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Mes dernières chroniques :

        

vendredi 8 mai 2015

=> La symphonie des Abysses, Livre II - Carina Rozenfeld <=

Acheté et dédicacé lors du SLPJ de Montreuil, j'ai ensuite laissé ce petit bijou dans un coin de ma PAL en prévision d'une LC avec Léna Puis profité d'un week end à 1000 - qui coïncidait avec notre date de LC - pour me plonger pleinement dans le livre II de La symphonie des abysses. Carina Rozenfeld y a encore fait des merveilles !

Éditeur : Robert Laffont
Collection : Collection R
Genre : roman, dystopie
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 432
Date de parution : 20/11/2014
Prix : 17,90€

Résumé
[Spoilers - Surlignez le texte pour le découvrir]
"Une nouvelle ville, de nouvelles lois, les mêmes interdits. 
Abrielle et ses compagnons croyaient s'être affranchis du tyrannique Règlement Intérieur. Hélas, ils vont découvrir que les rêves qu'ils portent en eux ne pourront jamais s'exprimer dans l'enceinte du Mur. Mais leur rencontre avec Eyal, jeune homme assoiffé de vérité, va faire renaître l'espoir.
Aucun mur, aussi haut soit-il, ne peut étouffer les coeurs épris de liberté.
Car un passage vers l'extérieur existe bel et bien. Pour y accéder, Abrielle et ses amis vont devoir vaincre les terribles gardiens qui le défendent farouchement...
C'est en n'étant personne que l'on peut devenir quelqu'un."

Avis
J'avais beaucoup beaucoup aimé le premier tome de La symphonie des abysses. Aussi en attendais-je tout autant de cette suite. J'avais hâte de me replonger dans cette dystopie, de retrouver ses personnages et surtout la plume de Carina Rozenfeld, avec laquelle ça ne loupe jamais ! Je voulais des réponses, j'ai été servie. Je voulais me ravir de mots, j'ai été ravie. Je voulais du voyage, j'ai voyagé. Un sans faute et une fin merveilleuse

Pas de spoils. Pas de résumé.

Voilà, La symphonie des abysses, c'est fini... Et décidément, ce second tome n'a rien à envier à son prédécesseur et offre aux lecteurs une conclusion agréable, qui répond à toutes les questions et dévoile les derniers secrets de l'Atoll. Le tout sur fond de mélodie, de poésie, de liberté, d'égalité et de tolérance. Un dyptique merveilleux, captivant, qui pousse à la réflexion et nous invite au voyage. On en ressort grandi et émerveillé, convaincu et entendu, tant les héros qui ont mené l'aventure de La symphonie des abysses nous parlent et nous ressemblent.
Si les premiers villages de l'Anneau que nous avions rencontrés dans le livre I me hérissaient un peu, entre l'un où il n'y a pas d'amour, l'autre où la musique est interdite, je ne m'attendais pas à tomber sur un nouveau village et de nouvelles contraintes/règles de vie... A nouveau, j'ai ressenti ce que cela pouvait être de vivre ainsi, je n'ai eu aucun mal à me représenter les lieux, et j'ai glissé dans le roman.
Le livre II s'ouvre sur la découverte d'un nouveau personnage et d'un nouveau contexte. Eyal est un habitant de Portes et Portes est une ville divisée en deux. Au nord, les peaux claires ; au sud, les peaux foncées. Et la règle en vigueur ici est que personne ne doit se mélanger et chacun doit rester dans sa partie de la ville. Les métissages sont donc interdits, et regardés d'un très mauvais oeil lorsqu'ils se produisent. Eyal en sait quelque chose. 
J'ai rapidement accroché à ce personnage, tout en fougue et plein d'innocence. Eyal est une personne qui se fait discrète mais qui aspire à en apprendre plus sur le monde qui l'entoure. Le jeune homme se pose des questions et se donnera les moyens de trouver la vérité. J'ai aimé ce protagoniste plein de réflexion, fruit d'un amour défendu, qui ne baisse les bras à aucun moment malgré les épreuves qui l'attendent. 
