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samedi 23 mars 2013

=> Kaleb, saison 2 - Myra Eljundir <=

Juste avant le Salon de Paris, j'ai pu lire Kaleb - Saison II de Myra Eljundir ! Et... et... et j'en perds mes mots. ^^ Vous vous souvenez de l'effet que m'avait fait la lecture du premier tome de cette trilogie retournante qu'est Kaleb ? C'est un peu pareil avec ce deuxième opus. Un côté dérangeant, une certaine distance, mais toujours un plaisir avide et irrésistible de poursuivre la lecture, de tout comprendre... Ouais, c'est clair, j'ai aimé ce roman ♥


Éditeur : Robert Laffont

Collection : Collection R
[Lien éditeur] - [Page facebook]
[Page auteure] - [Page facebook]
[Extrait]
Genre : roman, fantastique
Public : dès 16 ans
[/!\ âmes sensibles /!\]
Nombre de pages : 312
Date de parution : 28/02/2013
Prix : 17,50€

Résumé :
"Magnétique et sensuelle, Abigail est l'arme la plus redoutable du réseau SENTINEL.
La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l'extase.
Inutile de lutter : l'attraction qu'elle suscite est irrésistible.
Même si faire l'amour avec elle, c'est s'unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l'empreinte du Mal.
Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l'empathe l'attire comme un aimant.
Au terme d'un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir.
Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?
"

Avis
"Oh !" ... *bruit de pages qui tournent* ... "Oh !" ... *bruit de pages qui tournent* ... "OMG !" ... *bruit de livre qui se referme sèchement*... Imaginez en même temps une petite tête brune, un peu pâle, avec des yeux aussi gros que des soucoupes... C'est bon, vous avez l'image et le son de moi en train de lire Kaleb II de Myra Eljundir ! :) Ce tome m'a littéralement retourné le cerveau, heureusement que je n'étais pas en cours pendant cette lecture [j'aurais eu pas mal de problèmes de concentration ^^] Oui, Kaleb [personnage et livre compris... je n'arrive pas à les dissocier] m'obsède, et même encore maintenant. Non pas qu'il soit beau, non pas qu'il donne envie qu'on s'occupe de lui, mais il a un tel magnétisme. Son pouvoir - pour moi - dépasse les limites du livre et il m'a surprise, touchée, chahutée tout au long de ma lecture. C'était un véritable tourbillon, une sorte de tsunami d'impressions et de sentiments, à la fois dérangeant et bienvenu. Étrange, atypique & complètement unique [tout comme son personnage... ou ses, en fait ^^] ! Le genre de roman qui ouvre une brèche en vous, une faille, qui que vous soyez, que vous adhériez ou non, et qui y fait son nid... Pas à la manière d'un poison, mais presque.

Souvenez-vous, à la fin du premier tome, Kaleb quittait la France pour retrouver son pays d'origine, l'Islande. Mais un arrêt par l'Irlande s'impose. Une escale où le jeune homme doit [enfin] rencontrer Abigail, la succube du colonel. Depuis le début, il existe une sorte d'alchimie entre eux, un lien étroit, extraordinaire... à la puissance dévastatrice. Ce dont ils se rendront compte dès leur première entrevue. Pourtant, les deux jeunes gens vont rester ensemble, s'aimer, s'éloigner... L'un persuadé de pouvoir être sauvé, l'autre ivre de pouvoir. La limite du mal devient floue, oscille. Il n'a jamais été aussi séduisant. Lequel des deux y succombera ?

