand je vous dis que je craque de plus en plus sur des romans à fond historique... J'ai récemment découvert le premier tome de Cité 19, Ville noire, écrit par Stéphane Michaka, et je me suis régalée ! J'ai autant apprécié ma rencontre avec Faustine dans le présent que de basculer avec elle dans le passé. Entre XIXème et XXIème siècle, retour sur un historico-fantastico-thriller fascinant et pleins de belles idées.


Éditeur : Pocket Jeunesse 
Genre : thriller, historique, SF
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 348
Date de parution : 15/10/2015
Prix : 16,90€

Résumé :
« Que faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l'a précipité dans le vide ? 
Convoquée pour identifier le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu'il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste inquiétante d'un personnage. Elle suit l'homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille... 150 ans plus tôt !
Pour Faustine, c'est le début d'une série d'aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l'Histoire. »

Avis :
Pour être honnête, je ne partais pas vraiment convaincue en commençant ma lecture. Les premiers avis sur Ville noire n'étaient pas terribles et l'aspect historique du roman me laissait un peu perplexe. Ne restaient que cette jolie couverture, la volonté de découvrir un auteur français et le résumé tout de même intrigant... Mais passés quelques chapitres, tout cela était oublié et je me suis rapidement familiarisée avec Faustine et son univers. J'ai apprécié ce premier tome au fur et à mesure que je le découvrais, le dévorais, allant de surprise et émerveillement, d'émerveillement en surprise.

Faustine a toujours été une adolescente solitaire, éprise de liberté. Avec une fascination immense pour le passé, elle passe son temps à fureter dans le musée où travaille son père, entre les objets et les souvenirs d'autres époques. C'est là qu'elle trouve sa place. Le jour où son père disparaît, Faustine se lance sur ses traces et se rend sur les lieux de son dernier rendez-vous : un arrêt de métro, Cité, à minuit. Pourtant, à son réveil, la voilà en plein Paris, toujours, mais le Paris d'Haussman, au coeur du XIXème siècle.

Comme je le disais, je n'ai pas tout de suite accroché. Le lecteur fait tout d'abord face à Faustine. Personnage solitaire, passionnée d'Histoire, elle ne trouve pas vraiment sa place dans le monde actuel. Elle n'a pas les mêmes centres d'intérêt, les mêmes goûts vestimentaires. Et elle dérange autant qu'elle détonne. J'ai découvert ses errances, sa quête d'identité, ses blessures. C'est petit à petit que le lien s'est crée entre elle et moi. Faustine se révèle doucement comme un protagoniste complexe et profond, figé dans le passé, marqué par le départ de sa mère.
C'est ainsi que j'ai également eu du mal à me plonger dans le début de Ville noire. Je trouvais Faustine un brin trop originale, parfois trop fuyante, et le récit de ses années précédentes me laissait un peu indifférente. Ce qui a finalement changé. Avec du recul, j'ai compris comme ces flash-back étaient importants pour saisir la Faustine de maintenant, celle qui ne s'est pas encore tout à fait trouvée et dont les amitiés oscillent. Puis lorsque la disparition de son père intervient enfin et que Faustine se réveille en plein coeur du XIXème siècle, j'ai fini par moi-même quitter le XXIème
Stéphane Michaka joue souvent sur ce qui va arriver, insérant ci et là que nous en saurons plus plus tard, que tel fait ne se verra pas tout de suite expliqué... Ce qui a donné chez moi un effet totalement réussi : je me suis retrouvée très intriguée par ces petites mises en bouche. L'auteur n'explique pas tout tout de suite, mais montre à son lecteur qu'il sait, qu'il y reviendra. Cela donne l'impression de jouer non seulement avec Faustine, son histoire, ses souvenirs, mais aussi avec l'auteur lui-même. Et inversement qu'il se joue aussi bien de nous, en nous donnant juste ce qu'il faut pour nous appâter avant d'y revenir plus tard. Il manage par là une sorte d'impatience, l'idée qu'il y a beaucoup plus derrière ce qui laisse apparaître dans la première partie. 
Si bien que quand est arrivée la seconde partie... Pendant un instant, je me suis retrouvée à nouveau un peu perdue. Je n'ai pas tout de suite compris le changement, ni où l'auteur m'avait entraînée. Est-ce qu'il y avait un défaut d'impression ? Étais-je toujours dans la même histoire ? Après une relecture très attentive, j'ai salué ce coup de génie ! La seconde partie du récit a été une grosse surprise, à laquelle j'étais loin de m'attendre. Je n'en dirais rien pour ne pas vous spoiler cet élément important du récit, sachez seulement que tout bascule. Stéphane Michaka nous invite sur une autre facette de son histoire, qui amène son lecteur vers un genre tout à fait inattendu.
Bref, voilà ce qui est au programme de Ville noire ! Un méli-mélo présent/passé saisissat qui nous plonge d'aujourd'hui à deux cents en arrière, alors que Haussman lance ses projets de rénovation pour Paris ; des disparitions inquiétantes, celle du père de Faustine puis d'autres, qui nous lancent dans une sorte de thriller fantastique très addictif ; un dernier aspect dont je garderais tout le mystère mais qui ne manquera pas à coup sûr de captiver le lecteur et de le laisser interdit pendant un petit moment...

