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lundi 14 novembre 2016

=> Le syndrome du papillon - Maxence Fermine <=

Éditeur : Michel Lafon
Genre : contemporain, drame, YA
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 252
Date de parution : 13/10/2016
Prix : 16,95€

Résumé
« Hugo Mars, dix-sept ans, n'est pas un garçon comme les autres. Atteint d'un mal étrange, le syndrome du papillon, il est interné en hôpital psychiatrique.
Mais la vie est parfois surprenante.
car c'est là qu'il fait la plus belle rencontre de son existence.
Celle de Morgane Saint-James, une jeune fille gothique et lunaire qui ne s'intéresse qu'aux génies.
Hugo tombe aussitôt sous son charme.
Jusqu'à ce que la jeune disparaisse... »

Avis
Voilà un moment que je souhaitais découvrir la plume de Maxence Fermine, et c'est à présent chose faite avec Le syndrome du papillon ! Après avoir écrit de nombreux contes pour adultes et jeunesse, l'auteur revient avec un premier roman pour adolescents, dont la lecture m'a donné une irrésistible envie de découvrir ses autres écrits. Des personnages attachants/troublants, une écriture mélancolique/touchante, une impression douce/amère et cette claque/ce sentiment d'avoir trouvé un alter égo, tout se mélange en moi comme dans ce récit haut en couleur ! 

dimanche 20 septembre 2015

#Routine du lecteur/blogueur

• L'idée : en tant que lecteurs/en tant que blogueurs/en tant que lecteurs et blogueurs, on se retrouve parfois confronter à des petits problèmes, des petites angoisses, des questions, auxquels on aimerait bien une solution.
• Pourquoi ? Parce que j'aimerais être libraire/bibliothécaire/secrétaire d'édition, sans avoir cette chance pour le moment. Parce que j'aime conseiller, blablater, le tout dans l'esprit livresque. Parce qu'il est toujours bon d'avoir quelques conseils. Parce qu'on se pose peut-être les mêmes questions, et que nous pourrions y répondre ainsi ensemble. 
• Comment ? Chaque mois, j'exposerai un problème/une question et tenterai de lui apporter des solutions, misons sur trois. Le tout accompagné de quelques idées livresques en fin d'article. 