Ce deuxième titre est sans conteste dans la lignée de son prédécesseur ! Aussi dérangeant, aussi perturbateur, aussi addictif... la liste pourrait être si longue si je continuais :p Il demeure cet effet pervers, ce cercle presque vicieux qui fait qu'une fois que vous êtes tombé sous le charme de Kaleb et de la plume de Myra, vous ne vous en relevez pas !
J'ai adoré retrouver Kaleb et découvrir davantage Abigaïl... Même si maintenant... Argh, ce roman m'a retourné le cerveau ! Je ne sais plus à qui faire confiance, qui croire et qui encourager. Myra Eljundir a repris les clés de Kaleb pour les pousser à leur extrême limite, entraînant son lecteur dans un tourbillon encore plus puissant, plus violent. Quasiment indescriptible. Lire Kaleb, ce n'est pas une lecture qui se raconte, mais une lecture qui se fait ! Je suis de nouveau incapable de savoir comment parler de ce titre... [ça promet xD] Puis, le pire, c'est d'essayer de ne pas faire de spoiler...
Kaleb nous revient encore plus seul que jamais, encore plus mauvais, plongé dans le mal jusqu'au cou, encore plus manipulateur. Et l'auteure réussit pourtant l'exploit de nous faire nous attendrir encore devant ce personnage. Non pas de pitié face à sa solitude, sa perdition, mais juste parce qu'on a envie de s'occuper de lui, il suscite d'emblée un attachement réel, un besoin chez l'autre de le couver, de le protéger même quand on sait très bien qu'il est capable de le faire tout seul. Lorsqu'il dit qu'il est capable de s'arrêter, que le Mal ne le possède pas, on a envie d'y croire, de lui dire que tout ira mieux. Et quand il recommence à s'introduire dans l'esprit des autres et à les manipuler, on parvient à lui trouver des excuses, à lui pardonner. Et quand arrive Abigaïl, on pense comme lui, dur comme fer, qu'il pourra être sauvé, que le Mal n'est pas une voie sans retour... Parlons-en un peu, d'Abigaïl, d'ailleurs ! Quelle joie [ou pas...] de découvrir plus ce personnage !! Qui se révèle de plus en plus à la lecture. Autant vous dire qu'elle m'a beaucoup [énormément] étonnée dans ce nouveau tome. Myra reprend l'alternance des points de vue, ce qui permet de la voir par ses yeux et par les yeux de Kaleb, ou d'autres personnages. Et le changement est étonnant, pour ne pas dire incroyable ! Quant à SENTINEL... je rêve de les voir tous brûler *Mouhahahahha* Surtout Bergsson & Powel... Ces deux types me filent des frissons rien qu'à la mention de leur nom...
Pour le reste, le décor et la plume de Myra restent toujours aussi saisissants ! De même que cette sauvagerie qu'on retrouve parfois dans le roman, entre  Kaleb et Abigail, cette ambivalence des personnages, cette ambiguïté entre le Bien et le Mal. Les changements et les surprises sont légion dans ce roman, qui vous entraînent d'une piste à une autre, de révélations en révélations, qui ne manqueront pas de vous laisser sur le cul [si je puis me permettre ^^]. Moi-même, je me suis lancée sur quelques indices, risquer à quelques hypothèses avant de voir tout éclater... C'était bluffant !
[Instant couverture] Pas de grand changement par rapport à la couverture du premier Kaleb, mais juste cet aspect... ce toucher. Vous n'avez pas remarqué une différence lorsque vous l'aviez en main ? ;) Ce n'est pas comme de sentir de la peau, mais presque ! Quant au design du titre... Davantage étendu, davantage gravé... La graphie donne presque l'idée d'un tatouage gravé sur la peau, mais de façon un peu barbare, un peu sauvage, avec ces lettres qui dépassent parfois, ces irrégularités. Et que dire de toutes ces petites ridules, ces petits traits où l'encre se barre, comme pour pénétrer davantage... [Si j'avais pu, j'aurais fait mon dossier de sémio sur cette couv' xD] Et la troisième promet d'être encore plus magnifique *__* [à voir ici] Surtout que je veux la suite de toutes les révélations que nous offre Myra dans cet opus. Parce que si on en apprend plus sur quasiment tout le monde, Myra a gardé pour elle quelques secrets... *veux tout savoir*