« Le ciel était gris et il pleuvait tout fin. Un rayon de soleil perça lorsque Faustine jeta une fleur dans la tombe. Elle leva au ciel ses yeux pleins de larmes et murmure un « merci ».
Merci à son père de l'avoir, depuis ses cinq ans, consolée de l'absence de sa mère... 
Pour la première fois, le mot « inconsolable » correspondait à quelque chose de réel pour Faustine. Elle comprit que certains mots devaient être appris deux fois : la première avec le cerveau, la seconde avec le coeur. »

~~~~~~
Ville noire de Stéphane Michaka s'est finalement révélé être une très bonne lecture ! Après avoir mis un petit temps avant de vraiment m'intéresser à Faustine et au récit, je ne les ai plus lâchés par la suite. Par son courage, sa force et son caractère, j'ai accroché à notre héroïne lorsqu'elle a fini par trouver sa place, après avoir fait un bond de 150 ans dans le passé ! La plume de Stéphane Michaka m'a rapidement captivée, par tout ce qu'elle ne dévoile pas et par l'intrigue qu'elle a fait naître. Je suis passée de genre en genre, de surprise en surprise et j'en ressors convaincue et impatiente ! Vivement la suite
Fan de thriller et d'historique, ou non, ce premier tome de Cité 19 est à découvrir

Un immense merci aux éditions Pocket Jeunesse pour cette étonnante découverte


Challenge jeunesse/young adult : 7/65

mercredi 26 août 2015

=> Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers - Benjamin Alire Sáenz <=

Après avoir entendu parlé de sa sortie pendant des mois, m'être tenue à distance des chroniques trop élogieuses, veillant à ne pas trop en entendre, j'ai pu me plonger à mon tour dans cette lecture et en faire l'expérience. Si je ressors de Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers de Benjamin Alire Sáenz sans le coup de coeur général, je sens pourtant que j'étais à deux doigts de l'avoir !

Éditeur : Pocket Jeunesse 
Traduit par : Helène Zilberait
[Lien auteur] - [Page facebook]
Genre : contemporain, YA,
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 359
Date de parution : 18/06/2015
Prix : 17,90€

Résumé :
« Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, de ces relations qui changent la vie à jamais...
C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers. »

Avis :
Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers est assurément un roman d'une grande simplicité... mais dans le meilleur sens du terme ! Tout y est simple, le texte semble s'écouler de lui-même, Benjamin Alire Sáenz ne passe pas par mille chemins. Les mots choisis sont justes, les personnages décrits avec sensibilité, les dialogues se répondent du tac au tac. Une nouvelle histoire sur l'adolescence, ses maux, la quête de soi, l'acceptation, qui ne manque pas de se démarquer et de marquer !

Aristote est du genre solitaire. Peu locace, pas ou peu d'amis, mais cela lui convient. Ainsi, il ressemble à son père, marqué par le Vietnam, et au silence que ses parents entretiennent autour de son frère, en prison. Mais ses allures de gars prêt à en découdre ne vont pas effrayer Dante. Et malgré leur personnalité bien différentes, une grande amitié va vite se nouer entre les deux garçons.

Courant juin, Pocket Jeunesse a publié un roman très attendu, longtemps sollicité et coup de coeur pour bon nombre de lecteurs. Le résumé, assez flou, a très vite piqué ma curiosité, si bien qu'en apprenant sa sortie, j'avais le sentiment d'avoir besoin de ce livre. Et quand on découvre de quoi il est vraiment question... Je n'en dirais rien, mais le récit évoque pour moi avec sensibilité et poétisme la quête de soi, l'acceptation, ces maux de l'adolescence, le tout dans un contexte spacio-temporel difficile. Une lecture qui m'a remuée et émue.
L'histoire d'Ari et de Dante dégage autant de simplicité que de douceur. Benjamin Alire Sáenz possède une plume très fluide, intimiste, qui nous emporte au coeur de ses personnages, au coeur de leur histoire, au coeur de leurs sentiments. Si bien que l'on plonge littéralement dans le roman. Il se dévore tout seul, et ses chapitres courts, brefs - néanmoins pleins d'émotions, de réflexion - incitent également à faire notre lecture d'une traite. Parce que pourquoi pas un chapitre de plus, puis un autre  ; parce que le lecteur est vite pris dans le récit ; parce qu'Aristote est un personnage hyper attachant
Fermé, paumé, perdu, au début, j'ai vraiment pensé que je ne parviendrais pas à saisir Aristote, que je ne parviendrais pas à me laisser convaincre par ce protagoniste. Trop renfermé, trop sombre, il me paraissait insaisissable. Mais c'est une crainte qui a rapidement disparu. Avec ses allures d'anti-héros, Aristote renvoie au lecteur quelque chose de brut, qui nous fait dire qu'on ne devrait pas l'approcher. Sauf que ça ne prend pas et il en devient rapidement attachant. Attachant et émouvant. Quant à Dante, il est tout son contraire. Expressif, expansif, il ne cache rien et amène beaucoup de lumière, tant dans le roman que pour le personnage d'Ari. Aristote et Dante sont deux personnages tout à fait complémentaires, qui explorent l'adolescence, ses secrets, ses difficultés avec sincérité
Mais je n'ai pas été aussi convaincue par le reste des personnages, à savoir les parents d'Ari et ceux de Dante. Ils avaient le potentiel, le vécu propre à me donner envie de les aimer de tout mon coeur. Chacun d'eux est affectueux, plein d'amour, même si à leur manière. Je crois cependant que ce sont certains clichés, comme pour le père d'Ari, qui m'ont empêchée de vraiment accrocher avec eux.
A tous ceux qui s'attendent à un road-trip, à un roman plein d'actions/de grosses révélations inattendues, Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers n'est pas ce genre de roman. Cette simplicité que j'ai tant aimé dans l'histoire a un mauvais revers : le lecteur n'a pas spécialement de surprises. S'il est parfois maintenu en haleine, on comprend malgré tout rapidement ce qu'il va arriver, comment les choses vont se dérouler et ce que l'auteur pourrait nous dire au final de son ouvrage. Pour autant, cet aspect n'a en rien gâché ma lecture ni même la satisfaction qui m'a saisie en la terminant. 

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : 
« Un autre secret de l'univers : parfois, la douleur est comme une tempête venue de nulle part. »

