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jeudi 30 avril 2015

=> Pardonne-moi, Leonard Peacock - Matthew Quick <=

En préparant les sorties ou juste en faisant des repérages sur la toile, je tombe souvent sur des titres qui m'interpellent, alors qu'il n'y a parfois ni résumé ni couverture. Dans ce cas-là, direction la VO. Et ensuite l'attente pour en apprendre plus sur la VF. Et là, coup de chance, Anne-So a rédigé une chronique [de la mort qui tue] sur ce titre qui me faisait de l'oeil. Boum, tout de suite, il me donnait encore plus envie. Bref, Pardonne-moi, Leonard Peacock de Matthew Quick, je rêvais vraiment de le lire. Alors quand je l'ai reçu [merci encore ], j'ai compté les minutes qui me séparaient de ma lecture. Dès que je l'ai commencé, j'ai été incapable de le lâcher. Pfiou, quel coup de coeur

Édition : Robert Laffont
Collection : Collection R
Traductrice : Fabienne Vidallet
Genre : YA
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 324
Date de parution : 09/04/2015
Prix : 16,90€

Résumé : 
« « En plus du P-38, le flingue de mon grand-père, il y a quatre paquets, un pour chacun de mes amis.
Je veux leur dire au revoir correctement.
Je veux qu'ils gardent un souvenir de moi.
Qu'ils sachent que je suis désolé d'avoir dû leur fausser compagnie.
Qu'ils ne sont pas responsables de ce qui va se passer... »
Aujourd'hui, Leonard Peacock a dix-huit ans.
C'est le jour qu'il a choisi pour tuer son ancien meilleur ami.
Ensuite, il se suicidera.
Plus tard, peut-être, il se dira que c'est OK, voire important d'être différent.
Mais pas aujourd'hui. »

Avis :
Sur la quatrième de couverture, il est cité « On a besoin de livres comme celui de Matthew Quick. » et The New York Times a tellement, TELLEMENT raison ! Et j'espère que cette chronique vous en convaincra encore plus. Parce que personnellement, je me suis retrouvée dans les mots de Matthew Quick et l'histoire de Leonard, et plus que ça, j'y ai trouvé ce que j'aurais aimé entendre il y a quelques années, en pleine traversée de l'adolescence, un écho à mes questions. C'est criant de justesse, de vérité, de profondeur et d'intensité

C'est aujourd'hui que Leonard mettra fin à sa vie. Avant de partir au lycée, il prépare les cadeaux qu'il offrira à ses amis, une façon de leur faire ses adieux, et met le P38 de son grand-père dans son sac à dos. A la fin de la journée, il ira chez son ancien meilleur ami, le tuera et se suicidera. Fin de l'histoire. Sauf si Leonard parvient à s'arrêter ou à être arrêté à temps. Après tout, n'est-ce pas le but de cette dernière journée, obtenir la preuve qu'il peut être sauvé ?

Avant de commencer, une petite mise en condition ici et . Le premier lien vous conduira vers une chanson - Be still de The Fray - que j'ai eu en tête pendant toute ma lecture. Le second vers la bande-annonce d'un film, avec lequel j'ai tout de suite lié Pardonne-moi, Leonard Peacock - 2h37, réalisé par Murali K. Talluri. Comme le roman de Matthew Quick, je trouve que ça nous parle. Ce sont des mots, des histoires qui n'édulcorent pas la vie/les sentiments qu'on mène/qu'on ressent lorsque l'on est ado, qui ne cherchent pas à magnifier et mettent avec talent le doigt sur ce qui ne va pas/ce qu'on ne dit pas et sur ce que personne ne veut voir.
Leonard est un adolescent seul et isolé. Son père est parti, sa mère est absente, il est l'intrus du lycée. Dépressif, différent, intelligent, il se pose des questions sur la vie, son sens, les autres. C'est un protagoniste incroyablement touchant et profond, complexe et d'une maturité folle pour son âge. Quant aux personnages secondaires... Il y a ceux dont on aimerait prendre la place et ceux qu'on voudrait virer du décor. Walt et Herr Silverman sont les deux pour qui j'ai eu un gros coup de coeur. Puis viennent Laurel, Baback, Asher Beal, Linda - la mère de Leonard. Secondaires mais tout aussi centraux, ils nous permettent chacun de découvrir Leonard et d'apprendre ce qui lui est arrivé.
Ils sont tous une véritable force dans ce roman. L'histoire n'est pas seulement celle de Leonard et de ses derniers instants, elle est aussi la leur. Matthew Quick nous amène à connaître des fragments d'eux également, par le biais de leur rapport avec Leonard, ce qu'ils ont fait/font et feront pour lui, ou pas. Plus qu'une question de suicide, l'auteur évoque aussi les croyances, la religion, l'intégration, le deuil, le silence. Et, surtout, l'importance des petites choses/des petits gestes.
Le récit est tout aussi intelligent et sensible que Leonard lui-même. Pas d'édulcorant, pas d'exhauteurs de goût, une histoire naturelle, portée par le réalisme, des personnages ordinaires, un héros tellement commun. Matthew Quick fait monter la pression/le doute crescendo. On commence la lecture sans rien savoir, et au milieu du roman, on se demande si on saura tout ce qui est à savoir avant la fin. Et il y a ces lettres, juste magnifiques. Elles nous prennent d'abord par surprise, mais lorsque l'on comprend d'où elles viennent, elles n'ont que plus de valeur encore.
J'ai aimé Pardonne-moi, Leonard Peacock dès que je l'ai vu. Mais quand j'ai commencé à le lire, j'en suis tombée amoureuse. Il m'a brisé le coeur, il l'a piétiné encore et encore. Mais je l'aime, sincèrement. Ce roman est beau, sur le fond et sur la forme, physiquement et intérieurement. Il parle et il transmet, une leçon de vie et des émotions. Il donne à réfléchir et il fait prendre conscience. Qu'on s'y retrouve ou pas, qu'on ait vécu cette adolescence amère ou non, on ne peut rester insensible à ce que Matthew Quick a écrit. 
Et on en ressort différent. Je ne pense pas qu'on puisse être insensible à l'histoire de Leonard, qu'on l'aime ou qu'on le déteste, qu'il nous paraisse lâche ou non. D'ailleurs, ce que j'ai aimé avec la plume de Matthew Quick, c'est qu'elle ne pose aucun jugement et qu'elle laisse tout à notre propre appréciation. Mais qu'on soit en accord ou pas l'histoire qui nous est conté, elle produit inévitablement un déclic et des émotions. Je ne me suis pas seulement prise à vouloir sauver Leonard, je me suis reconnue. J'ai ressenti la haine/l'amour/le dégoût/la déception/l'espoir, j'ai eu le coeur serré/la boule au ventre/les larmes aux yeux et j'ai compris/pardonné/grandi.
Il y a une sorte d'universalité dans les mots de Matthew Quick, une justesse qui nous accroche/nous écorche et nous laisse une marque indélébile.

Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre :
« Prouve-moi qu'on peut être à la fois adulte et heureux. S'il te plaît. On vit dans un pays libre. Tu peux faire ce que tu veux. Être qui tu veux. On nous apprend ça à l'école, mais si tu continues à prendre ce métro pour aller dans un endroit que tu détestes, je vais commencer à croire que les profs sont des menteurs, comme les nazis qui disaient aux Juifs qu'on les déplaçait dans des usines pour les faire travailler. Ne nous faites pas ça. Dites-nous la vérité. »

~~~~~~
Pardonne-moi, Leonard Peacock de Matthew Quick n'est pas un roman comme les autres. En YA contemporain, il en existe d'autres qui nous racontent ce genre d'histoire. Mais de manière aussi sincère, aussi intime ? Très peu d'auteurs osent se pencher du « mauvais côté », pointer les choses qui ne vont pas directement par le point de vue des personnes concernées. C'est ce qu'il nous manque et c'est ce que Matthew Quick a - merveilleusement bien - fait. Une histoire profondément bouleversante qui nous montre à quel point même les petites choses sont importantes.
Joyeux anniversaire, Leonard.

Un immense/énorme/méga merci à Anne-So pour cette découverte aussi forte que déstabilisante. T'es un amour de Panda <3 
Et à la team R pour avoir amené ce roman aux lecteurs français, pour toujours mettre le doigt sur ces bijoux particuliers qui font toute la richesse de la littérature Young Adult. 

18 commentaires:

  1. Réponses
    1. Tout le monde devrait le lire :D J'espère que tu en auras l'occasion !

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  2. Ce roman est dans ma wish depuis que Simi m'a donné envie de le lire en vidéo ! Elle l'a lu en VO mais quand j'ai vu qu'il sortait en VF, j'ai eu envie de le découvrir ! :)
    Ta chronique ne fait que confirmer car ça, c'est une chronique de malade :o :D

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    1. Les lectrices VO sont de grandes tentatrices :)
      Merci :3 J'espère que le roman passera prochainement dans la ta PAL :D

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  3. Je viens d'apprendre que j'allais le recevoir grâce à Babelio !!! :D J'ai HÂTE ! (et encore, ceci est un euphémisme *-*)

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    1. Yeah !! C'est superbe ça :D J'espère qu'il te plaira encore plus qu'il m'a plu !!

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  4. Il va falloir que je le lise !! :)

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  5. P.S. : je t'ai déjà dit qu'il fallait que je le lise absolument depuis ta chronique ? :p

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  6. Il est dans ma PAL !!!!!!! Il me tarde de le lire ;)

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    1. Et il me tarde que tu le lises !! J'espère qu'il va te plaire :D

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  7. WAOOOOOOOOOOOOO ! Quelle belle chronique !
    Je pense qu'avec Maybe Someday, Pardonne moi Léonard est mon prochain achat :) !

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    1. OWW merci :3
      Je ne connais pas encore Colleen Hoover, mais j'avoue également que je me laisserais bien tenter par Maybe Someday si je le croise ^^

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  8. Réponses
    1. Si ce titre n'est pas dans tes goûts, je le comprends tout à fait :) Il y a trop de sorties en ce moment pour se risquer à des peut-être...

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  9. Putain de merde. Faut vraiment que je le relise.

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    1. C'est super tentant ! *-* Mais j'ai peur de la relecture, de ressentir moins, moins fort, connaissant déjà comment tout se passe... pas toi ?

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Merci pour votre petit mot ♥