Let's go ! 
~~~~~~

Un livre à la manière de ...

Voilà un thème qui reviendra sûrement plusieurs fois, pour différents auteurs / livres / genres / thèmes. Il arrive qu'à la lecture d'un roman on se dise « J'adore ! », l'auteur, sa plume, ses personnages, le genre, et qu'ensuite on écume des sites, des listes, à la recherche de titres similaires. C'est l'idée de cet article !

Aujourd'hui, je me suis penchée sur un phénomène littéraire - auquel je n'ai pas fait exception - : John Green et son célèbre Nos étoiles contraires
Sincère et bouleversant, Nos étoiles contraires est une histoire d'amour et d'amitié, malgré la maladie. Le temps qui passe, la trace que nous laisserons après notre vie, l'espoir d'un lendemain, vivre tout simplement, vivre malgré tout, John Green touche à tellement de choses avec ce roman, consacré par le succès d'abord du roman puis ensuite de l'adaptation cinématographique. Aujourd'hui, je dirai que c'est un titre incontournable de la littérature adolescente et young adult - qu'on aime ou qu'on n'aime pas.
Et quand on a aimé, justement, qu'est-qu'on lit après ?

Quelques conseils

1er conseil : éviter de trop comparer. Ce qui ne sera pas facile, je vous l'accorde. Il manquera peut-être toujours cette petite étincelle, ce petit déclic. Chaque auteur, chaque livre, possède sa particularité, qui le rend unique. Mais beaucoup s'approchent, se ressemblent légèrement, par leur thématique, par leur sensibilité, par la personnalité des personnages. Et vous ne le saurez pas tant que vous n'en ferez pas l'expérience.

2ème conseil : laisser le temps. Il se peut que ce livre vous ait ému, touché profondément. Et qu'il soit difficile de trouver quelque chose à la hauteur par la suite ; un gros coup de coeur a malheureusement tendance à transformer les lectures suivantes en lectures un peu fades lorsqu'elles sont trop proches. Alors il faut peut-être prendre du recul si c'est votre cas. Un peu de changement et ça repart ! 

3ème conseil : se ruer sur sa bibliographie. Il se peut que cet auteur pour lequel vous venez d'avoir le coup de coeur ait écrit d'autres romans ! Cela vous permettra en plus d'identifier ce qui vous a vraiment plu et ensuite d'affiner vos recherches. Était-ce l'auteur, sa plume ? Ou bien ses personnages, leur personnalité ? Ou encore seulement les thèmes abordés/l'univers que vous avez découverts ?

Quelques idées livresques

• Vous avez aimé l'auteur, ils pourraient vous plaire : 
   
- John Green, avant Nos étoiles contraires -

• Dans la même veine, ils pourraient vous plaire : 
   
- Humour, drame, amour, éternité -

• Vous avez aimé la thématique, ils pourraient vous plaire : 
   
- Le cancer abordé autrement -

• Dans le rayon adulte, ils pourraient vous plaire : 
  
- Amour, destin et tragédie -

samedi 19 septembre 2015

=> Ce que toujours veut dire - Lexa Hillyer <=

Scripto est une collection chère à mon coeur depuis que je suis ado. Mon premier John Green, des heures de déambulation dans la biblio à traquer le moindre titre de la collection de Gallimard Jeunesse, des découvertes toujours de qualité et riche en émotion. Ce que toujours veut dire de Lexa Hillyer, qui vient de voir le jour chez Scripto, n'a pas fait exception à la règle ! 


Éditeur : Gallimard Jeunesse 
Collection : Scripto
Traductrice : Julie Lopez
Genre : contemporain, ado, fantastique
Public : dès 13/14 ans
Nombre de pages : 395
Date de parution : 10/09/2015
Prix : 16,50€

Résumé
« Avant, Joy, Tali, Luce et Zoé étaient les meilleures amies du monde.
Aujourd'hui, elles se parlent à peine... Jusqu'à ce que le flash fatidique d'un Photomaton les ramène toutes les quatre dans le passé, à l'été de leurs quinze ans, l'été où tout a changé. Premiers baisers, bains de minuit, feux de joie près du lac : cet été parfait où tout a basculé.
Une chance inespérée de remettre en question leur vie, leurs choix. Prendre de nouvelles décisions, mettre en lumière un terrible secret, et sauver leur amitié.
Tous les étés ont une fin, mais celui-ci les changera pour toujours. »

Avis
Le roman s'ouvre sur une citation de Sarah Dessen - que j'aime d'amour, autant que ses romans - et, de suite, j'ai su que ça allait coller avec ce livre. C'était instinctif, en plus du fait que le résumé me tentait énormément. Et si j'ai deviné quelques points de l'intrigue avant qu'ils ne me soient révélés par l'histoire, j'ai passé un moment très agréable en compagnie de Zoé, Joy, Tali et Luce au camp Okahatchee - OK pour les intimes -, et avec la plume de Lexa Hillyer ! Ce que toujours veut dire, ou une lecture idéale pour prolonger un peu l'été et les vacances. 