Quant aux Neutres et à Abrielle, j'ai été tout simplement ravie de les retrouver ! Les choses ont beaucoup évolué pour eux [non, je ne vous dirai rien] et on retrouve des personnages plus matures, grandis par ce qu'ils ont affronté. Cependant, ils sont encore en quête de vérités, et d'eux-mêmes. Ca et Sa doivent se faire à leur nouveau corps, leur nouvelle image. S'aimeront-ils toujours, comme la première fois ? Tout est nouveau, tout est à réapprendre. Puis la force d'Abrielle vient tracter ce trio. Pleine de courage et portée par la symphonie, la jeune fille se révèle de plus en plus et c'est magnifique d'assister à son éclosion.
Si les cent premières pages sont - à l'image du premier tome - une amorce à l'intrigue et nous situe dans ce nouveau contexte, par la suite, ce n'est plus qu'actions et rebondissements, dangers et espoirs. La plume de Carina Rozenfeld n'y perd rien et on suit chaque révélation le coeur battant, souvent inquiets pour les protagonistes. Jusqu'à ce que le final s'annonce... Si on a beau voir venir l'explication finale, on ne peut que s'émerveiller devant les dernières scènes, subjugué par la beauté de ce que nos compagnons d'aventure découvrent et le message que nous porte l'auteur à travers La symphonie des abysses.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
"- Tu es ma symphonie à moi, ne t'arrête jamais de chanter pour mon âme, s'il te plaît."

~~~~~~
Le livre II de La symphonie des abysses de Carina Rozenfeld a été une découverte et une lecture puissante ! La plume de l'auteur nous entraîne entre voyage et réflexion, pour nous faire ressortir de cette aventure grandis et émerveillés. Parce que La symphonie des abysses, c'est un très beau dyptique, sur la forme comme sur le fond ! Au travers de personnages comme Abrielle, Ca, Sa et Eyal, Carina Rozenfeld véhicule des idées et des valeurs, nous parle de tolérance et de liberté. Quant à l'écriture... La couverture n'est qu'un écrin qui renferme un bijou magnifique ! 
Décollez vite pour l'Anneau, lisez et libérez-vous ♥ 


mardi 5 mai 2015

=> Larmes de sirène - Hervé Jubert [M.O.N.S.T.R.E, #2] <=

Le premier tome de la saga M.O.N.S.T.R.E m'avait beaucoup intéressée et j'avais hâte de pouvoir m'y replonger. Encore une fois, ma lecture est passée trop rapidement, mais quel plaisir de retrouver Milo et ses amis dans Larmes de sirène et d'en apprendre plus sur les personnages. Une lecture encore plus agréable ! Et la couverture made in Magali Villeneuve est encore magnifiquement réussie *-*

Éditeur : Rageot
Genre : fantastique, ado
Public : dès 13 ans
Nombre de pages : 224
Date de parution : 19/03/2014
Prix : 9,90€

Résumé
[/!\ Spoilers - Surlignez le résumé pour le lire /!\]
« Onde fait partie du groupe M.O.N.S.T.R.E mais cultive aussi un espace mental secret. Son tempérament d'artiste, sans doute...
Elle évacue son stress par impulsions, comme une bombe électromagnétique, et déclenche parfois contre son gré des catastrophes électroniques...
Sentimentale, elle attire Milo. Protectrice, elle parvient à communiquer avec une sirène.
Mais qui est le traître qui les menace tous ? »

Avis
Comme j'ai pris plaisir à retrouver les sept adolescents du groupe M.O.N.S.T.R.E et la plume de Hervé Jubert ! Larmes de sirène a été aussi bon que Coeur de harpie, si ce n'est mieux. Parce que l'auteur monte d'un cran le niveau de sa saga. Ce fut à nouveau une lecture fraîche et addictive, surprenante et touchante. Quelle joie d'avoir croisé la route de Milo, Onde, Nathan, Sam, Takiko, Roth et Émile et de poursuivre l'aventure à leurs côtés ! 

Pas de résumé. Pas de spoils. 

J'ai le sentiment que cette série va se développer crescendo. De tome en tome, chaque protecteurs prend la parole et nous en dévoile un peu plus sur lui. Pour autant, Hervé Jubert n'en délaisse pas ses autres personnages et nous révèle ci et là de petits indices sur chacun d'eux. Larmes de sirène nous permet d'en apprendre plus sur l'histoire d'Onde, la française étudiante en arts. Parce que c'est elle qui aura une affinité avec la chimère. Parce que c'est à elle de révéler ce qu'elle a vécu. Et de le comprendre.
