-->

Mes dernières chroniques :

        

samedi 5 décembre 2015

=> Stone rider - David Hofmeyr <=

Sélectionnée lors d'une masse critique Babelio, j'ai eu la chance et la joie de recevoir un roman ado de la rentrée littéraire qui me faisait vaguement de l'oeil. Un résumé intéressant, des avis plutôt bons, il n'avait pourtant pas spécialement fait le tour de la blogo et me laissait très curieuse. Ce livre, c'est Stone rider de David Hofmeyr. J'y suis allée avec très peu d'infos, ayant juste accroché à la quatrième de couverture... Ma lecture terminée, je reste sur une impression assez étrange. 


Éditeur : Gallimard Jeunesse
Traductrice : Alice Marchand 
Genre : dystopie, romance, 
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 320
Date de parution : 20/08/2015
Prix : 15€

Résumé : 
« Adam Stone veut la liberté et la paix. Il veut une chance de s'échapper de Blackwater, la ville désertique dans laquelle il a grandi. Mais, plus que tout, il veut la belle Sadie Blood.
Aux côtés de Sadie et Kane - un Pilote inquiétant -, Adam se lance dans le circuit de Blackwater, une course à moto brutale qui les mettra tous à l'épreuve, corps et âme.
La récompense ? Un aller simple pour la Base, promesse d'un paradis. Et pour cette chance d'une nouvelle vie, Adam est prêt à tout risquer... »

Avis : 
Je cherche mes mots depuis pas mal de temps pour vous parler de ma lecture de Stone rider... sans pour autant trouver par où commencer ni comment dire tous les effets que ce roman a eu sur moi. À la fois déroutant et captivant, j'ai vécu quelque chose d'unique avec cette histoire. J'avais beau me sentir très étrangère, très paumée, il y avait un truc qui me maintenait au livre, qui m'empêchait de le reposer/d'abandonner. Comme une voix qui me soufflait « Continue. Continue... » Je l'ai fait et je suis encore plus perdue. Ai-je aimé ?

Dans la vie d'Adam, vous avez deux choix de carrière : la mine ou la Course, l'un aussi dangereux que l'autre. Mais si vous gagnez la course, vous pouvez échapper à la mine et partir pour la Base. Installée dans le ciel, c'est la cité idéale où tout le monde rêve d'être. Le gagnant de la course gagne son billet d'entrée. Cette année, Adam est décidé à gagner la Course, qu'importe que sa Longthorn soit fatigué, qu'importe qu'il soit seul... Il ne veut pas finir à la mine.