Deux ans que Tali, Joy, Zoé et Luce se sont perdues de vue, ne se parlent plus, elles qui étaient inséparables depuis plusieurs années. Joy est partie, tandis que Tali, Luce et Zoé, pourtant dans le même lycée, ont simplement cessé de se parler. Alors quand Joy les appelle pour leur proposer de se revoir au camp Okahatchee pour la soirée des retrouvailles chacune s'interroge. Sur leur lien. Sur leur éloignement. Sur le dernier été qu'elles ont passé ensemble. Et il se pourrait qu'un passage dans le Photomaton installé pour la soirée leur permette de revivre cet été... Serait-ce une chance de changer leur avenir ? 

Imaginez, revenir au jour où tout a changé, cette période où tout a été parfait avant de brutalement s'arrêter, une sorte de seconde chance ; qu'en feriez-vous ? Fait-on abstraction de tout ce qui s'est passé pour en profiter ? Ou restons-nous sur nos positions, comme si les dés avaient déjà été jetés ? Zoé, Tali, Luce et Joy ont la chance de revivre leur dernier été, celui juste avant leur séparation, pour des raisons que chacune ignore. Cet été de la seconde chance, c'est l'occasion de revivre leurs derniers instants ensemble pour comprendre ce qui leur est arrivé, mais aussi se comprendre elles-mêmes. Voilà le speech prometteur et au caractère assez fantastique de Ce que toujours veut dire, auquel j'ai complètement accroché !
Ce que toujours veut dire se présente comme un roman initiatique. Les quatre jeunes filles que l'on suit sont au début du récit en passe d'aller à la fac, quittant leur ville, leurs habitudes, leur famille. Elles sont à un tournant important de leur vie, mais ne se connaissent pas encore assez pour prendre correctement ce virage. Elles ont besoin d'apprendre, de s'apprendre. Elles qui pensaient se connaître, savoir tout l'une de l'autre, découvrent au fur et à mesure que tout n'était pas parfait il y a deux ans, qu'elles ne se connaissaient pas aussi bien qu'elles le pensaient. Mais laisseront-elles ces désillusions les empêcher de se réunir et de se trouver ?
Des quatre, je pense que c'est Zoé qui me marque le plus ; même si Joy, Luce et Tali ne sont pas en reste. Simplement, j'ai trouvé un plus à Zoé, parce que c'est la seule dont je n'ai pas vu venir le secret, la révélation. Un peu revêche, un peu renfermée, c'est la première que l'on croise, le récit alternant le point de vue de chaque fille. Tali et Luce sont elles assez similaires. Elles se mettent une forte pression pour réussir, pour impressionner, pour plaire ; un poids qui pèse sur leurs épaules plus qu'elles ne l'imaginent. Puis il y a Joy... J'ai également apprécié ce personnage, mais ses mystères me l'ont aussi éloigné. Ils sont comme une bulle autour d'elle, une bulle qui m'a empêchée de saisir pleinement son personnage.
Leur semaine d'été n'a elle aussi pas pris la tournure à laquelle je m'attendais... ce qui est loin d'être dit sur le ton de la déception ! Les jeunes filles veulent tout reproduire comme il y a deux ans, mêmes médailles, mêmes fréquentations, mêmes vêtements. Malgré toute leur bonne volonté, reproduire les choses à l'identique n'est plus aussi simple que dans leurs souvenirs. Gaffes, quiproquos, chagrin, dispute, peut-être que trop de choses les séparent à présent. Si bien que je me suis rapidement laissée happer par le récit, dans leur quête d'amitié, de savoir et d'identité. Elles ont grandi depuis ce dernier été ensemble, elles ne posent plus tout à fait le même regard sur celles qu'elles étaient à quinze ans. Peuvent-elles redevenir amies ? Parviendront-elles à se trouver ?
Quatre jeunes filles, quatre portraits, que Lexa Hillyer nous tisse avec réalisme et profondeur. Les petits défauts que l'on trouve en chaque personnage finissent par être touchants tandis que l'on avance avec elles dans leur passé, leur présent, et dans leur découverte de soi. L'auteur évoque des sujets pas toujours évidents, certains survolés et d'autres plus prononcés. Il est question des choses que l'on est prêt à faire, des sentiments que l'on se cache, de la personne que l'on souhaite devenir. Premiers baisers, premières fois, les secrets, l'adolescence dans tout ce qu'elle a de plus magique, mais de plus fragile aussi, un récit sur l'amitié, sur soi, mené par une plume poétique.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« L'air s'enroule autour de Joy, s'engouffrant dans ses oreilles, et le temps s'arrête vraiment - ou du moins, il fait une pause - et elle voit tout clairement : les montagnes, tache gris foncé sous les nuages nocturnes, l'eau noire d'encre et opaque en dessous. Le ciel hurle tout autour d'elle, en elle. Je comprends maintenant, pense-t-elle, laissant sa peur se répandre en elle et s'envoler dans le vent, tandis qu'elle lâche prise, acceptant de tomber. Parce que c'est tout ce qu'on peut faire. Lâcher prise. Tomber.
Voler. »