Pour autant, cette mise en avant nous montre les personnages sous de nouveaux aspects, notamment Milo. Et pour le coup, ce côté mauvais caractère... je ne m'y attendais pas du tout ! Il m'est apparu plus capricieux que dans le premier tome. Heureusement, il se rattrape et on comprend facilement ce revirement. Mais il m'est apparu aussi très seul et renfermé, malgré ses nouveaux amis, et c'était une partie très émouvante. Les autres personnages se développent également, comme Roth - qu'est-ce que j'ai hâte de lire le tome qui lui sera consacré ! - ou Émile. Pour le meilleur et pour le pire...
L'intrigue n'en perd pas une miette non plus ! Le format reste toujours court et rapide. Mais qu'est-ce que j'aime ce rythme et cette impression que rien ne se relâche ! Le lecteur tombe d'emblée dans Larme de sirène avec la découverte d'une chimère dès les premiers chapitres. La créature que devront protéger les adolescents du groupe M.O.N.S.T.R.E est donc présente du début à la fin du roman. Un côté fantastique que l'on ressent donc un peu plus, et une créature qu'il fait bon de découvrir aussi.
Mais encore une fois, Hervé Jubert joue davantage sur les relations entre ses personnages et leur propre histoire que sur le côté mythologie. C'est leur identité de protecteurs et d'adolescents hors nomes qui est principalement mise en avant. Et laissez-moi vous dire que l'histoire d'Onde a été pour moi particulièrement touchante. On ne le devine pas au premier regard, mais elle est marquée par un événement fort de son passé. Un événement qui n'aura pas été sans conséquence. Mais sera-t-elle prête à en parler ?
Petit à petit, ces adolescents s'ouvrent entre eux et à nous. Ils gagnent en profondeur, en complexité, ce qui permet à l'auteur de nous faire ressentir habilement plus d'émotions. Chacun des membres de M.O.N.S.T.R.E cache encore beaucoup de secrets, que cela soit volontaire ou non, l'auteur lui-même garde encore quelques mystères et Larmes de sirène se clôt sur un chapitre des plus frustrants. Autant dire qu'il me tarde de pouvoir lire la suite et de continuer l'aventure avec ces adolescents !

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Larmes de sirène de Hervé Jubert est un deuxième tome accrocheur ! Après avoir rencontré Milo, les lecteurs découvrent cette fois Onde et son histoire tout aussi touchante. Mais il n'est pas seulement question de l'histoire d'Onde ici. Hervé Jubert soulève habilement quelques indices quant aux secrets qui entourent chacun de ses personnages. Maintenant, à nous de les saisir et de les comprendre... La saga prend avec ce tome une tournure plus profonde et plus complexe que j'espère retrouver par la suite !

Je remercie sincèrement les éditions Rageot pour cette agréable lecture et pour leur confiance ! 

vendredi 1 mai 2015

♦ Wake up! ♦ #11

• Wake up ?
Un petit RDV qui me trottait dans la tête depuis un moment. A l'origine, je voulais l'intituler "What's up?", sauf qu'en faisant des recherches je me suis rendu compte que ce RDV existait déjà chez Sous ma couverture, que je découvre à l'occasion :D Comme l'idée que j'avais s'éloigne un peu de ce que propose Bookish Girl, j'ai changé de titre. Et c'est parti mon kiki ! 
• Quand ? 
Tous les premiers de chaque mois.
• Quoi ? 
Les sorties qui me tentent, les RDV littéraires à ne pas manquer, une PAL prévisionnelle. Du blabla ?
/!\ ATTENTION : article pouvant comporter des spoilers /!\
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« En mai, fais ce qu'il te plaît ! » Pas sûr que le banquier soit joyeux, mais voilà une bonne excuse pour se faire plaisir, et s'amener un peu de soleil dans nos biblios ! Je trouve le mois de mai un peu moins énorme que les précédents, mais de belles parutions sont quand même à venir. Qu'importe donc le nombre tant qu'on a de la qualité ? ;) 

Les sorties du mois [à titre exhaustif] : 

Conversion de Katherine Howe
Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 480
Prix : 18€
Résumé
« Colleen, Deena, Emma et Anjali sont en terminale dans le prestigieux lycée St Joan. Colleen est sur le point d'être acceptée à Harvard et ne pense plus qu'à cela. Un jour de janvier, une de ses camarades est prise de convulsions. Très vite, d'autres élèves présentent d'étranges symptômes : perte de cheveux, paralysie, quintes de toux... La presse s'empare de l'affaire, un vent de panique souffle sur St Joan. Mais pas question pour Colleen de se laisser déstabiliser : elle doit travailler sur la pièce Les Sorcières de Salem, d'Arthur Miller. Et ses recherches la mènent en 1962, au moment du procès des sorcières de Salem, à la rencontre d'Ann Putman qui fit semblant d'être ensorcelée... Les époques se croisent, les drames se nouent. Qu'arrive-t-il aux élèves de St Joan ? Et si la réponse se trouvait dans le passé, trois siècles plus tôt... ? »

=> Quelle date ? Le 04/05.