On le sent dès le départ, Adam est un personnage prêt à tout et Stone rider un roman très particulier. « Une écriture nouvelle et captivante » annonce Gallimard sur la quatrième de couverture. C'est très bien dit et je crois que c'est un des plus qui m'a maintenue au récit. La plume de David Hofmeyr a quelque chose de particulier et donne une ambiance très oppressante à son récit. Non pas que ce soit bien ou mal, Stone rider est vraiment addictif et prenant. Mais il en ressort un je ne sais quoi de sombre, d'assez inhumain et de plutôt cruel.
Cela vient d'un tout : la complexité à suivre certains dialogues, le sentiment d'injustice, la difficulté de la Course, les personnages eux-mêmes, l'écriture de l'auteur. Les phrases - de même que quelques chapitres - sont souvent courtes, incisives ; les dialogues sont brefs, parfois brutaux/agressifs ; le monde dans lequel évolue les personnages est injuste, leurs possibilités d'évasion si minces ; le style de l'auteur aussi décousu que direct ; les liens entre les personnages ont la même consistance. J'étais souvent paumée, souvent incapable de cerner Kane ou Adam, de comprendre ce qui avait fini par les unir.
Pourtant, je m'y suis plu ! Si Adam et Kane sont des personnages que j'ai parfois eu du mal à suivre, une part de moi n'a pas pu s'empêcher de s'accrocher à eux. J'avais beau être parfois perdue dans les dialogues et dans l'action, je ne résistais pas au besoin de connaître le fin mot de Stone rider, d'avoir envie qu'ils s'en sortent. C'est prenant, tant par l'action que par ce côté acéré de l'écriture ! Sans compter que j'étais incapable de deviner ce qu'il arriverait aux personnages, de répondre aux questions qui m'arrivaient au fil des pages. Il fallait littéralement que je continue !
Stone rider est aussi un mi-chemin intéressant. Mi-aventure, mi-romance, mi-biker, le lecteur évolue dans un univers hostile où la moto est une part dominante de la société. Elle est un héritage familial et un prolongement de soi, un objet de liberté comme de dangers. David Hofmeyr arrive même par moments à lui donner un côté vivant, à la limite de l'intelligence artificielle. J'avais peur que ce soit quelque chose qui me laisse externe, mais finalement j'ai saisi rapidement la force de ce lien, la nécessité des Courses. C'est presque palpable : Adam aime sa Longthorn autant qu'il pourrait aimer un animal de compagnie ou même une personne physique.
Si je ressors de ma lecture incertaine quant à l'idée d'avoir aimé ou non ce récit, j'ai la conviction qu'il détient quelque chose autant dans l'idée de potentiel que dans l'idée que c'est simplement moi qui ai bloqué au départ du roman. Parce que j'ai finalement apprécié tout ce qui fait la différence de Stone rider, cette dualité constante qu'on ressent entre les personnages et dans les personnages. Adam et Kane ne se battent pas seulement pour une vie meilleure, ils se battent aussi avec eux-mêmes, ce qu'ils sont et ce qu'ils ne sont pas/ce qu'ils voudraient être. Et je me suis finalement aussi prise au jeu de l'écriture de David Hofmeyr, qui avec du recul a su retranscrire et transmettre beaucoup au travers de son roman.

~~~~~~
Stone rider de David Hofmeyr se révèle être une lecture totalement déroutante et captivante ! L'auteur insère ses personnages dans un univers implacable, où même le paradis semble être un enfer. Le lecteur est rapidement entraîné dans ce récit sombre et cruel, violent, où la moto est un mode de vie, la course un moyen d'accéder au bonheur. J'ai aimé découvrir ce nouveau monde, cette nouvelle plume, malgré les frissons et l'horreur qui se dégageaient parfois du roman. Les personnages, d'abord froids et distants, ont fini par devenir attachants - un retournement qui a été une vraie surprise ! 
Deuil, course, vengeance et amour sont au programme de ce roman aux allures de western moderne ! 

Un grand merci à Babelio et Gallimard Jeunesse pour cette découverte


Challenge jeunesse/young adult : 6/65

dimanche 29 novembre 2015

=> In the after - Demitria Lunetta [In the after, #1] <=

En guise de deuxième lecture pour Halloween, j'ai opté pour un roman que je souhaitais lire depuis un moment et que je me réservais justement pour l'occasion. C'est dans une forêt pleine de bruits (vent, feuilles mortes, joggers) que j'ai commencé In the after de Demitria Lunetta. Si j'ai vite sursauté au moindre craquement/bruissement, je peux aussi vous dire que j'ai vite été happée par le récit et en suis ressortie avec un charmant coup de coeur ♥