~~~~~~
Je ressors de Ce que toujours veut dire conquise par cette lecture et par Lexa Hillyer ! Avec une petite touche de fantastique, l'auteur nous trace une histoire sur l'amitié et la quête de soi réaliste et sincère. Zoé, Luce, Tali et Joy n'ont qu'une semaine pour retrouver leur amitié, découvrir les secrets de chacune et se trouver elles-mêmes. Ce sont quatre jeunes filles attachantes, drôles, qui servent un récit lumineux et pétillant, authentique et touchant. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j'ai adoré passer un bout d'été à leurs côtés. Et la plume de l'auteur n'y est pas anodine !

+ Je remercie les éditions Gallimard pour cette lecture

mercredi 10 juin 2015

=> Nos âmes jumelles - Samantha Bailly <=

Je l'attendais depuis un moment, cette première lecture découverte de l'auteur Samantha Bailly. J'ai souvent entendu parler de ses romans sans pour autant franchir le pas. Mais en apprenant la sortie de Nos âmes jumelles, j'ai tout de suite senti le déclic. Ce sera lui le premier. Une première rencontre dont je ressors enchantée !

Éditeur : Rageot 
Genre ; contemporain, ado
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 310
Date de parution : 27/05/2015
Prix : 12,90€

Résumé
« Sonia est la plume, Lou le crayon.
Ensemble, elles inventent, osent, racontent, décrivent...
Y seraient-elles parvenues l'une sans l'autre ? 
De virtuel sur un forum, leur duo peut-il leur faire vivre une réelle amitié ? »

Avis
Reçu juste avant le déménagement, j'étais partagée entre l'idée de laisser les garçons tout faire pendant que je m'installais sur un fauteuil... Non pour les regarder mais pour lire, bien entendu. Mais comme ça ne s'est pas passé comme ça, j'ai dû attendre, lui résister pendant des jours le temps de mettre un peu d'ordre. Une fois que ç'a été fait, je n'en ai fait qu'une bouchée Pas de coup de coeur pour Nos âmes jumelles, même si ce roman doux et mignon a ravi mon coeur. 

Sonia ne s'y retrouve plus dans sa famille : sa mère qui semble préférer ses chats, son père peut causant, les règles trop laxistes. Elle a donc décidé d'étudier à l'internat depuis des années. A l'inverse, Lou aimerait que sa mère soit moins sur son dos, notamment depuis le départ de son père. Toutes les deux partagent un rêve qui va les réunir : vivre de leur passion, l'écriture pour la première, le dessin pour la seconde. Leur rencontre sur le forum du fanzine Trames créera-t-elle une réelle amitié, capable de leur faire vivre leur rêve ?

Si vous ne connaissez pas encore Samantha Bailly par sa plume [comme moi il y a quelques jours], je vous invite à vous lancer ! L'auteur compte aujourd'hui un joli nombre de parutions à son actif et s'inscrit dans plusieurs genres, ce qui a eu de quoi susciter ma curiosité à plusieurs reprises. Si j'ai choisi de laisser sa chance à Nos âmes jumelles, c'est avant tout parce que le speech me parlait. Une histoire de rencontre sur le net, d'une amitié construite au fil d'échanges via des avatars. d'un lien tissé hors de la vie réelle. Mais pourquoi internet ne pourrait pas donner lieu à du réel
Je pense qu'on a tous un jour laissé sa trace sur un forum, davantage encore avec l'essor d'internet et des réseaux sociaux, et que cette trace a enclenché des réactions, des messages, des liens peut-être. C'est ce qui se passe pour Sonia et Lou, et je me suis retrouvée dans cette situation, revue il y a quelques années, postant mon premier message sur un forum. L'histoire de Nos âmes jumelles a fait écho en moi, les questions que je me posais à cette époque, les doutes, mais aussi la volonté de transformer tout ça, de passer un jour le cap de l'écran.
Je me suis retrouvée aussi dans le besoin de l'autre et le besoin de cet espace virtuel, à la fois caché et accessible. Cet endroit où l'on peut crier qui l'on est en gardant un certain anonymat. Cet endroit où l'on peut faire grandir nos rêves, trouver ce qu'on ne trouve pas ailleurs. Sonia trouve sur le forum Trames ses premiers encouragements, la force d'aller plus loin, la conviction qu'elle n'est pas « mauvaise ». Lou y trouve un lieu où s'exprimer et mettre sa créativité au service du fanzine du forum, un lieu où on apprécie et s'intéresse à ses dessins. Surtout, elles ont trouvé un endroit où on ne les connaît pas, où il n'y a aucun jugement fait sur leur apparence, qui elles sont. 
Si j'ai beaucoup aimé le personnage de Sonia, jeune fille forte et intelligente, j'ai eu une légère préférence pour Lou, dont j'étais le plus proche côté caractère. Quand les deux se rencontrent, on comprend vite que leur duo va matcher, qu'elles vont se compléter et rapidement ne faire qu'un. L'écriture pour l'une, le dessin pour l'autre, vont être des moyens d'oublier un peu ce qu'il se passe autour et de se sentir bien. Le forum sera l'occasion de leur rencontre, leur amitié va leur permettre de se soutenir, l'écran de dire des choses qu'elles n'auraient pas dites de vive voix. Leur histoire, c'est celle d'une amitié née du virtuel, mais qui aura pris sa force dans tout ce qu'elle apporte dans leur quotidien
Mais Nos âmes jumelles, c'est aussi croire en ses rêves et se trouver. Des sujets sensibles, importants au moment de l'adolescence et de la construction de soi, une période où l'on cherche sa place et ses repères. Samantha Bailly évoque tout ça avec douceur, une plume intimiste et des personnages significatifs. Il est aussi question d'homosexualité, au travers de Matthieu, le meilleur ami de Sonia, et des premières fois. J'ai beaucoup apprécié la façon dont chaque thème est amené, comment chaque personnage fait appel à une facette de chacun, les mots choisis par l'auteur. Une belle lecture qui s'est doublé d'une belle découverte !