=> Pourquoi ? Un résumé bien mystérieux et efficace qui a piqué ma curiosité !

Nous les menteurs de E. Lokhart
Éditeur : Gallimard
Collection : Gallimard Jeunesse
Nombre de pages : 288
Prix : 14,50€
Résumé
« Une famille belle et distinguée. L'été. Une île privée. Le grand amour. Une ado brisée. Quatre adolescents à l'amitié indéfectible, les Menteurs.

Un accident. Un secret. La vérité.

Un drame familial époustouflant où culmine le suspense. Une lecture qui, à peine terminée, donne envie de retourner à la première page pour recommencer... »

=> Quelle date ? Le 04/05.
=> Pourquoi ? John Green le recommande ! Et de belles chroniques ont fleuri à son sujet.

L'héritière de Kiera Cass [La sélection, #4]
Éditeur : Robert Laffont
Collection : Collection R
Nombre de pages : 432
Prix : 17,90€
Résumé
[Spoilers - Surlignez pour lire]
« Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illéa doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection.
A dix-huit ans, la Princesse Eadlyn se sent prête à devenir reine. Elle l'est beaucoup moins à trouver un mari, au point que cette idée ne l'a même jamais effleurée. Quand elle consent finalement à ce que ses parents lui organisent une Sélection, Eadlyn voit son quotidien bouleversé par l'arrivée de ses trente cinq prétendants et la folie médiatique qui l'accompagne. Mais entre les raisons du coeur et la raison d'État, la Princesse va devoir faire des choix, et, au fil des semaines, se prendre à ce jeu dont dépend l'avenir d'Illéa... »

=> Quelle date ? Le 07/05.
=> Pourquoi ? Avouez qu'on ne s'y attendait pas du tout à celle-là ! Mais comment y résister ?!

Le vide de nos coeurs de Jasmine Warga
Éditeur : Hugo Roman
Collection : New Way
Nombre de pages : 300
Prix : 17€
Résumé
« A seize ans, Aysel n'a qu'une obsession : planifier sa propre mort à la perfection. Entre sa mère qui la regarde à peine, ses camarades de lycée qui l'évitent, et son père responsable de l'accident fatal qui a marqué sa petite ville à jamais, pour Aysel la vie est devenue trop lourde à supporter. Seul problème, elle n'est pas sûre d'y arriver seule. C'est alors qu'elle découvre Suicide Partners, un site qui lui permettra de trouver le compagnon idéal. Et c'est FrozenRobot, alias Roman, victime d'une tragédie familiale, sur qui elle jette son dévolu. Aysel et Roman n'ont rien en commun, mais ils commencent à apprivoiser leurs failles. Alors que la date fatidique approche, Aysel va devoir choisir entre son envie de mourir et celle de convaincre Roman qu'il ne devrait pas se sacrifier. Et Roman n'est pas du genre facile à persuader... »

=> Quelle date ? Le 15/07.
=> Pourquoi ? Le résumé me fait craquer...

Nos âmes jumelles de Samantha Bailly
Éditeur : Rageot
Nombre de pages : 320
Prix : 12,90
Résumé
« L'une est blonde, l'autre brune. L'une solaire et populaire, l'autre timide et solitaire. Sonia dite Yuna écrit pour une association, Trames, qui publie un fanzine. Elle y rencontre Lou-Tiamat, qui s'affirme dans l'art du dessin suite au divorce brutal de ses parents. Leur amitié virtuelle se double d'échanges sur leurs créations et leur vie affective. Jusqu'au jour où les deux jeunes filles se rencontrent un week-end autour d'un projet... »

=> Quelle date ? Le 27/05.