~~~~~~

Ce que je retiendrais d'Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers ? Tout d'abord l'amitié sincère et entière que nous livrent Ari et Dante, une amitié dans le genre forte et émouvante. Ensuite, l'amour qui transpire de ce roman, même s'il n'est pas toujours comme on s'y attend. Surtout, la plume de Benjamin Alire Sáenz, poétique, sensible, douce et toujours juste. Enfin, la simplicité qui se dégage du récit. Rien d'abracadabrant, rien de trop, seulement ce qu'il fallait pour toucher le lecteur. Et qui aura réussi à me toucher également. 

+ Je remercie le site lecteurs.com et les éditions Pocket Jeunesse pour cette lecture ♥

vendredi 22 mai 2015

=> Ma raison de vivre - Rebecca Donovan <=

Après avoir résisté à son appel pendant le SDL, j'ai finalement craqué pour ce titre à mon retour chez moi... Faiblesse quand tu nous tiens. Un mois après, je me suis enfin jetée dessus ! Ma raison de vivre de Rebecca Donovan était plein de promesses, dans sa couverture douce et accrocheuse. La blogo et le résumé aidant, je l'ai ouvert pleine d'attentes, certaine de vivre un livre bouleversant... 

Éditeur : Pocket Jeunesse 
Traductrice : Catherine Nabokov
Genre : YA, contemporain
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 544 
Date de parution : 05/03/2015
Prix : 18,90€

Résumé
« - Et si je ne veux pas être ami avec toi ?
- Alors nous ne serons pas amis.
- Et si j'ai envie d'être plus qu'un ami ?
- Alors nous ne serons rien du tout.

Emma a tout fait pour empêcher Evan d'entrer dans sa vie. Non pas parce qu'il la laisse indifférente, bien au contraire, mais parce que personne ne doit savoir.
Savoir qui elle est vraiment, quelle est son histoire et, surtout, ce qui l'attend tous les soirs, quand elle rentre chez elle... »

Avis
C'est la première fois que cela me fait ça, mais je crois vraiment avoir lu ce roman à la mauvaise période. Vous savez, quand le contexte n'est pas hyper propice à vous faire aimer votre lecture à fond. Quand vous venez d'avoir un immense coup de coeur et que tout paraît moins intense à côté. C'est ce qui s'est passé avec Ma raison de vivre... J'ai adoré cette lecture, et je trépigne à l'idée de lire la suite prochainement, mais elle ne m'a pas transportée autant que je l'espérais, elle ne m'a pas renversée au point de perdre pied. Alors que cette lecture valait largement le coup de coeur.

Emma vit un enfer, mais elle est bien déterminée à garder cela secret. Elle fait tout pour être le moins possible chez sa tante : studieuse, elle multiplie les activités extrascolaires pour éviter de se retrouver à la maison. Encore deux ans avant de pouvoir quitter le foyer et partir pour l'université, Emma est persuadée qu'elle peut tenir le coup. Seule sa meilleure amie, Sara, sait ce qui lui arrive. Mais lorsque Evan débarque au lycée de et dans sa vie bien rangée, il se pourrait que le secret vienne à éclater...