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« Sonia choisit cet instant pour s'enfermer dans sa bulle intérieure, laisser divaguer son imagination. Les discussions familiales ne deviennent plus qu'un fond sonore. Elle garde en mémoire la phrase de M. Brodin : N'oubliez jamais que vous pouvez briller, mademoiselle Pradier.
C'est son talisman. »

~~~~~~
Nos âmes jumelles de Samantha Bailly est un roman qui invite aux rêves et à l'espoir. Une intrigue ancrée dans son temps, qui construit un récit universel sur l'amitié, qu'importe où est-ce qu'elle naît, et le rêve, de celui qui nous pousse vers l'adulte que nous serons. C'est aussi deux personnages attachants, qui interpellent le lecteur et nous parlent comme s'ils étaient de chair. Des sourires, des rires, des étincelles et des étoiles, après cette lecture, on ne peut qu'être pris d'une bouffée d'espoir énorme, ravis de la rencontre que l'on vient de faire. 

+ Je remercie les éditions Rageot pour cette lecture et leur confiance !

vendredi 18 janvier 2013

=> Hate List - Jennifer Brown <=

Damned !! Ce roman est un coup de coeur 2013 Retour sur ma lecture de Hate List de Jennifer Brown.


Éditeur : Albin Michel 
Collection : Wiz
Genre : YA, tuerie, suicide
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 400
Date de parution : 01/02/2012
Prix : 15,20€

Résumé :
"C'est moi qui ai eu l'idée de la liste. Je n'ai jamais voulu que quelqu'un meurt. Est-ce qu'on me pardonnera un jour ? 
C'est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu'ils ont écrite pour s'amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l'établissement. Maintenant, ils sont blessées ou morts. Et Nick s'est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu'au matin, où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée..."

Avis
Vous me prendrez peut-être pour une mauvaise ou pour une sadique, mais je suis un brin frustrée par ce roman... Ne vous trompez pas, il m'a énormément plu [et émue aussi], sauf que j'ai un regret : ne pas avoir été dans la tête du tueur [ne me battez pas]. J'aurais aimé comprendre la mécanique, le pourquoi du comment. D'une certaine manière, ça apparaît clairement, Nick et Valérie sont les bouc émissaire de leur lycée, et le vase a fini par déborder. Qui ne se met pas en colère lorsqu'il se voit être la risée de tout un groupe ? Dans Hate list, le fait a juste été porté à son extrême. Parce que parfois, pour résoudre un problème, il suffit de le faire disparaître. Pourtant, j'aurais aimé en savoir plus, comment Nick est passé de la liste à l'exécution. Quels sont les déclics qui font passer le pas ? Comment se sent-on pendant cet instant ? Pourquoi retourner l'arme contre soi ? Et je suis juste frustrée par toutes ces questions, auxquelles je n'arrive pas à trouver de réponses. [Je ne suis pas une psychopathe, hein ;)]

Un jour, Valérie a commencé à écrire des choses, des noms, tout ce qu'elle déteste dans un cahier à spirale rouge. Puis Nick l'a vue penchée sur ce cahier. C'est alors devenu le leur et ils en ont fait la liste de la haine. A deux, ils ont rajouté des noms, imaginé des scénarios, trouvé la force de tenir. Ils échangent des mails, parlent de tuer des personnes. Tout restait fictif dans l'esprit de Valérie. Jusqu'au jour où la réalité dépasse la fiction : un matin, Nick ouvre le feu dans la cafétéria. Il blessera quelques élèves, en tuera d'autres. Et se suicidera, laissant derrière lui le doute, les questions. Et Valérie, seule...

Rien qu'au thème, je ne pouvais pas passer à côté de Hate List. Après les évènements de Newton, je me suis dit qu'il était temps de sortir ce roman de ma PAL [il n'y était que depuis le SLPJ ^^]. Grand bien m'en fit. Je suis retournée à mes amours littéraires, des romans pas comme les autres, qui osent parler de tabous, de ces choses qu'on ne dit pas, qu'on n'explique pas. Qui tentent de mettre des mots sur les maux. Parce que Valérie souffre. Elle a vu son petit ami tuer des gens et se donner la mort ensuite. Son monde éclaté dans le sang et le chaos. Elle se retrouve seule pour comprendre, devoir expliquer, vivre le deuil, supporter d'être encore là. Se reconstruire, en somme.
Valérie a beau se croire faible, je l'ai trouvée forte. Son personnage m'a séduite et entraînée dans le profond sillage de son chagrin. Même si le cas est extrême, chacun peut facilement s'y identifier. On est tous, à un moment, brimé par ses camarades, rejeté, écarté, blessé. C'est moche à dire, mais c'est comme ça. La méchanceté gratuite des uns, la liberté de se croire plus puissant pour d'autres. Alors qui n'y pense pas, à trouver un échappatoire à tout ça ? Valérie a seulement écrit des notes dans un cahier, un peu de réconfort, elle ne voyait pas les choses aller plus loin. Comment ne pas la comprendre ? Autour d'elle, des amis, des connaissances, et surtout sa famille et son psy. J'ai eu un faible pour lui, le personnage était vraiment réussi. Quant aux parents... j'ai détesté le père ! x| Je crois que j'aurais aimé connaître Nick un peu plus aussi. Les flash back de Valérie nous laisse voir une autre facette du personnage et il y a toute cette part d'interrogations...
Paradoxal de dire ça, vu le sujet, mais ce roman est une merveille ! Un coup de coeur 2013 Il a ce dénuement, cette manière de dire les choses sans rien cacher. Il est poignant, vif et plein d'émotions. L'auteure nous embarque dans l'intériorité de son personnage avec beaucoup de facilité. Sa plume reste belle, même lorsqu'elle dépeint le massacre. Et, on ne peut que garder le roman ouvert entre nos doigts. On tient à tout savoir, à en lire chaque page et à ne rien louper. Le lecteur accompagne Valérie dans sa reconstruction, dans l'acceptation de ce qui s'est passé, offrant au passage une formidable leçon d'humanité et d'amitié.
Et si on croit que l'histoire se devine, la fin reste pourtant un mystère, jusqu'aux dernières pages. J'avoue, j'ai pleuré pour ce roman, d'une telle justesse dans les moments les plus délicats. Il aborde tant de questions, tant d'idées, et il nous donne une réponse à certains maux que l'on peut avoir. L'avant, le pendant, l'après. Aucun instant n'est épargné, pour nous montrer l'évènement dans son ensemble. Il révèle que rien n'est facile, combien il faut se battre, comme il peut être dur de se pardonner. Mais surtout il nous prouve que nous ne sommes jamais seuls. Je ne saurais pas quoi dire de plus pour évoquer la richesse de Hate List... ce roman me fait perdre mes mots. Il demeurera longtemps en moi, quelque part à la limite de ma conscience. Je ne peux que le conseiller, à tous !


Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : 
"Ils avaient passé l'été à poursuivre leur petite vie. J'avais passé le mien à essayer de reconstruire la mienne. 
J'ai jeté un oeil sur la cafétéria. Bizarre - rien n'avait changé. Les mêmes élèves étaient assis côte à côte. Les mêmes filles maigres mangeaient les mêmes salades. Les mêmes sportifs engouffraient des platées de protéines. Les mêmes bons élèves se faisaient discrets. dans leur coin. Le vacarme était toujours aussi assourdissant. Et M. Cavitt passait entre les table en répétant "Les mains au-dessus de la table, les enfants. Les mains au-dessus de la table !"
La seule chose qui avait changé, c'était moi."


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Faites comme moi, jetez-vous dessus et ne le lâchez plus ;)

vendredi 30 novembre 2012

=> Confusion - Cat Clarke <=

Avec Confusion de Cat Clarke, la Collection R démontre qu'elle est capable de s'illustrer dans tous les genres Chronique d'une belle découverte, d'un nouveau coup de coeur !


Éditeur : Robert Laffont
Collection : Collection R
Genre : YA, romance, mal-être
Public : dès 15-16 ans
Nombre de pages : 432
Date de parution : 18 octobre 2012
Prix : 17,90 €

Résumé
"Grace, 17 ans, se réveille enfermée dans une mystérieuse pièce sans fenêtres, avec une table, des stylos et des feuilles vierges. Pourquoi est-elle là ? Et quel est ce beau jeune homme qui la retient prisonnière ? Elle n'en a aucune idée. Mais à mesure qu'elle couche sur papier les méandres de sa vie, Grace est frappée de plein fouet par les vagues de souvenirs enfouis au plus profond d'elle-même. Il y a cet amour sans espoir qu'elle voue à Nat, et la lente dégradation de sa relation avec sa meilleure amie Sal. Mais Grace le sent, quelque chose manque encore. Quelque chose qu'elle se cache."

Avis :
J'ai presque envie de dire "Dommage que ce ne soit qu'un one-shot"... Pourtant, d'un autre côté, j'ai trouvé ce livre juste et parfait, profond et complexe, assez complet pour qu'il se suffise à lui-même. Je crois qu'une part de moi, en fermant le livre, voulait seulement continuer à lire la plume de Cat Clarke et suivre Grace, encore, pour la soutenir en tout temps. Oui, je crois que c'est ça, je n'ai pas envie de laisser Grace derrière moi...

Grace décide de mettre fin à ses jours. Elle part de chez elle, une bouteille de vodka en main, déjà bien éméchée. Mais rien ne se passe comme elle le prévoyait. Au lieu de ne pas se réveiller, elle se retrouve dans une chambre blanche, munie d'un lit et d'un bureau couvert de feuilles blanches et d'un stylo. Ethan se présente à elle. Grace comprend vite qu'elle est ici pour écrire sa vie, pour découvrir ce qui l'a conduite à se tuer. Chaque jour, pendant son enferment, Grace écrit, médite, pleure, sourit, se redécouvre. Mais où est-elle ? Que lui est-il arrivé ?

En fait, tout ce que je dirais dans les lignes suivantes pourrait se résumer très simplement : "Allez vite en librairie demander Confusion !" Pas seulement parce que j'ai adoré ce roman et que je vous le recommande vivement, mais surtout parce qu'il vous conquerra à coup sûr ! C'est une lecture très prenante, très intrigante. On se pose des questions, on cherche des réponses et en quelques pages on est dans le livre, plongé au coeur de l'intrigue. 
Le roman dégage beaucoup d'émotions et suscite beaucoup d'intérêt. Le lecteur se retrouve face à une héroïne dont il n'a pas l'habitude, ce qui donne un charme de plus au livre. Grace est une fétarde, elle boit, elle fume, c'est le genre d'amie que nos parents n'aimeraient pas nous voir fréquenter, en somme ;) Au début, on se demande s'il est possible de l'apprécier, de s'identifier à elle. Mais le déclic vient tout seul. Petit à petit, au fil des pages qu'elle écrit, Grace nous apprend à la connaître, à la comprendre, de même qu'elle en apprend sur elle-même. L'effet de rétrospection est très bien mené !
Atypique... je crois que c'est l'un des adjectifs qui colle à la couverture [à la peau :p] de ce roman. C'est étrange à dire [tout comme à écrire] mais on le commence par la fin. On découvre d'abord ce qui arrive à Grace pour ensuite découvrir comment elle en est arrivée là. C'était une tournure que j'appréhendais au début, sauf qu'en fait, Cat Clarke manie les feedback à merveille ! Passé et présent se mêlent et se démêlent avec grâce, sans que le lecteur n'en perde aucun enchaînement. Il n'y a pas de perte, on comprend vite où on est : soit avec Ethan, soit dans les souvenirs de Grace. Et l'histoire se déroule sous nos yeux.
Fluide, sans fausses notes ni accrocs
Et quand vous lâcher votre roman pour dormir, ou simplement pour suivre votre cours, le titre et ses personnages restent là, dans vos pensées. C'est un roman purement addictif et obsédant, qu'on aimerait pouvoir lire d'une traite, mais dont on apprécie chaque pause parce qu'elle nous permet d'en faire durer le délicieux supplice. 
J'aimerais vous parler des personnages, mais j'en suis incapable. J'ai été très surprise par chacun d'eux : Grace qui finit par m'émouvoir, Sal qui me demeure insupportable, Nat qui semble juste être le petit copain parfait... et Ethan, doux et mystérieux Ethan. D'ailleurs, c'était l'un des autres atouts de Confusion. Ce roman nous enseigne tellement sur les apparences. Ne pas se fier à quelqu'un qui nous sourit, savoir se méfier, ne pas croire tout ce qu'on entend et apprendre à faire confiance.
Du YA comme je l'aime, qui ne nous présente pas ce que tout le monde attend et qui joue avec les tabous, qui ose dire que ça ne va pas et qui ose l'écrire. On manque un peu de ce genre en littérature et c'est totalement changeant des récits fantastiques, bourrés de vampires, de loup-garous ou quesaisjeencore.
Confusion est un roman qui change, qui nous change ! Ce titre ne peut pas vous laisser indifférent. Cat Clarke a beaucoup de talent et j'ai hâte de pouvoir me plonger dans un autre roman d'elle... dès qu'un autre de ses romans sera traduit en français :)