Éditeur : Lumen
Traductrice : Maud Ortalda 
Genre : post-apo, fantastique, YA
Public : dès 14/15 ans
Nombre de pages : 409
Date de parution : 11/09/2014
Prix : 15€

Résumé : 
« Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo... Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d'où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroît dramatiquement en quelques jours à peine. À l'abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper... mais pour combien de temps ? 
Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu'elles survivent en autarcie, quand d'autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé... mais il ne fait que commencer ! »

Avis : 
Rapidement transportée par l'histoire, je ne vous cacherais pas que dans mon petit bois, les petits bruits sont vite devenus assourdissants. Une branche craquait que j'imaginais sans peine un montre furieux et affamé sortir d'un buisson ou de derrière un arbre. On se prend d'emblée d'affection pour Amy, on s'identifie si simplement, on comprend si facilement les codes de cet univers post-apo... Bref, j'ai succombé aux charmes de In the after en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « florae » !

Il m'a fallu pas mal de temps pour craquer, beaucoup de prélectures en magasin, de passages devant à me demander si oui ou non je craquerais, de retour à la maison les mains vides. Jusqu'à ce jour où je me suis assise dans le rayon pour commencer à le lire et où il m'a finalement accompagné en caisse. Je redoutais en fait le côté silencieux du roman, l'absence de dialogue, l'absence de compagnie d'Amy. J'avais peur de tourner en rond, de lire plus de descriptions qu'autre chose, et de ne pas être capable de m'insérer dans l'histoire. Trente pages plus loin, je me suis rendu compte à quel point cette idée était ridicule ! 
En fait, le silence n'est en aucun cas une gêne tant l'action, les personnages et l'univers sont prenants et n'ont guère besoin de bruit. Ce tout nous fait passer outre l'absence de dialogues, la nécessité de se déplacer sans bruit, l'isolement subi par notre héroïne. Efficace, addictif, voilà des qualificatifs qui collent à merveille au roman ! In the after démarre fort et vite, l'action est présente d'entrée de jeu et le lecteur s'accroche à Amy dès le premier regard. Le lecteur se retrouve vite hors d'haleine, mais tout aussi incapable de reposer sa lecture. 
Pourquoi ? Parce que Amy est un personnage so badass ! Une survivante comme il fait plaisir à en voir et à côtoyer. Sa vie bascule d'un extrême à l'autre après l'arrivée des monstres : exit les amies, les sorties, le lycée, bonjour monstres, silence et obscurité. Amy se retrouve toute seule. Seule pour comprendre les habitudes de ces monstres, seule pour subvenir à ses besoin. Pourtant, elle en prend son parti et apprend. Se déplacer, se taire, se battre, survivre, vivre autrement. Notre Amy est loin de succomber à la facilité ! Et quand elle trouve Baby... Mon coeur a fondu à la vue de ce trio inattendu ! Un soupçon de mignotitude et d'amour dans ce monde sombre ! 
Mais un personnage badass et une histoire de monstres fous de chair humaine ne seraient rien sans l'écriture de Demitria Lunetta ! À couper au couteau, incisive, dépouillée, la plume de l'auteur est PARFAITE ; n'ayons pas peur des mots. Elle a le don de maintenir le suspense, de mettre son lecteur au supplice et maîtrise indéniablement le fash-back. Moi qui ne suis pas toujours fan de ces aller/retour dans le temps, j'ai apprécié suivre Amy dans son présent autant que dans son passé, d'en apprendre ainsi plus sur elle et sur sa vie d'avant. Un détail qui nous permet de prendre conscience de l'évolution des personnages, vis-à-vis de leur personnalité comme de leur lien.
Vous rêvez d'un guide de survie en période d'invasion ennemie/monstre/extraterrestre ? Vous pouvez sans problème ajouter In the after à votre liste ! Si j'ai complètement loupé le coche en matière de zombis/extraterrestres - je suis du genre à les préférer gentils et mignons -, je me surprends de plus en plus à apprécier ces univers post-apo redoutables, où des êtres monstrueux mettent tentent de mettre l'humanité en péril. Demitria Lunetta nous livre ici un monde complet, une théorie tellement plausible/folle et une intrigue rondement menée ! Je n'ai rien vu venir, de l'intrigue ou de mon coup de coeur, je me suis laissée surprendre plus d'une fois, j'ai frissonné autant qu'il m'est arrivé de rire... et j'en redemande ! 