Si vous avez aimé le premier tome, vous aimerez forcément celui-ci aussi ! Et pour ceux qui ne sont pas convaincus, c'est vraiment l'occasion de se lancer ^^ Kaleb II confirme la position d'OVNI de cette trilogie dans la littérature YA ! Les personnages et l'intrigue de ce nouveau tome ne manqueront pas de vous surprendre et de vous entraîner plus loin dans l'histoire des Enfants du Volcan. Et puis, comme l'a dit Oscar Wilde, "Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder." Si Kaleb vous attire, cédez-lui ;)


Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : [quand je vous dis que Kaleb est irrésistible !]
"Comme elle n'était pas coutumière des colères du jeune homme, Abigail ne chercha pas à comprendre. Tout ce qu'elle vit, c'est son visage sans masque, pour la première fois depuis leur rencontre. Un visage déjà marqué pour son âge, aux yeux tristes et au charme fou. Un visage qu'elle eut soudain envie de prendre dans ses mains et de couvrir de baisers. Le visage d'un homme qui avait rêvé sa mère toute sa vie et qui venait juste de découvrir qu'il l'avait tué. Un homme à la posture de petit garçon qu'on a envie de consoler, de protéger. D'aimer."


Je remercie vivement S-L B. pour sa confiance et ce partenariat ! 

Alors, qui a lu Kaleb [I & II confondus ;)] ?

jeudi 15 novembre 2012

=> Kaleb - Myra Eljundir <=

Et mes lectures scolaires pleurent, pleurent... Qu'importe, Kaleb était beaucoup plus intéressant [le personnage comme le livre :p]


Éditeur : Robert Laffont
Collection : Collection R
[Lien éditeur] - [Page facebook]
[Extrait]
Genre : fantastique
Public : 16 ans [et âmes sensibles, faites gaffe ^^]
Nombre de pages : 456
Date de publication : 14/06/2012
Prix : 18 €

Résumé
"A 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous même. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu'on ne peut s'empêcher de l'aimer. A la folie. A la mort. 
Sachez que ce qu'il vous fera, il n'en sera pas désolé. Ce don qu'il tient d'une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu'au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule... Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

Avis
A la fin de ma lecture, je me suis demandée au moins mille fois comment j'allais présenter cette chronique. Non pas que Kaleb m'ait déplu [loin sans faut d'ailleurs ;)] mais tout du long il m'a laissé un sentiment que je ne saurai pas définir. Quelque chose qui me perturbe, sans que je n'arrive à mettre un mot dessus. Est-ce parce que je suis du genre âme sensible ? un dégoût vis-à-vis de certains passages ? C'est peut-être ça... Mais, qu'est-ce que c'était bon !! [Kaleb surtout était bon... 'fin, je dis, je dis rien :p]

Depuis son plus jeune âge, Kaleb ne sait rien de sa mère, si ce n'est qu'elle est morte, et vit avec son père, qui le trimballe de ville en ville. Jusqu'à ses 19 ans, tout se passe tranquillement pour lui : Kaleb est beau, fascinant, il n'a aucun mal à s'adapter et à plaire. Le jeune homme en profite donc sans le cacher. Petit à petit, il va comprendre que s'il arrive facilement à plaire, cela n'est pas une question de chance ou de physique [quoi que ^^] : Kaleb est un empathe. Il capte vos émotions et est capable de les manipuler. A partir de cette révélation, il ne pourra faire que deux choix : celui du bien ou du mal. D'autant qu'il doit se dépêcher, l'équipe de Sentinel est à ses trousses...