Félicitations à la Collection R pour cette parution !

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
"Parce que tu vois, on peut très bien avoir un point de vue sur quelqu'un ou sur une situation, et ensuite, en rêver. Et alors, ça n'a en général absolument plus rien à voir avec ce qu'on s'était imaginé. Tu te réveilles, et tout a changé."


Quelqu'un l'a lu ? compte le lire ? Parlez-m'en ;)

samedi 24 novembre 2012

- Rencontre avec P.C. & Kristin Cast -


Le 22 novembre, j’ai pu rencontrer P.C. & Kristin Cast, auteures de la série La Maison de la Nuit, lors de leur première venue en France ! Retour sur plus d’une heure de questions/réponses avec les auteures et sur les deux heures de cette belle rencontre


Les prémisses de la saga
Comment a fait P.C. pour écrire, être professeure et élever Kristin ?
P.C. est arrivée deuxième du Best-Seller Times avec son dix-huitième roman. Elle a écrit pendant quinze ans sans être très reconnue. Elle était très motivée, elle a souvent dit non à des sorties. Kristin avait quatorze ans quand ça a commencé à marcher pour sa mère, donc c’était plus facile à gérer.

P.C. savait-elle qu’elle écrirait douze tomes pour la saga ? Avait-elle la trame de l’histoire en tête ?
Et non ! Au début, elle était partie avec son éditeur sur une base de trois livres. Puis, au milieu de l’écriture du deuxième, elle réalise qu’elle ne pourra pas tout dire en seulement trois romans. L’éditeur lui demande alors combien il lui en faudrait. C’est ainsi que la saga est passée à six livres. Et si elle est à douze tomes aujourd’hui, c’est parce qu’au milieu du troisième roman, P.C. comprit qu’il lui fallait plus de six livres. Elle connaît la trame globale et l’issue de la série [dont elle ne nous dira rien… P.C. est anti-spoile et tient à conserver le mystère ;)], mais ses personnages sont hors contrôle et font ce qu’ils veulent. D’où le besoin de douze tomes.

P.C. a écrit beaucoup de romans pour adulte avant La Maison de la Nuit. Pourquoi est-elle passée à un public adolescent ?
Elle a été professeur de littérature et d’écriture pendant 15 ans. Quand on lui a proposé d’écrire sur une école de vampires, P.C. a tout de suite su que ses personnages et son public seraient des adolescents. C’était pour elle une évidence.
Anecdote : Kristin a été l’élève de P.C. au cours d’ateliers d’écriture. La première fois qu’elle a dû noter sa fille, P.C. avait peur de devoir lui mettre une mauvaise note [vous imaginez ?! ^^]. Mais elle fut soulagée de voir qu’elle écrivait bien.

Comment se passe l’écriture du livre ?
C’est d’abord P.C. qui écrit tout le roman. Une fois l’écriture finie, elle l’envoie à sa fille. Kristin fait une première relecture et corrige, ajoute ou supprime des passages. C’est aussi elle qui insère ces petites références culturelles, qu’on aime tant lire dans la saga.
Anecdote : à l’origine, Marquée devait contenir une description [« beautiful » pour reprendre les mots de P.C.] d’environ cinq pages. Sauf qu’en lisant le tome, Kristin a dit à sa mère qu’il fallait l’enlever : elle était trop longue et too much. P.C. a répondu qu’elle avait besoin de créer son monde et de le laisser s’exprimer, la description est ainsi restée dans l’exemplaire qu’elle a envoyé à l’éditeur. Sauf que ce dernier a été du même avis que Kristin. Depuis, lorsque Kristin fait une remarque, P.C. fait mine de ne rien entendre afin de laisser faire sa fille, parce qu’elle sait qu’elle a raison.

Comment est venue l’idée du tatouage des vampires de la Maison de la Nuit, et notamment celui de Zoey qui s’étend ?
Dans la tradition ancienne, une femme choisie pour être prêtresse portait des tatouages. P.C. a repris cette idée afin de représenter les affinités des personnages. Puis, elle adore les tatouages ^^ P.C. ne fait pas de dessin au préalable pour les tatouages, elle les a tout en tête. Quand elle écrit, elle fait comme si elle regardait un film, elle essaie de donner tous les éléments, tout ce qu’elle voit.


Autour de la Maison de la Nuit
Quels sont les personnages préférés de Kristin et P.C. ?
Kristin adore Damien. Quant à P.C.,… elle préfère Aphrodite [je vous assure que je ne vous mens pas ;) et je la rejoins même sur ce choix ^^]. Elle dit que d’elle que c’est un personnage qui sait ce qu’il veut et avec lequel on est très vite fixé. Et elle aime la voir évoluer au fil des romans.
[D’ailleurs, méfiez-vous des personnages ! D’après mes sources, les gentils d’aujourd’hui peuvent devenir les méchants de demain, et inversement… Beaucoup de personnages vont être amenés à prendre des choix qui vont les mener dans le bien ou dans le mal. Qui ? Je n’ai malheureusement pas pu le savoir…]

Ont-elles un tome préféré ?
Ceci a été une source d’interrogations pour moi [que je vous explique : pour la rencontre, j’avais peur de faire vraiment accro si je prenais tous mes livres, alors je me suis dit qu’il fallait la jouer stratégique : prendre le premier, le dernier et le préféré… Sauf que je n’arrive pas à décider lequel est mon préféré… x)
Et devinez quoi ? J’ai fait part de ma longue et dure décision [au final, j’ai quand même pris cinq romans, mais dont deux pour des copines ^^] sur le choix de mon livre préféré, qui est en fait une indécision…. Et P.C. est du même avis que moi ! Elle non plus n’arrive pas à déterminer si elle préfère un tome plus qu’un autre. Elle m’a dit : « Chaque tome que je finis est mon tome préféré ! »

/!\ ATTENTION SPOILER – ATTENTION SPOILER – ATTENTION SPOILER – ATTENTION SPOILER /!\

Si vous n’avez pas lu toute la saga de La Maison de la Nuit, je vous conseille de ne pas poser les yeux sur la question, et de passer directement à la suivante ;)
P.S. : surlignez pour voir :)

Pourquoi avoir tué Heath ?
P.C. ne l’a pas voulue. À l’origine, Stark devait tomber amoureux de Lucie, sauf qu’il est tombé amoureux de Zoey, changeant ainsi son histoire. Si vous avez eu autant de peine que moi en lisant ce passage, P.C. elle en pleurait en l’écrivant. Elle n’aime pas écrire ce genre de scène.

- FIN DU SPOILER -


Pourquoi avoir écrit des nouvelles ?
Lors d’un dîner avec la maison d’édition américaine, il y a eu une conversation très animée sur la rencontre d’Anastasia et Dragon. L’éditeur a demandé à P.C. si elle savait comment ils s’étaient rencontrés, elle a répondu que oui. On lui a alors proposé de l’écrire, afin d’avoir l’histoire derrière l’histoire.