~~~~~~
In the after de Demitria Lunetta a été un vrai et gros coup de coeur ! Coup de coeur pour un univers post-apo que j'ai aimé plus que je ne l'attendais. Coup de coeur pour la plume de l'auteur qui correspond si bien au roman. Coup de coeur pour Amy et Baby, deux héroïnes qui sont entrées dans mon coeur juste comme ça. Coup de coeur pour la découpe de l'intrigue, ses parties, ses flash-back, ses révélations. Coup de coeur pour l'ambiance, pesante, urgente. Coup de coeur pour l'écrin - Lumen nous offre encore une très belle couverture.
Jetez-vous dessus avant qu'un florae ne vous dévore !

Les copines ont aimé aussi : 
Léa touch book / Échos de mots / Plume sensible


Challenge jeunesse/young adult : 5/65

mercredi 25 novembre 2015

#Routine du lecteur/blogueur

• L'idée : en tant que lecteurs/en tant que blogueurs/en tant que lecteurs et blogueurs, on se retrouve parfois confronter à des petits problèmes, des petites angoisses, des questions, auxquels on aimerait bien une solution.
• Pourquoi ? Parce que j'aimerais être libraire/bibliothécaire/secrétaire d'édition, sans avoir cette chance pour le moment. Parce que j'aime conseiller, blablater, le tout dans l'esprit livresque. Parce qu'il est toujours bon d'avoir quelques conseils. Parce qu'on se pose peut-être les mêmes questions, et que nous pourrions y répondre ainsi ensemble. 
• Comment ? Chaque mois, j'exposerai un problème/une question et tenterai de lui apporter des solutions, misons sur trois. Le tout accompagné de quelques idées livresques en fin d'article. 