Si je n'ai pas eu le coup de coeur, je pense aussi que c'est légèrement dû à une première partie du roman, et à Emma. Si j'ai réellement aimé ce personnage en général et surtout admiré son courage, sa force, j'ai passé le début de ma lecture à essayer de la comprendre... Et de comprendre comment elle pouvait subir ça et continuer de se taire. Du coup, pendant une bonne centaine de pages, je suis restée assez extérieure et trop spectatrice face à ce qui se passait.
Je n'ai pas réussi à vraiment entrer dans l'histoire, à être vraiment affectée par ce qui arrivait à Emma, à trouver ce genre de situation plausible. Jusqu'à Evan ! Il permet de voir de nouvelles facettes d'Emma. Une Emma qui s'agace, une Emma qui perd pied, une Emma indécise. Il la rend plus réelle. Pour la première fois depuis longtemps, elle est face à des choix, va devoir faire des concessions, et peut-être même s'ouvrir. Dès lors, Ma raison de vivre prend encore plus de sens et d'intensité.
J'ai vraiment adoré cette pointe de romance, sans qu'elle en soit vraiment une pour autant. Emma peut-elle se permettre de laisser l'amour entrer dans sa vie ? Quelles pourraient en être les conséquences ? Il y a une grande part d'imprévisibilité dans ce roman. On peut voir venir certaines choses, là où d'autres nous prendront totalement à revers et nous laisseront le souffle court, un noeud dans la gorge, le coeur haletant - accompagné parfois d'un frisson glacé d'angoisse.
Une fois que j'ai commencé à mieux cerner et comprendre Emma, les raisons de son silence, j'ai pris plus de plaisir à lire Ma raison de vivre. Même si la notion de plaisir est ici très relative, hein. Le sujet difficile, ces scènes parfois insupportables, cette douleur qui transpire du roman. Mais Rebecca Donovan maîtrise son sujet. Elle a une plume fluide, qui ne s'appesantit pas. Si bien que le sujet, en étant difficile, n'est pas non plus trop. On imagine, on se représente, et même si l'horreur de ce qu'on a sous les yeux nous glace les sangs, ça reste lisible, ça n'en vient pas à nous faire rejeter notre lecture. Et j'en suis venue à peiner pour refermer le roman le temps de travailler/dormir/manger/...
Même si j'ai d'abord un peu coincé avec Emma, on se prend malgré tout très vite d'empathie pour cette jeune fille. Je suis passée de l'incompréhension, à l'admiration, à l'envie de tout faire pour l'aider, à l'image de Sara. Et à chaque page qu'on tourne, je me demandais sans cesse ce qu'il pourrait lui arriver de pire, ou quel coup tordu on lui réservait encore... J'ai appris à l'aimer en apprenant à la connaître, et avec du recul, ça me plaît de ne pas être tombée pour cette héroïne dès le départ. C'est un peu comme dans la vraie vie !
Je reste juste perplexe face aux personnages secondaires. Sara, qui semble avoir un mode de vie léger, Carol, qui ne m'a pas livré assez d'explications, George, qui ne peut pas être aussi aveugle - ou alors ne puis-je pas concevoir qu'on puisse ainsi se leurrer et fermer les yeux ? J'espère que la suite répondra aux nombreuses questions que je me pose. Questions qui ont largement triplé avec le final saisissant de ce roman ! Bref, j'attends la suite de Ma raison de vivre de pied ferme !