Scoop : il y aura un spin-off sur Néferet !! :D Le premier vient tout juste de sortir que j’ai déjà trop hâte de voir celui-là, qui sera sûrement le troisième, et donc normalement dernier. ;) Imaginez un peu, on pourrait enfin savoir pourquoi Néferet est ce qu’elle est :D
Anecdote : on lui a proposé d’écrire un spin-off pour Kalona [ARGH !! je crois que c’est le personnage que j’aime le moins…], mais P.C. a refusé. Elle ne veut écrire que trois spin-off, et les trois personnages sont déjà déterminés. Elle ne veut pas écrire pour vendre. « Il ne faut pas en faire trop. » Quand elle décide d’arrêter quelque chose, elle s’y tient.

Nyx paraîtra-t-il en France ?
Tout dépendra de l’éditeur français.

Y aura-t-il des cartes oracles en France ?
À ce jour, personne ne le sait. Mais vous pouvez suivre le blog de P.C. pour vous tenir au courant des nouvelles ! ;)
 
Et des romans graphiques ?
C’est en cours de discussion. P.C. a énormément d’idées, mais pas beaucoup de temps pour les mettre en place. En plus, P.C. adore les romans graphiques.
Quant à la bande dessinée, elle est sortie en cinq volumes aux USA, un volume par élément. En France, les cinq sont sortis en un ! La bande dessinée est parue chez Delcourt le 24 octobre dernier.


L’after Maison de la Nuit
P.C. & Kristin s’attendaient-elles à un tel succès ?
Clairement, P.C. ne s’y attendait pas. Elle connaissait déjà le domaine de la publication et ne voulait pas se faire d’illusion. Elle sait comme il peut être dur d’être publié. En revanche, Kristin était très enthousiaste et sûre de la réussite de la série. Elle avait 19 ans à la sortie du premier tome et en était conquise. [comme quoi, Kristin a toujours raison ;p]

Les auteures prévoient-elles d’autres tournées ? Un retour en France ?
Ce sont les éditeurs et les auteures qui choisissent de concert. Après la France, P.C. & Kristin se rendent en Allemagne, où elles doivent être en ce moment ^^
Elles essaient de changer souvent, d’alterner les pays qu’elles visitent, afin de pouvoir aller partout mais aussi où elles veulent. Mais comme elles écrivent beaucoup, elles le font peu. Aux USA, par exemple, elles ont arrêté les tournées pour ne faire qu’un seul grand évènement.
Pour ce qui est d’un retour en France, elles sont très intéressées, mais pensent aussi le faire en douce, pour en profiter un peu. Avant tout, elles veulent être justes. Par le passé, elles ont fait beaucoup de rencontres en Angleterre, aux USA et au Canada. Et là, depuis trois ans, l’Australie et la Nouvelle Zélande les réclame. Une prochaine destination en perspective ^^

« I love France » - P.C.

D’autres idées pour une autre série ?
Pour notre plus grand plaisir, oui !! :D Kristin a eu l’idée d’un roman post-apocalyptique, très fantastique et original. Quelque chose de nouveau. C’est d’ailleurs elle qui va prendre la voix du méchant.

Y a-t-il un projet séparé ?
Kristin a presque terminé un livre conte de fées, qui se présente en vers. La voix est très différente que dans la Maison de la Nuit. P.C. l’a qualifié de très intéressant.
Étant donné que Kristin a arrêté l’université, la mère et la fille écrivent à temps plein.


Les lectures vampiriques de P.C. & Kristin
P.C. est un peu old school. Elle lit Anne Rice, Bram Stocker et les St Germains. Petite, Kristin a également lu Bram Stocker. Aujourd’hui, ayant travaillé en librairie, elle est une véritable référence en matière de titre d’ouvrages. P.C. dit même qu’elle connaît tout et peut retrouver n’importe quel titre ou auteur.

Que pensent P.C. & Kristin des romans YA sur les vampires ?
P.C. n’aime pas lire des livres pour adolescents pendant qu’elle écrit pour adolescents. Mais, avec Kristin, elles ont suivi True Blood à la télévision, dont elles disent d’ailleurs que ce n’est pas vraiment pour les ados [« It’s more for adults »]. Elles ont également entendu parler de la série Vampire Academy et de son auteure, Rachelle Mead, mais ne l’ont pas lue.


Des conseils pour écrire ?
Le meilleur conseil qu’elle ait, et qui lui a aussi été donné d’un autre auteur, c’est : voir ça comme un vrai travail. Apprendre tout ce qu’il y a entre l’écriture et la publication, savoir ce que deviendra un manuscrit de A à Z. Ce n’est pas magique d’écrire, même si ça en a l’air. Cela peut être difficile. Il faut écrire, lire, réécrire,…


Petits plus :
-         Kristin appelle sa mère Phyllis lorsqu’elle est fâchée contre elle ou lui fait une réflexion sur l’écriture des livres. Pendant la rencontre, P.C. a parlé de la difficulté de classer les romans aujourd’hui, notamment parce qu’ils sont faits de plusieurs genres. Alors elle a dit que ce serait plus intéressant de pouvoir classer les livres par auteur, sans plus soucier des genres. « No Phyllis ! » – Kristin
-         Kristin reprend souvent les références, assez old school que sa mère glisse parfois dans les romans, quand elle est prise par l’écriture. P.C. a dit alors qu’elle n’avait aucune pitié.
-         Dans l’album FB, ou sur la photo en bas de l’article, vous pourrez voir le scorpion que P.C. a sur la cuisse. Elle a également un tatouage de dragon [en couleur] qui démarre de l’épaule et s’achève en bas de son dos. Kristin en elle aussi, mais elle est en train de les faire enlever un par un, elle les trouve moches aujourd’hui.
-         L’adaptation cinématographique est signée ! Pour l’instant, il ne s’agit que de cinq films, mais ça peut changer en plus ;) Samuel Hadida sera le producteur et Kristin aimerait jouer Zoey.
-         Pour créer le personnage de Zoey, P.C. s’est beaucoup inspirée de sa fille.



À savoir : La Maison de la Nuit, c’est aujourd’hui plus de vingt millions de livres sortis et quarante-trois pays de publication ! 

 [me demandez pas comment, moi-même je ne sais pas pourquoi je ne regarde pas l'objectif x)]


Un grand et immense merci aux auteures, à l'interprète [qui m'a bien sauvée la mise :lol:], Pocket Jeunesse et au site de La Maison de la Nuit grâce à qui cette rencontre a pu être possible et aussi merveilleuse !!

Et vous ? Est-ce que quelqu'un d'autre à profiter de la venue de P.C. & Kristin ? 
Racontez-moi ! :)