=> Pourquoi ? Un Samantha Bailly qui fait envie !


Ma PAL prévisionnelle : 
   
  
J'avais besoin de quelque chose de fort émotionnellement après Pardonne-moi, Leonard Peacock. J'ai donc fini avril et commencé mai avec Ma raison de vivre, qui m'a fortement été conseillé [et qui m'appelait aussi depuis un moment]. Ensuite, je pense reprendre ma lecture de Rébellion, avec pour objectif de le finir, enfin ! A moins que je n'intercale un SP, Trois (ou quatres) amies, en espérant réussir à le lire sans trop de difficulté puisque je n'ai pas eu/lu le premier tome. Mais pour sûr, au programme de mes lectures, il y aura encore du lourd et du beau avec Nos faces cachées, The book of Ivy et le livre III de Soeurs Sorcières

L'IMM d'avril : 
En début de mois, lorsque l'on a chargé la voiture avec chéri pour le retour à la maison, il a un peu/beaucoup craqué en voyant les cartons de livres que je ramenais de chez mes parents... Du coup, je me suis promis de faire profil bas pendant quelques temps. J'ai vraiment essayé, mais il y a eu des craquages plus forts que moi, des SP, un bon d'achat amazon et un cadeau d'un super panda [] Et, pour ma défense, quatre sont lus, et certains déjà chroniqués ! [Black Ice, lu pour Un brin de lecture, Ne t'arrête pas, Pardonne-moi, Leonard Peacock, coup de coeur d'avril, et Larmes de sirène]

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J'espère que vous avez passé un excellent mois d'avril et vous souhaite que mai soit encore plus beau ! 
Bisouilles <3

jeudi 30 avril 2015

=> Pardonne-moi, Leonard Peacock - Matthew Quick <=

En préparant les sorties ou juste en faisant des repérages sur la toile, je tombe souvent sur des titres qui m'interpellent, alors qu'il n'y a parfois ni résumé ni couverture. Dans ce cas-là, direction la VO. Et ensuite l'attente pour en apprendre plus sur la VF. Et là, coup de chance, Anne-So a rédigé une chronique [de la mort qui tue] sur ce titre qui me faisait de l'oeil. Boum, tout de suite, il me donnait encore plus envie. Bref, Pardonne-moi, Leonard Peacock de Matthew Quick, je rêvais vraiment de le lire. Alors quand je l'ai reçu [merci encore ], j'ai compté les minutes qui me séparaient de ma lecture. Dès que je l'ai commencé, j'ai été incapable de le lâcher. Pfiou, quel coup de coeur

Édition : Robert Laffont
Collection : Collection R
Traductrice : Fabienne Vidallet
Genre : YA
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 324
Date de parution : 09/04/2015
Prix : 16,90€

Résumé : 
« « En plus du P-38, le flingue de mon grand-père, il y a quatre paquets, un pour chacun de mes amis.
Je veux leur dire au revoir correctement.
Je veux qu'ils gardent un souvenir de moi.
Qu'ils sachent que je suis désolé d'avoir dû leur fausser compagnie.
Qu'ils ne sont pas responsables de ce qui va se passer... »
Aujourd'hui, Leonard Peacock a dix-huit ans.
C'est le jour qu'il a choisi pour tuer son ancien meilleur ami.
Ensuite, il se suicidera.
Plus tard, peut-être, il se dira que c'est OK, voire important d'être différent.
Mais pas aujourd'hui. »

Avis :
Sur la quatrième de couverture, il est cité « On a besoin de livres comme celui de Matthew Quick. » et The New York Times a tellement, TELLEMENT raison ! Et j'espère que cette chronique vous en convaincra encore plus. Parce que personnellement, je me suis retrouvée dans les mots de Matthew Quick et l'histoire de Leonard, et plus que ça, j'y ai trouvé ce que j'aurais aimé entendre il y a quelques années, en pleine traversée de l'adolescence, un écho à mes questions. C'est criant de justesse, de vérité, de profondeur et d'intensité

C'est aujourd'hui que Leonard mettra fin à sa vie. Avant de partir au lycée, il prépare les cadeaux qu'il offrira à ses amis, une façon de leur faire ses adieux, et met le P38 de son grand-père dans son sac à dos. A la fin de la journée, il ira chez son ancien meilleur ami, le tuera et se suicidera. Fin de l'histoire. Sauf si Leonard parvient à s'arrêter ou à être arrêté à temps. Après tout, n'est-ce pas le but de cette dernière journée, obtenir la preuve qu'il peut être sauvé ?