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« - Je culpabilise à mort à cause de la manière dont je t'ai parlé et toi, tu me dis que tu me trouves drôle ? OK, eh bien, disons que tu sais tirer le meilleur de moi, ai-je lâché d'un ton railleur.
Il s'est penché vers moi.
- Je suis là pour ça, a-t-il soufflé à mon oreille.
Je me suis tournée pour ouvrir mon casier, tétanisée. Tandis qu'il passait un bras par-dessus ma tête pour atteindre ses livres, son tee-shirt a effleuré mon dos. J'ai fermé les yeux et respiré profondément en attendant qu'il recule d'un pas. »

~~~~~~
Ma raison de vivre de Rebecca Donovan est pour moi un roman aussi intense qu'addictif ! Si je n'ai pas tout de suite accroché avec Emma, il y a quand même un lien ténu qui s'est vite créé entre nous. Avant que je ne succombe complètement pour elle. L'histoire, elle, est aussi des plus difficiles et déstabilisantes. Pourtant, Rebecca Donovan réussit le tour de force de nous maintenir dans le récit, de nous captiver malgré des scènes insupportables. Finalement, ce pavé de presque six cents pages fond entre nos doigts comme Olaf au soleil... On ne le lâche plus, inquiets, sur nos gardes, cherchant la moindre échappatoire pour Emma. 
Et, lorsque la dernière page se profile, on se dit qu'on aimerait en avoir plus

+ Le tome 2 est prévu pour septembre

mercredi 12 novembre 2014

=> La terre brûlée - James Dashner [L'épreuve, #2]

Forcément, après ma lecture du tome 1, je ne voulais que me jeter sur le tome 2 de la trilogie L'épreuve, La terre brûlée. Maintenant que c'est chose faite, je voudrais me jeter sur le tome 3... Sauf qu'il n'est pas dans la dizaine de bouquins que j'ai ramenée de chez moi. Je sais, sur ce coup, je n'ai absolument pas géré ! Dire que je ne pourrais pas lire la suite avant mars, facilement. Damned !! James Dashner m'a encore emmenée dans son univers et j'ai hâte de pouvoir y replonger

Éditeur : Pocket 
Collection : Pocket Jeunesse
Genre : roman, dystopie
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 416
Date de parution : 14/08/2013
Prix : 18,50€

Résumé :
[Spoiler si vous n'avez pas lu le tome 1 - Surlignez si vous voulez le lire.]
"Et si la vie était pire hors du labyrinthe ? 
Thomas en était sûr, la sortie du labyrinthe marquerait la fin de l'Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre... et des hordes de gens infectés, en proie à une folie meurtrière, errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette terre brûlée, parviendra-t-il à trouver la paix... et un peu d'amour ?"

Avis :
Depuis que je l'ai fini, mon frère me propose chaque jour de me raconter le tome 3... Quand je sais que je ne le lirai avant cinq mois, c'est presque tentant. Mais je ne craquerai pas ! En tout cas, La terre brûlée a confirmé mon addiction pour cette trilogie Certes, on reste dans le même décor, avec plus ou moins les mêmes règles, mais le rythme reste toujours au rendez-vous et de page en page, on a de plus en plus hâte de connaître le fin mot de cette histoire

Difficile de faire une chronique pareille sans spoiler les événements du tome 1, mais je vais tout faire pour essayer ! Parce que les spoilers, c'est pas cool... 
Le labyrinthe avait placé la barre très haut et au début de ma lecture, je me suis vite fait demandé si la suite serait capable d'en faire autant. Voire même de me faire vivre plus. Sauf que passer les dix premières pages, la question n'était vraiment plus d'actualité. Encore une fois, James Dashner ouvre la lumière et nous plonge directement au coeur de l'action. Pas de ralenti, pas de temps mort, pas de préparation, notre cage s'ouvre, on en sort et on découvre.
Retrouver les personnages a été un vrai délice ! Pas seulement parce qu'à chaque fois que j'imagine Thomas, je vois Dylan O'Brien, mais aussi parce que je me suis vraiment attachée à eux pendant le tome 1. Thomas, Newt, Minho, Theresa, j'ai pris plaisir à les suivre de nouveau, à espérer à leurs côtés et à me poser mille questions sur le WICKED et ses volontés. Tout reste d'ailleurs très flou autour de cette mystérieuse entité... Vivement que le tome 3 - Le remède mortel - m'apporte des réponses !
Thomas doit affronter de nouvelles menaces, Minho est davantage sur le devant de la scène... Et les interventions de Newt se sont faites plus rares, ce que j'ai un peu regretté quand même - bien que ses remarques ont souvent fait avancer les choses. Dans ce deuxième opus, Thomas n'a pas tellement changé, il reste le personnage fort et déterminé qu'on a vue apparaître à la fin du Labyrinthe. Quant à Minho, au début, j'ai vraiment eu du mal à me faire à son nouveau rôle. Il devient le mec qui se prend un peu trop au sérieux - plus que dans le premier tome - et ça n'est pas passé. Mais on s'y habitue petit à petit.
Je ne parlerai pas trop du décor et de l'intrigue de La terre brûlée, mais ce n'est pas l'envie qui m'en manque ! Le décor a beau être repris dans ses grandes idées, j'ai encore été totalement dépaysée et dedans du début à la fin. Je n'ai pas eu d'impression de déjà vu ou été lassée de voir un schéma identique se reproduire. Ça se lit, c'est agréablement addictif, j'en suis ravie ! Et d'autres complications attendent nos persos...
Un peu d'ouverture, ça ne fait pas de mal ! J'ai bien apprécié les petits nouveaux, même si leur arrivée a amené quelques nouvelles questions à ma liste déjà longue. Je suis certaine qu'Aris, Jorge et Brenda ont plein de secrets qu'ils ne nous ont pas encore dévoilé... Quant à Theresa, je suis encore sous le choc... J'ai le sentiment qu'elle en sait plus que ce qu'elle en dit. Et ç'a été le secret de trop pour moi. Je ne la comprends plus.
Bref, La terre brûlée est une suite largement à la hauteur, qui épaissit encore l'intrigue principale de la trilogie. On avance, c'est certain, mais toujours pas assez à mon goût. J'ai hâte que James Dashner réponde à mes interrogations avec son troisième tome ! Et j'ai également hâte de le voir à l'écran !

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La terre brûlée de James Dashner est donc un deuxième tome accrocheur et addictif ! On n'en perd pas une miette et on ne s'ennuie pas une seconde. L'auteur nous entraîne davantage dans son univers et les personnages évoluent encore face à de nouvelles épreuves. J'attends la suite de pied ferme ! [Ou comment, pour la première fois, je préférerais être à mon appart plutôt que chez mes parents, même si l'homme est absent...]


+ Mon avis sur le tome 1, Le Labyrinthe

lundi 29 septembre 2014

=> Mystic City - Theo Lawrence <=