Let's go ! 
~~~~~~

À la découverte du YA

À l'occasion du Salon du livre et de la presse jeunesse - et parce que le YA est une véritable passion pour moi -, je me suis dit qu'il serait intéressant de faire une petite liste de lecture sur le genre. Le young adult est un secteur qui a beaucoup évolué ces dernières années. Longtemps prise comme une littérature sans réelle importance, sans réel impact sur ses lecteurs, ce préjugés a vite évolué au fur et à mesure des parutions, et de leur contenu de plus en plus profond et sérieux. Aujourd'hui, le YA - la littérature pour les jeunes adultes - touche autant à la SF qu'à la romance, qu'au drame,... Pour tout ça, j'affectionne cette littérature, pour tout ce qu'elle fait ressentir et envisager, pour la façon dont elle parle à l'adolescente que j'étais. 
La sélection à venir est purement subjective, et je ne prétends en aucun cas tout connaître du YA [loin de là], mais j'ai fait cette sélection avec le coeur en recherchant les titres/les auteurs qui ont pour moi été significatifs. N'hésitez pas à me dire vous en commentaire quels sont les romans que vous affectionnez le plus dans cette littérature !

• J'ai envie de contemporain : 
   

• J'ai envie de drame : 
   

• J'ai envie de comédie : 
   

• J'ai envie de dystopie : 
   

• J'ai envie de post-apo : 
   

• J'ai envie d'aventure : 
   

lundi 23 novembre 2015

=> Zodiaque - Romina Russell <=

Après avoir été annoncé par Michel Lafon, il me tardait de pouvoir le recevoir et de découvrir un roman qui semblait avoir un univers bien à lui. Même si ma lecture a été ralentie par ma semaine de boulot, j'ai découvert Zodiaque de Romina Russell en prenant mon temps, plongée dans un monde unique et captivant. Une véritable invitation à lever un peu les yeux au ciel...

Éditeur : Michel Lafon 
Traductrice : Maud Desurvire
Genre : SF, romance
Public : dès 15 ans
Nombre de pages : 467
Date de parution : 22/10/2015
Prix : 16,95€

Résumé :
« Rhoma, jeune étudiante du signe du Cancer, est hantée par des visions cataclysmiques. Personne ne la croit, mais l'impensable se produit : une des lunes de sa planète explose. Raz-de-marée, pluies de météorites, tout l'univers de la jeune fille est plongé dans le chaos. Et pour elle il n'y a aucun doute : une puissance malfaisante est à l'oeuvre...
Avec son mentor, le flegmatique Mathias, et Hysan, l'excentrique émissaire du signe de la Balance, Rhoma se lance dans une course contre la montre pour prévenir les autres constellations de la menace ancestrale qui plane sur elles. Car les douze signes du zodiaque étaient treize à l'origine... et le dernier attend son heure. Celle de la destruction. »

Avis :
Avant que je ne lise Zodiaque, plusieurs avis étaient déjà tombés et j'avais le sentiment que ce serait ou tout l'un ou tout l'autre avec ce roman. Pourtant, je suis restée positive, cette couverture et ce résumé me fascinant beaucoup trop pour que je ne mette pas ce livre entre mes mains dès que possible. Puis l'espace, l'astrologie, c'est tout de même assez peu répandu en YA. Autant de raisons pour moi de me faire mon propre avis. Presque cinq cent pages plus tard, je suis ressortie d'une lecture dense, d'un univers complet et d'une histoire réellement originale !

Rhoma apprend à lire l'avenir depuis toute petite, sa mère étant persuadée que plus jeune on apprend plus on augmente ses chances de lire mieux. Des heures de méditation, de recherche de soi ; des heures d'apprentissage plutôt que des moments mère/fille. Alors quand elle s'en va, sans prévenir, Rhoma ne comprend pas. Méditer plus, travailler plus, la fera-t-elle revenir ? Des années plus tard, Rhoma a bien grandi et sait que sa mère ne reviendra pas. Elle s'est quand même inscrite à l'école des Zodaïs, les protecteurs du Zodiaque. Mais quand elle prédit la fin imminente de plusieurs planète du Zodiaque, personne n'est prêt à la croire... Jusqu'à ce que des explosions et des faits étranges se produisent...

Mon avis sur Zodiaque a changé, évolué, tout au long de ma lecture. Au début, je le trouvais très/trop détaillé, j'étais perdue dans les étoiles, sans vraiment de repères, cherchant comment faire le lien entre tout ce que l'auteur nous révélait de son monde. Puis l'action a commencé, assez rapidement d'ailleurs, et les choses se sont mises en place toutes seules. J'envisageais de mieux en mieux l'univers du roman, la représentation du Zodiaque, ses habitants. N'étant pas habituée aux récits qui se déroulent dans l'espace, je peux dire que le démarrage fut assez déroutant. Mais une fois en plein dedans, tous les détails m'ont paru plus clairs. 
C'est un univers très complet, dense, dans lequel Romina Russell plonge son lecteur, mais aussi très original. Un système solaire à douze planètes, des lunes, des vaisseaux ; les signes astrologiques deviennent des planètes, avec leurs habitants, leurs coutumes, leurs histoires, leurs caractéristiques. Un rapport à l'astrologie intéressant s'établit. Je me suis surprise à acquiescer à certains traits de caractères qu'on pouvait retrouver pour telle ou telle population [la fougue des lions, le calme des cancers,...]. N'ayant jamais lu de récit de ce genre avant, j'ai trouvé cela très inédit, très accrocheur. J'ai aimé ce mélange d'astrologie et de science-fiction, les croyances qui se mêlent à la technologie.
En plus de son aspect fantastique, Zodiaque nous parle également de politique, un fond contemporain qui a fini par faire actualité avec les événements du 13 novembre, par hasard. Rien ne laissait présager un tel écho, les éléments ont fait lumière petit à petit. J'étais à la fois ailleurs, quelque part dans l'immensité de l'espace, et à la fois les deux pieds sur Terre, face aux chaînes d'infos. Et, bien sûr, il y a cette romance à trois têtes : Rhoma, Hysan et Mathias... Sans prendre une part très active à l'histoire, elle occupe tout de même une bonne place et joue pour beaucoup dans l'avancée et l'évolution de nos personnages.
Pour finir, justement, parlons-en de ces trois personnages... C'est un trio très complémentaire qu'on découvre : Rhoma, la tête sur les épaules, parfois impulsive ; Mathias, plus en retrait, pragmatique et réfléchi ; Hysan, drôle, enjoué, qui amène une bonne humeur agréable. J'ai rapidement éprouvé de l'affection pour chacun d'eux. Comme Rhoma, je suis du signe du Cancer, si bien que je me suis vite identifiée à son personnage. Par la suite, quand les choses s'accélèrent, j'ai aussi vraiment ressenti le besoin de la soutenir, d'être avec elle. Hysan et Mathias sont quant à eux très différents. Si j'ai apprécié le premier tout de suite grâce à sa bonhomie, le côté plus introverti de Mathias me le rendait plus antipathique.
A part quelques longueurs en milieu de roman et des passages/sentiments, sur lesquels j'ai trouvé que Romina Russell passait peu de temps, j'ai vraiment été conquise par Zodiaque ! L'intrigue - dont je n'ai pas vu tout venir - m'a souvent prise par surprise et laissée haletante, si bien qu'il m'arrivait de prendre des pauses juste pour replonger pendant cinq minutes dans ma lecture. L'auteur n'hésite pas à frapper fort, sans aucune limite. Son histoire touche un peu à tout, divertissant autant qu'elle apprend et pose une véritable réflexion à son lecteur.

~~~~~~
Si vous cherchez une lecture totalement dépaysante et qui possède un univers bien à elle, vous la trouverez en Zodiaque de Romina Russell ! Émotions, actions, humour, astrologie et politique se retrouvent dans ce titre tout à fait addictif. L'auteur m'a plongée dans un univers inédit - pour ma part - que j'ai vraiment adoré. Passées les premières explications, il m'a été plus facile de me représenter ce décor peu habituel et ô combien riche, complet. Rhoma, Mathias et Hysan sont de ces personnages qui nous affectent rapidement, qu'il s'agisse de s'identifier à leur histoire ou à leur personnalité. Autant vous dire que j'ai hâte de les retrouver ! 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette lecture ♥


Challenge jeunesse/young adult : 4/65