Avant de commencer, une petite mise en condition ici et . Le premier lien vous conduira vers une chanson - Be still de The Fray - que j'ai eu en tête pendant toute ma lecture. Le second vers la bande-annonce d'un film, avec lequel j'ai tout de suite lié Pardonne-moi, Leonard Peacock - 2h37, réalisé par Murali K. Talluri. Comme le roman de Matthew Quick, je trouve que ça nous parle. Ce sont des mots, des histoires qui n'édulcorent pas la vie/les sentiments qu'on mène/qu'on ressent lorsque l'on est ado, qui ne cherchent pas à magnifier et mettent avec talent le doigt sur ce qui ne va pas/ce qu'on ne dit pas et sur ce que personne ne veut voir.
Leonard est un adolescent seul et isolé. Son père est parti, sa mère est absente, il est l'intrus du lycée. Dépressif, différent, intelligent, il se pose des questions sur la vie, son sens, les autres. C'est un protagoniste incroyablement touchant et profond, complexe et d'une maturité folle pour son âge. Quant aux personnages secondaires... Il y a ceux dont on aimerait prendre la place et ceux qu'on voudrait virer du décor. Walt et Herr Silverman sont les deux pour qui j'ai eu un gros coup de coeur. Puis viennent Laurel, Baback, Asher Beal, Linda - la mère de Leonard. Secondaires mais tout aussi centraux, ils nous permettent chacun de découvrir Leonard et d'apprendre ce qui lui est arrivé.
Ils sont tous une véritable force dans ce roman. L'histoire n'est pas seulement celle de Leonard et de ses derniers instants, elle est aussi la leur. Matthew Quick nous amène à connaître des fragments d'eux également, par le biais de leur rapport avec Leonard, ce qu'ils ont fait/font et feront pour lui, ou pas. Plus qu'une question de suicide, l'auteur évoque aussi les croyances, la religion, l'intégration, le deuil, le silence. Et, surtout, l'importance des petites choses/des petits gestes.
Le récit est tout aussi intelligent et sensible que Leonard lui-même. Pas d'édulcorant, pas d'exhauteurs de goût, une histoire naturelle, portée par le réalisme, des personnages ordinaires, un héros tellement commun. Matthew Quick fait monter la pression/le doute crescendo. On commence la lecture sans rien savoir, et au milieu du roman, on se demande si on saura tout ce qui est à savoir avant la fin. Et il y a ces lettres, juste magnifiques. Elles nous prennent d'abord par surprise, mais lorsque l'on comprend d'où elles viennent, elles n'ont que plus de valeur encore.
J'ai aimé Pardonne-moi, Leonard Peacock dès que je l'ai vu. Mais quand j'ai commencé à le lire, j'en suis tombée amoureuse. Il m'a brisé le coeur, il l'a piétiné encore et encore. Mais je l'aime, sincèrement. Ce roman est beau, sur le fond et sur la forme, physiquement et intérieurement. Il parle et il transmet, une leçon de vie et des émotions. Il donne à réfléchir et il fait prendre conscience. Qu'on s'y retrouve ou pas, qu'on ait vécu cette adolescence amère ou non, on ne peut rester insensible à ce que Matthew Quick a écrit. 
Et on en ressort différent. Je ne pense pas qu'on puisse être insensible à l'histoire de Leonard, qu'on l'aime ou qu'on le déteste, qu'il nous paraisse lâche ou non. D'ailleurs, ce que j'ai aimé avec la plume de Matthew Quick, c'est qu'elle ne pose aucun jugement et qu'elle laisse tout à notre propre appréciation. Mais qu'on soit en accord ou pas l'histoire qui nous est conté, elle produit inévitablement un déclic et des émotions. Je ne me suis pas seulement prise à vouloir sauver Leonard, je me suis reconnue. J'ai ressenti la haine/l'amour/le dégoût/la déception/l'espoir, j'ai eu le coeur serré/la boule au ventre/les larmes aux yeux et j'ai compris/pardonné/grandi.