Aujourd'hui, un livre qui a pas mal fait parler de lui avant sa sortie, et qui en a fait tout autant après... Je vais vous parler de ma lecture de Mystic City, tome 1, de Theo Lawrence En guise de mots d'introduction, vous aurez le droit à cette phrase : ce roman est une petite merveille ! Outre l'aspect esthétique, cette histoire est sublime, et j'en ressors toute émerveillée, toute conquise. Et pleine de frustration : je veux la suite. Là. Maintenant. 

Éditeur : Pocket 
Collection : Pocket Jeunesse
Genre : dystopie, romance
Public : dès 14 ans
Nombre de pages : 416
Date de parution : 02/01/2014
Prix : 18,50€

Résumé
"Aria Rose est l'héritière d'une des plus puissantes familles de Mystic City. Ses fiançailles avec Thomas Foster, le fils des ennemis jurés de ses parents, pourraient sauver la ville de la menace qui gronde dans les bas-fonds. 
Mais Aria a un problème, elle ne se souvient pas être tombée amoureuse de Thomas ! 
Hunter, un mystérieux rebelle, semble détenir la clé de ses souvenirs... Aria trouvera-t-elle le courage d'affronter la vérité au péril de sa vie ? De ses choix dépend le salut de Mystic City..."

Avis
Je m'extasie encore un peu sur la couverture et je reviens à vous *__* J'adore le travail de Cliff Nielsen, peut-être parce que c'est aussi lui qui a fait les couvertures de The Mortal Instruments *siffle* ♥ Mais le résultat est là, je suis admirative face à cette couverture glossy, ces reflets, ces couleurs argentées, la ville que l'on entraperçoit derrière... J'ai franchement craqué pour la couverture, et je crois que si même si le résumé ne m'avait séduite, j'aurais pu repartir avec. Sauf que le résumé m'a aussi tentée. Puis j'ai lu Mystic City.

Dans un New York futuriste, l'eau est monté dans les rues. Les populations les plus aisées se sont réfugiés dans les hauteurs, les pauvres et les mystics sont restés dans les bas-fonds. Aria Rose est issue des hauteurs, et elle doit épouser Thomas, un autre membre des hauteurs. Sauf qu'elle ne se souvient plus de rien, ni de leur rencontre ni de l'avoir aimé... A chaque rendez-vous, elle cherche l'étincelle, face à un Thomas qui est vraiment éperdu. Jusqu'au jour où elle fait la connaissance de Hunter, un habitant des bas-fonds...

Sans surprise, la comparaison avec Roméo & Juliette sur la couverture se retrouve rapidement expliquée par le résumé. Et pourtant, ce roman a été une surprise intégrale ! Il y a quand même des détails que j'ai vus venir, des événements et des révélations auxquelles je m'attendais, mais l'histoire reste une surprise parce que je n'ai pas été lassée. J'avais beau me douter de ci et de cela, parfois avec raison, j'oubliais rapidement mes hypothèses, tout entière plongée dans Mystic City. Au final, quand les réponses à mes doutes arrivaient, je fondais comme un glaçon au soleil et mon palpitant faisait BOOM-BOOM
Aria est un personnage auquel je me suis très vite attachée. Sa perte de mémoire m'a touchée et la voir se battre avec elle-même et des bribes de souvenirs m'a entraînée dans sa quête de vérités. Je me suis prise à avoir autant envie qu'elle de tout savoir et à guetter chez Thomas des traces d'un amour oublié. Je m'interrogeais aussi, je prêtais attention aux détails. J'aurais aimé dire à Aria quand reculer et quand ouvrir les yeux. Ouais, j'ai vraiment kiffé cette jeune fille, dont le jeu m'a bluffée tout du long. Je la pensais superficielle et pourrie gâtée, puis je l'ai vu au fil des pages s'affirmer et me surprendre complètement
Au niveau des personnages secondaires, j'ai là encore été désarçonnée. La première - et sans grande importance dans le roman -, c'est Magdalena, juste parce qu'on a le même prénom *Fallaitquejeledise* Allez, retour au sérieux ! Thomas a pour moi aussi été un personnage qui m'a étonnée, en plus de me séduire... Sauf que Hunter en a fait de même, et soudain mon coeur ne savait plus où ni pour qui battre. J'ai eu des gros coups de coeur pour les personnages de Mystic City, que j'ai trouvé vraiment bien construits, et à bien des égards inattendus. Par contre, les parents d'Aria... Si j'avais pu les jeter du haut des hauteurs, je l'aurais fait sans sourciller *ohcestméchant*/baffe/
Quant à la réalité de ce roman, elle m'a littéralement terrifiée. La montée des eaux est une vérité, l'aspect politique est loin d'être abstrait et purement fictif. Plus je lisais Mystic City, plus je me disais que tout ça pouvait nous arriver dans un futur proche, que tout cela arrivait déjà par endroits. Et, allez savoir comment, je m'étais imaginée que ce roman parlait de sirènes... J'ai vraiment débloqué sur ce coup-là, mais j'ai aimé le fantastique qui est venu pimenté l'intrigue ! L'idée a été bien introduite et m'a totalement convaincue. Donc finalement, je n'ai pas été déçue une seule seconde. Et je me demande encore comment j'ai pu imaginer un truc sur les sirènes... *pfff* 
Après des tas d'histoires d'amour, celle d'Aria a encore réussi à me gagner. Elle m'a fait battre, elle m'a attendrie, elle m'a chamboulée. Pourtant, je ne pense pas être bon public, parce que j'ai quand même quelques exigences, souvent difficiles... La plume de Theo Lawrence y est pour quelque chose, sans aucun doute. Elle était forte quand il le fallait, tendre quand le moment s'en ressentait. J'ai vraiment eu l'impression d'être au coeur de l'histoire et je suis passée d'une émotion à l'autre au fur et à mesure que je tournais les pages, que j'avançais avec Aria, tant dans le présent que dans son passé. 
Les quatre cents pages de Mystic City sont passées sans que je ne les vois ! S'il y a des moments où on perd de vue l'intrigue principale, le roman ne manque pas d'action et de rythme, notamment quand on en arrive aux deux dernières parties... De surprises en surprises, la tension monte crescendo jusqu'au final, l'ultime révélation. Moi qui ne pensais pas me prendre au jeu des intrigues politiques, j'en ressors convaincue, impatiente de lire le tome 2, Toxic Heart. 

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : 
"J'éprouve quelque chose d'agréable et de familier, à la fois rassurant, sexy et irrésistible, dans le contact de ses lèvres, dans la manière dont sa langue se glisse doucement contre la mienne. Cet élan passionné ressemble à mes lettres d'amour : j'ai l'impression de retourner chez moi, enfin, sans même avoir eu conscience d'en être partie. 
Il dénoue mon ruban, le laisse tomber par terre et passe les doigts dans mes cheveux encore humides de la douche. J'ai le sentiment que nous nous connaissons depuis toujours... Ce pourrait être notre premier baiser comme le centième. Tout ça me donne le tournis, et je m'arrache à son étreinte afin de reprendre mon souffle."