 Imaginez un peu : un beau gosse, capable de vous faire vivre des choses intenses, un jeune garçon un peu fragile, pourchassé, au regard hypnotique, un corps *__* Le genre de mec à problème que toute fille fuirait. En théorie. Dans la pratique, dans la lecture, on est juste captivé par ce personnage mystérieux, profondément seul, qu'on a envie d'aider et de soutenir [des intentions purement platoniques :ange: ]. On ne se détache pas de lui, comme du livre. Est-ce du fait de ses pouvoirs d'empathe ? Non, ce roman de Myra Eljundir est sublimement addictif, même dans les scènes qu'on préférerait ne pas connaître. Malgré le côté un peu dérangeant du personnage, ses sautes de caractère, son allure, le danger qu'il représente, on est très vite attiré par lui. A l'allure d'anti-héros, on découvre vite pourtant que Kaleb a une âme, une profondeur, ce qui le rend très attachant. L'auteure a su le mettre en valeur et le montrer sous la bonne lumière. On en tombe accro avant de s'en rendre compte. Pour ce qu'il est, pour ce qu'il pourrait être et pour ce qu'il ne sera pas. A côté de lui, gravite d'autres personnages : son père, Robin, Lucille, Abigael, et surtout l'équipe de Sentinel. Tous ces personnages permettent de voir différentes facettes de Kaleb, qui nous apparaît tantôt attendrissant, tantôt manipulateur. Mais Kaleb devient aussi la proie de Bergsson, le colonel qui dirige Sentinel.
Et là, le roman se transforme en une lecture intense et palpitante. On pénètre dans les arcanes d'un secret bien gardé, chèrement caché, d'une traque sans merci que livre Sentinel aux jeunes comme Kaleb, dotés d'un don : les Enfants du Volcan. Le lecteur est pris dans une sorte de course poursuite où s'oppose la volonté farouche de l'un contre le besoin de liberté de l'autre. Manigances, tortures, trahisons, Sentinel est quelque chose qu'on préfère ignorer, mais qui nous sera dévoilé dans toute son abominable grandeur. L'auteure jongle avec nos émotions pour nous faire entrer dans une spirale, dont on ne ressort pas indemne. Sentinel nous marque, au fer rouge, et tout comme Kaleb, nous préférons nous tenir loin de leurs cellules, comme de ses soldats. Au milieu de cette intrigue, le besoin de connaissance de Kaleb reste aussi impressionnant. Une quête de soi, une quête de l'autre, prend forme, rythmée par la chasse et l'appétit, non seulement de l'empathe, mais aussi du chasseur. Tout se mélange dans un tourbillon effrayant, qui vous prendra aux trippes et dont vous serez incapable de vous défaire.
Parce que Myra Eljundir possède cette plume froide et fluide, riche et implacable qui vous ferait ressentir même le souffle du vent. Elle mène l'action avec brio, n'offrant de pause que quand elle le juge nécessaire, alors même que nous sommes pourtant prêts à en redemander encore. Sans compter ces scènes qu'on préférerait ignorer en sautant les pages mais où pourtant l'écriture nous plaque au livre et empêche nos yeux de se dérober. Alors on gémit, on souffle, on rigole, on s'épuise, on pleure, mais on en regrette rien et on reste incapable de décoller du roman. L'auteure sait nous parler et nous fasciner, même dans l'horreur. Je me suis plusieurs fois étonnée de ne pas avoir fermé le bouquin sur certaines scènes qui me font encore frissonner rien qu'en y songeant. Mais, si je n'ai pas pu bouger, c'est parce que malgré ce que je ressentais, l'envie de connaître et de tout lire était plus forte. C'est un des gros points forts de ce roman. Il n'y a pas d'essoufflement, tout est poussé crescendo, jusqu'à l'extrême. Et les surprises se multiplient, achevant notre volonté au moment où nous devrions refermer le livre pour se coucher ou juste quitter Kaleb pour quelques minutes.

Dans ce roman puissant qu'est Kaleb, une page en entraîne une autre, de même qu'un chapitre en appelle un autre. L'auteure nous ravit de sa plume et de son personnage. Nos yeux sont grands ouverts, prêts à tout accepter et tout voir. Préparez-vous, Kaleb est là ! Et une nouvelle réussite pour la Collection R !


Et vous, qu'en avez-vous pensé ? 
Le lirez-vous ? L'avez-vous lu ?