Il y a une sorte d'universalité dans les mots de Matthew Quick, une justesse qui nous accroche/nous écorche et nous laisse une marque indélébile.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« Prouve-moi qu'on peut être à la fois adulte et heureux. S'il te plaît. On vit dans un pays libre. Tu peux faire ce que tu veux. Être qui tu veux. On nous apprend ça à l'école, mais si tu continues à prendre ce métro pour aller dans un endroit que tu détestes, je vais commencer à croire que les profs sont des menteurs, comme les nazis qui disaient aux Juifs qu'on les déplaçait dans des usines pour les faire travailler. Ne nous faites pas ça. Dites-nous la vérité. »

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Pardonne-moi, Leonard Peacock de Matthew Quick n'est pas un roman comme les autres. En YA contemporain, il en existe d'autres qui nous racontent ce genre d'histoire. Mais de manière aussi sincère, aussi intime ? Très peu d'auteurs osent se pencher du « mauvais côté », pointer les choses qui ne vont pas directement par le point de vue des personnes concernées. C'est ce qu'il nous manque et c'est ce que Matthew Quick a - merveilleusement bien - fait. Une histoire profondément bouleversante qui nous montre à quel point même les petites choses sont importantes.
Joyeux anniversaire, Leonard.

Un immense/énorme/méga merci à Anne-So pour cette découverte aussi forte que déstabilisante. T'es un amour de Panda <3 
Et à la team R pour avoir amené ce roman aux lecteurs français, pour toujours mettre le doigt sur ces bijoux particuliers qui font toute la richesse de la littérature Young Adult. 

lundi 27 avril 2015

=> Ne t'arrête pas - Michelle Gagnon [Expérience Noa Torson, #1] <=

Il y a peu, je me suis laissée tenter par un petit thriller YA lors d'une masse critique Babelio. On se lève tôt, on coche, et on attend. Et c'est avec grand plaisir que la réponse est venue. On sourit, on s'impatiente jusqu'à l'arrivée du roman. Puis on ouvre, on découvre. Ces derniers jours, j'ai donc pu lire Ne t'arrête pas de Michelle Gagnon ! Une expérience superbe, je signe pour la suite dès maintenant :D

Éditeur : Nathan
Traducteur : Julien Chèvre
Genre : thriller, YA
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 408
Date de parution : 29/01/2015
Prix : 16,90€

Résumé
"Noa se réveille sur une table d'opération, une cicatrice en travers de la poitrine. Elle ne sait pas où elle est, comment elle est arrivée là, ni même pourquoi elle a été opérée. Alors elle prend la fuite. Les tueurs à ses trousses confirment vite ses soupçons : rien de tout cela n'est légal.
La jeune fille, hacker talentueuse et solitaire, vit depuis plusieurs années en marge de la société et pense pouvoir semer facilement ses poursuivants. Elle se trompe : pour la première fois, si elle veut survivre, Noa a besoin d'aide. Car elle est la clé d'un terrible secret. Et ceux qui la traquent n'ont aucune intention de la laisser s'échapper."

Avis
Si ce n'était pas déjà le cas, je serais tombée amoureuse du genre thriller avec ce roman J'aime quand l'auteur ne fait pas que ça, quand l'intrigue nous révèle des thèmes auxquels on ne s'attend pas. Quand en plus du thriller, du côté suspense/palpitant, il y a quelque chose de plus, qui vient jouer sur la corde touchant/palpitant. Et c'est ce que j'ai pu retrouver dans Ne t'arrête pas ! Une surprise/lecture aussi agréable qu'effrayante, de part sa réalité et son actualité. 

Noa se réveille dans ce qu'elle croit être une chambre d'hôpital, jusqu'à ce que certains détails la fassent changer d'avis - des hommes armés, le fait qu'elle ne se souvienne de rien, des conversations étranges. Très vite, la jeune fille comprend qu'elle doit s'échapper. Ensuite, il faudra qu'elle découvre ce qui lui est arrivé... Ailleurs, des hommes tout en noir font irruption chez Peter et lui prennent son ordinateur. Le jeune homme sait qu'ils ne sont pas venus par hasard, il a effleuré quelque chose qu'il n'aurait pas dû approcher... Noa et Peter se mettent en quête de la vérité, sans avoir conscience des dangers qui les attendent.

