Depuis un certain roman, A comme Aujourd'hui, je suis aux aguets dès que j'entends le nom de David Levithan. Alors, savoir qu'un nouveau titre de sa plume allait paraître en juin, forcément, j'ai suivi cela de près. Jusqu'à sa sortie. Aujourd'hui, je vous retrouve pour vous parler de Invisibilité, écrit par David Levithan et Andrea Cremer. Un auteur que je voulais relire et une auteur que j'ai découverte. Verdict ?
Éditeur : Michel Lafon
Traducteur : Philippe Mothe
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[David Levithan] - [Andrea Cremer]
Genre : YA, fantastique
Public : dès 14 ans
Nombre de pages : 432
Date de parution : 11/06/2015
Prix : 15,95€
Résumé :
« Stephen est invisible depuis toujours.
Une malédiction impossible.
Jusqu'au jour où Elizabeth le voit.
Elle seule peut briser le sort.
Au risque de les séparer à jamais. »
Avis :
C'est toujours quelque chose de s'apprêter à retrouver un auteur qu'on aime d'amour. On a tellement d'attentes, même inconsciemment : on espère que la magie fonctionnera à nouveau, qu'il réussira à nous transporter comme il l'a déjà fait. Et on fonce les yeux fermés sur cette valeur sûre. Des fois, tout fonctionne comme la première fois ; d'autres fois, ça se complique... Invisibilité, je l'ai aimé, mais pas complètement. Stephen, je l'ai adoré, mais pas complètement. L'histoire, elle m'a emballée, mais pas complètement. Que s'est-il donc passé ?
Stephen est invisible depuis toujours. Ses parents ne l'ont jamais vu. Il ne s'est jamais vu. Jusqu'au jour où Elizabeth emménage sur son pallier. Sans qu'ils sachent pourquoi, cette jeune fille est capable de le voir, de l'entendre, de le toucher. Stephen n'est plus vraiment seul. Mais cette découverte s'accompagne rapidement de questions, qui seront suivies de réponses... Elizabeth pourrait délivrer Stephen de son invisibilité. Une délivrance qui a un prix.
Invisibilité est un roman qui m'a prise de court, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme. J'avais hâte de retrouver la plume de David Levithan. J'avais hâte de découvrir celle d'Andrea Cremer. J'avais hâte de pouvoir lire ce titre, cette histoire qui semblait bien particulière, un brin fantastique. Pourtant... J'ai été perdue par endroits, ennuyée à d'autres, pas totalement convaincue par certains personnages, par certaines de leurs actions, mais j'étais malgré tout incapable de lâcher ce roman, de le refermer sans en connaître le fin mot.
L'intrigue, premièrement centrée sur l'invisibilité de Stephen, m'intéressait énormément. Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais le sujet me parlait beaucoup. De même qu'on a rêvé un jour d'immortalité, on rêve aussi parfois de pouvoir disparaître des yeux de tous dans certains moments. Pour Stephen, c'est au quotidien... Ce qui avait de quoi soulever chez moi moult interrogations. D'autant plus que Elizabeth est l'unique personne capable de le voir. Pourquoi ? Comment ? Par la suite, les auteurs ont étoffé l'intrigue, l'ont complexifiée, ce qui n'a pas toujours été une partie de plaisir.
Sans grande surprise, on apprend que Stephen est victime d'une malédiction, que seule Elizabeth peut arrêter. Jusque là, les tenants et aboutissants se tenaient pour moi. J'ai toutefois trouvé par la suite les explications un peu pompeuses, parfois pas très claires. Les auteurs m'ont perdue dans de nombreux détails [trop de détails ?], si bien que cet univers qui me plaisait, cette touche de fantastique tout à fait charmante, m'a finalement ennuyée. Puis le sujet a entraîné quelques longueurs, et j'ai été doublement ennuyée.
Ce qui m'a retenue, c'est le personnage de Stephen, son invisibilité et l'idée de base d'arrêter sa malédiction. Malgré les longueurs que cela a pris, je voulais savoir ce qui lui arriverait, s'il lui serait un jour possible de se voir et d'être vu. Parce que j'ai beaucoup aimé ce personnage, d'abord timide et en retenu, un peu passif, mais ensuite avide d'avoir la vie qu'on lui a en quelque sorte volé. Son histoire est du genre chargée, pleine d'émotions, et je me suis rapidement laissée attendrir. Il en est allé de même pour le personnage de Laurie. A l'inverse, j'ai beaucoup coincé avec Elizabeth. C'est une protagoniste que j'ai eu du mal à suivre alors qu'elle avait un fond intéressant. Et je pense que c'est de son point de vue que l'intrigue amoureuse entre Stephen et elle m'a semblé trop rapide.
Bref, Invisibilité aura été une lecture en dents de scie... Je me prenais régulièrement à espérer les chapitres du point de vue de Stephen, puisque la narration est alternée entre le sien et celui d'Elizabeth. Mon amour pour David Levithan ne fléchit pas, je reste toujours curieuse de retrouver Andrea Cremer. Le final, même s'il m'a beaucoup plu, n'aura pas réussi à rattraper les quelques bémols de cette lecture. L'intrigue me promettait de l'originalité, il y en a eu ; une romance, il y en a eu ; des personnages à la vie trouble, il y en a eu. Mais je n'ai pas pu accrocher complètement au récit.
Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« Tantôt je reste assis sur un banc plusieurs heures d'affilée. Tantôt je me promène. A chaque instant, j'observe. Les touristes et les habitués. Les gens qui sortent leur chien tous les jours à midi pile. Les bandes d'adolescents où chacun cherche bruyamment à attirer l'attention des autres. Les personnages âgées qui demeurent assises elles aussi, l'oeil aux aguets, comme si elles avaient tout leur temps alors qu'au fond elles savent qu'il n'en est rien. Tous, je les vois. J'entends leurs conversations, je suis le témoin de leurs ruminations intimes. Je ne prononce jamais une parole. Leur esprit est accaparé par les oiseaux, les écureuils, le vent.
Je n'existe pas. Et pourtant j'existe. »
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Invisibilité d'Andrea Cremer et de David Levithan n'aura pas totalement opéré avec moi ! Tantôt touchante, tantôt ennuyante, l'histoire de Stephen et d'Elizabeth monte rapidement dans les tours, à la façon d'un coup de foudre - qui m'a paru trop facile. Par la suite, les auteurs m'ont perdue dans trop d'explications et certains chapitres parfois longs. J'ai tout de même passé un moment sympa, mais pas aussi bon que celui auquel je m'attendais. Le récit reste bien mené, assez captivant en tout cas pour m'avoir donné envie de poursuivre ma lecture jusqu'au bout.
Et si votre amour habitait sur le même pallier que vous, mais qu'il était invisible...