~~~~~~
J'ai ouvert Mystic City de Theo Lawrence avec enthousiasme et j'ai fini ma lecture charmée, tout énamourée. Aria est un personnage qui m'a plu d'emblée et j'ai hâte de la retrouver. Quant à l'univers créé par l'auteur, il me laisse sans voix. 
Vous aussi succombez à cette histoire d'amour tout en hauteur et à ce roman merveilleux

jeudi 25 septembre 2014

=> Le Labyrinthe [L'Épreuve, #1] - James Dashner <=

Comment découvrir une adaptation sans lire au préalable le roman dont elle est issue ? Impossible pour moi, quand c'est dans la mesure du possible. Et parmi les adaptations cinématographiques de cette rentrée, on trouve, pour le mois d'octobre, celle du roman Le Labyrinthe, le premier tome de la trilogie L'Épreuve de James Dashner. Et ayant eu la chance de pouvoir assister à une projection en avant-première, j'ai sauté sur le roman, qui traînait dans ma PAL depuis des mois. Waouh !!! Vivement que je me jette sur la suite !

Éditeur : Pocket 
Collection : Pocket Jeunesse
Genre : dystopie, SF
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 416
Date de parution : 04/10/2012
Prix : 18,50€

Résumé
"Quand Thomas reprend connaissance, sa mémoire est vide, seul son nom lui est familier... Il se retrouve entouré d'adolescents dans un lieu étrange, à l'ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d'acier. Chaque nuit, le plan est modifié. 
Thomas comprend qu'une terrible épreuve les attend tous. Comment s'échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie. Si seulement il parvenait à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa mémoire..."

Avis
J'avais déjà lu quelques avis très enthousiastes dessus, et mon frère avait aussi particulièrement bien aimé ce premier tome. J'avais également déjà vu des passages du trailer, et j'étais plus qu'emballée par le cast ! Alors j'avoue que j'y suis un peu allée en toute confiance, certaine que ma lecture de Le Labyrinthe allait être un grand moment. Loin d'en ressortir déçue, ç'a été une découverte géniale au-delà de mes attentes ! Outre la dead-line que je m'étais fixé, puisque je voulais finir le roman avant de le voir, j'avais vraiment du mal à le quitter. Addictif, je crois bien que c'est le bon qualificatif ! 