Allez savoir où je suis encore allée chercher ça, mais en commençant ma lecture, j'étais certaine de tomber sur une histoire à base de manipulations génétiques et de nanotrucs... :roll: Bon, manipulations génétiques, il y a, donc je ne m'étais pas trompée sur toute la ligne. Mais c'était assez gênant parce que je pensais trouver quelque chose, que je n'ai pas trouvée du coup. Qu'à cela ne tienne, Michelle Gagnon a rattrapé la chose - inconsciemment - parce que ce qu'elle a insufflé dans Ne t'arrête pas est bien mieux que des nanotrucs
Sous couvert de manipulations génétiques, l'auteur nous parle d'expériences pharmaceutiques et d'abandon, ces jeunes issus de foyers, qui passent de famille d'accueil en famille d'accueil, dont le système peine à s'occuper. Sans préjugés, avec subtilité, une dénonciation sans jugement, qui fait son effet. C'est donc dans ce cadre que l'on découvre Noa, dont les parents sont décédés dans un accident de voiture à ses six ans. Placée ensuite en foyer puis en famille d'accueil, puis rebelote, la jeune fille parvient à s'en sortir grâce à ses talents pour le hacking.
Et là, j'ai eu très peur que ça ne le fasse pas... L'idée en elle-même m'emballe toujours, les codes, les bas fond de l'internet, l'hacktivisme, le piratage, même si je n'en saisis strictement rien. Sauf qu'il y a toujours la possibilité d'aller trop loin, que l'auteur en écrive trop et nous perde dans un jargon qu'on ne connaît pas. Heureusement, ici c'est passé tout seul ! Néophyte ou hyper calé sur les bécanes, Ne t'arrête pas ne laisse personne de côté. Ce côté spécifique, un petit plus agréable, m'a totalement fascinée, sans jamais me larguer.
Et ceux qui m'ont encore plus intriguée, ce sont bien Peter et Noa. Noa d'abord, forcément, puisqu'elle est le personnage central de l'histoire, la clé. Et puis, honneur aux filles, les dames d'abord, tout ça tout ça... Même si Noa, c'est pas trop son truc. Je l'ai appréciée parce qu'elle est fraîche, très pragmatique et capable de raisonner rapidement, même sous la pression. Puis elle ne cherche pas à plaire, et j'ai kiffé ça aussi. Quant à Peter, c'est un peu l'archétype de l'adolescent dont les parents sont blindés et délaissent leur enfant. Pourtant, j'ai trouvé Peter attachant. C'est un personnage qui contient beaucoup, et son histoire est très touchante.
Noa et Peter forment un duo improbable - je ne compte plus le nombre de fois où je me suis demandé si ça allait vraiment marcher entre eux, s'ils étaient capables de s'entendre et de s'écouter. Mais à dire vrai, ils font tous deux ressortir le meilleur de l'autre, et c'était charmant. Un peu de lumière dans ce thriller aux abords assez sombre, ça fait du bien ! Sans compter les personnages secondaires, dont Cody et Amanda, qui ajoutent davantage de nuance à l'intrigue.
Vous l'aurez compris, on n'est pas exclusivement dans le thriller avec Ne t'arrête pas. Il y a aussi une part de deuil, des touches d'émotion. L'atmosphère n'est pas seulement urgente à cause de ce qui arrive à Noa, elle est aussi poignante grâce à tout ce que Michelle Gagnon met en plus dans son récit. Les thèmes qu'elle aborde, avec efficacité, les relations entre les personnages, le vécu de chacun. Et le tout sans qu'aucun aspect ne vienne en détrôner un autre. Tout est à la bonne mesure. Si bien que j'ai hâte d'avoir la suite !

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Ne t'arrête pas de Michelle Gagnon est un premier tome qui nous entraîne rapidement ! C'est un thriller qui mêle avec habilité le suspense, l'action et l'émotion, grâce à une histoire complexe, mais aussi des personnages profonds et attachants. L'auteur a réussi à me captiver dès les premiers chapitres, sans pour autant croire le lecteur acquis. Si bien que les rebondissements s'enchaînent sans nous laisser reprendre notre souffle. Une intrigue menée tambour battant, aux thèmes aussi actuels qu'effrayants. 
Que seriez-vous prêt à faire pour découvrir ce que l'on vous cache ? Ne vous arrêtez pas à ce qui est visible... 

+ Un immense merci à Babelio et aux éditions Nathan pour cette lecture !