Thomas se réveille dans une cage/ascenseur, sans souvenir autre que celui de son prénom.Lorsque ses portes s'ouvrent, il est accueilli par une dizaine d'adolescents, dans un grand espace vert, ceint par de hauts murs recouverts de lierres. Thomas n'a aucune idée d'où il se trouve, ni pourquoi, ni comment. Et personne ne répondra à ses questions. Parce qu'aucun n'a la réponse... Albi, qui semble être le chef du groupe, lui recommande de s'adapter, et d'arrêter de chercher à savoir ce qu'il se passe ici. Ce sontt tout simplement des ados au centre d'un labyrinthe, apparemment sans issue. Mais Thomas veut comprendre et surtout sortir de cet endroit... 

Cela fait un moment que je n'ai pas aussi été emportée par une dystopie ! Mais ça fait aussi un moment que je n'en ai pas découvert une... Cependant, Le Labyrinthe a un côté très immersif, qui fait qu'on est tout de suite dedans et entraîné dans l'histoire. Tout commence avec Thomas, ses interrogations, ses doutes, le noir de sa cage. Et c'est un peu comme nous qui ouvrons un livre, finalement. Au début, tout est sombre, on se pose des questions, on commence à échafauder des théorie. Puis quand on tourne les pages, que le livre s'ouvre davantage, on veut en savoir plus, on veut des réponses, et on ne lâche pas tant qu'on ne sait pas. La différence ici, c'est que Thomas est au coeur de ce qui se passe, réellement. 
Dylan O'Brien, j'en suis fan depuis la première saison de Teen Wolf ! J'adore Stiles. Alors quand je l'ai vu dans la bande-annonce, puis que j'ai ensuite commencé Le Labyrinthe, je l'ai tout de suite vu dans les traits de Thomas, et je me suis dit que le rôle allait tout à fait lui convenir. Si bien que je n'ai eu aucune difficulté à me représenter ce personnage perdu qui débarque dans un endroit qui lui est totalement inconnu. Pour le reste, je n'avais fait attention à rien d'autre, mais force est d'admettre que les descriptions de James Dashner sont saisissantes et très réalistes. On s'imagine facilement le Bloc, certains blocards, les lieux où ils évoluent et ces petites bestioles répugnantes appelées griffeurs... Bah oui, il faut bien un méchant, quelque chose qui empêche les excursions trop longues dans le labyrinthe. Et, pourquoi pas, pour surveiller les jeunes... *sifflote*  
Mais des méchants, on en retrouve aussi dans les personnages, et si j'ai été incertaine sur Albi à cause de son fort caractère, Gally m'a vraiment fait une très mauvaise impression. Par la suite, ce n'est pas aller en s'arrangeant... Mais Newt et Thomas !! J'ai aimé l'intelligence de Newt, et dès le début du roman, le lecteur est lié à Thomas, que j'ai apprécié tout du long. On arrive dans le Bloc avec lui, ses pensées, ses interrogations sont les nôtres, et c'est un personnage très intéressant à suivre, auquel on s'identifie dès la première page. Son amnésie lui donne un côté mystérieux qui nous pousse également à une certaine compassion et en même temps une grande part de doute et d'horreur lorsqu'il commence à avoir des bribes de souvenirs. Theresa, quant à elle, apporte une petite touche de féminité très sympathique ! Je peine encore un peu à la comprendre et j'espère bien en découvrir plus sur elle dans la suite ! Et j'ai tout simplement adoré Chuck
Du côté de la dystopie, j'ai trouvé l'idée assez originale et bien revisitée. Des jeunes enfermés dans un endroit dont ils ne connaissent rien, on a déjà vu. Mais enfermés autour d'un labyrinthe, livrés à eux-mêmes, ça m'a plu et changé un peu, d'autant que chacun ignore pourquoi il est vraiment là... Si bien qu'au final, on ne sait pas grand chose du pourquoi du comment, c'est comme s'il n'y avait que le labyrinthe en fait. On se doute qu'il y a une vie à l'extérieur, et tout du long de la lecture, j'étais comme Thomas, déterminée à percer les mystères du Bloc, à voir la vie en dehors de celui-ci. 
L'histoire m'a surprise tout du long par ses rebondissements et ses révélations. S'il y a des choses dont j'étais convaincue, je me retrouvais à douter un peu plus loin, avant d'avoir le fin mot. Une fois que Thomas s'est intégré à cette nouvelle communauté et y a trouvé sa place, les actions se multiplient, le rythme devient plus vif et le roman se fait totalement addictif. Une sorte de frénésie s'était emparée de moi et j'ai vu rapidement le nombre de pages restant à lire diminuer, diminuer, diminuer. Jusqu'au final. Explosif

"WICKED is good"

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Si vous ne l'avez pas déjà fait, ou n'êtes pas en train de le faire, je vous invite vivement à vous procurer Le Labyrinthe. James Dashner nous invite dans un monde dont il nous a à peine ouvert les portes, et qui pourtant nous fascine rapidement. Le premier tome de la trilogie L'épreuve est un opus abouti et convaincant, aux personnages à la fois forts et attachants. 
Trouverez-vous l'issue du labyrinthe ? 
Sinon, on se retrouve le 15 octobre pour sa sortie en salles !