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jeudi 11 avril 2013

Challenge 100% R

Jusque là, je n'étais pas très intéressée par les rendez-vous blogo... Cela m'obligerait à être plus régulière et j'aime bien suivre certains rdv sans y participer pour autant [bien que certains TTT m'aient souvent fait de l'oeil x)]. Sauf que je suis tombée sur un challenge l'autre jour, via Facebook. J'ai pris le lien au cas où puis, finalement, je n'ai pas arrêté de cliquer dessus en me disant que ce challenge pouvait être fait pour moi. Pas de contraintes, pas de limites. Juste de la lecture. Simplement du plaisir. Non pas qu'animer un rdv de la blogo ne serait pas un plaisir, mais me connaissant, j'ai peur que la contrainte finisse par prendre le dessus... Tandis que tenir le blog, comme il est actuellement, ça va tout seul [si je puis dire ^^]. Alors après de nombreux jours d'hésitation, j'ai fini par m'inscrire, aujourd'hui même. :) 
Et je vous invite à rejoindre ce challenge, chaleureusement proposé par Gr3nouille [du blog : http://uneenviedelivres.blogspot.fr/]

Allez, je lève le voile sur son nom, même je pense que vous en avez sûrement déjà entendu parler ;) : Challenge 100% R


Comme son nom l'indique, c'est un challenge 100% R. Il ne concerne que les romans parus dans la collection de Robert Laffont [dont je suis particulièrement friande comme vous l'aurez remarqué ;)] et vise principalement à partager nos avis/coups de coeur/déceptions pour leurs parutions. L'idée, c'est qu'au final tout le monde pourra trouver une foule d'avis sur tel ou tel titre, au même endroit. Puis, personnellement, je prends aussi cela pour une véritable déclaration d'amour à la collection R et à ses romans  

100% R et 0% de contraintes : pas de limites sur le nombre de livres à lire, pas de dead line, pas d'obligation. Le principe est simple [et cool] : lire & se faire plaisir. Vous lisez les titres de la collection que vous voulez et vous chroniquez si vous le souhaitez ;) Les inscriptions sont ouvertes à tous [bloggeurs ou pas]. C'est quand même plutôt chouette, ça, non ? ^^

Et pour plus d'infos, je vous (re)laisse le lien de l'article de Gr3nouille : Challenge 100% R

[Souvenir sur Salon du Livre de Paris - 2013]

Avis aux intéressés :D
Si vous participez également, faites-vous connaître ! :)



Mes chroniques R : 
[cliquez sur les couv' pour suivre les liens ;)]

 

 
 

 

mardi 9 avril 2013

=> Insaisissable, tome 2 - Tahereh Mafi <=

Mercredi dernier, j'ouvre ma BAL avec un sourire banane, presque en sautillant... Ne m'échappe pas, le deuxième tome de la trilogie Insaisissable de Tahereh Mafi m'y attendait ! :D Avec sa couverture, son titre, son résumé, il me faisait follement envie... Puis mes souvenirs du premier tome ont achevé mon peu de retenue : je me suis jetée dessus. Comment aurais-je pu résister ? ;) Et au final, tout comme pour le premier, c'est un coup de coeur


Éditeur : Michel Lafon 
Collection : Michel Lafon Jeunesse
Genre : romance, YA, fantastique
Public : des 16 ans
Nombre de pages : 464
Date de parution : 11/04/2013
Prix : 16,95€

Résumé :
"MON POUVOIR EST CHAOS
JE SUIS LEUR UNIQUE ESPOIR

ILS ME RECHERCHENT 
JE LEUR ÉCHAPPERAI

ILS VEULENT ME POSSÉDER
PERSONNE NE PEUT M'ATTEINDRE

ILS ME CROIENT FAIBLE
JE LES BRISERAI

LUI SEUL PEUT ME SAUVER
L'AIMER C'EST LE CONDAMNER"

Avis :
Je vais être directe : ce deuxième tome est un délice, exquis, magnifique, surpuissant. Retrouver la troublante Juliette, le charmant Adam, Kenji le rigolo et le mystérieux Warner [mais vraiment séduisant] était formidable ! La plume de Tahereh Mafi m'a de nouveau saisie d'emblée et me défaire de Ne m'échappe pas pour x ou y raisons était quasiment impossible semblable à une torture. Si bien que je n'ai pas su faire durer ma lecture... [d'un autre côté, je ne crois pas que j'en aurais été capable xD]

Juliette a rejoint la résistance. Après l'asile et sa prison dorée, elle vit à présent sous terre, au Point Oméga, avec Adam, son petit frère et Kenji. Et elle doit apprendre. Apprendre à vivre en communauté, apprendre à faire des choix, apprendre à s'ouvrir. Apprendre ce qu'elle veut vraiment. Apprendre à s'accepter. Juliette doit comprendre comment utiliser son don. Mais souhaite-t-elle vraiment en faire une arme ? Adam s'éloigne, le Rétablissement se renforce, le monde semble avoir besoin d'elle. Juliette est-elle prête à rejoindre la résistance ? Peut-elle se servir de son don, comme tout le monde le voudrait ?  

Merveilleux merveilleux merveilleux. Le premier tome avait élevé le niveau très haut. J'étais pleine d'attentes au début de ma lecture, et de doutes aussi. Retrouverais-je les mêmes sensations ? Aurais-je toujours le même attrait ? J'avais hâte de retrouver l'univers de Juliette, mais j'étais partagée... On ouvre tous un deuxième en se disant : "J'espère qu'il sera aussi bien que le premier, voire plus..." Alors je vais vous ôter ce doute tout de suite : vous pouvez saisir le romans sans vous faire cette réflexion ;) Pour moi, Ne me touche pas a été largement à la hauteur de Ne me touche pas. Je l'ai même trouvé encore plus vif, plus poignant, plus acéré. Les mots de Tahereh Mafi ont gardé cette saveur, ce tranchant du premier tome. C'était percutant, explosif, tout en gardant cette fragilité, une certaine douceur. Un côté à fleur de peau délicieusement torturé. On retrouve les atouts du premier, dans une nouvelles intrigue, avec une nouvelle fougue. Et les personnages... ils ont tous l'air plus plus plus. Plus présents, plus envoûtants, plus déconcertants, plus attirants. Ils m'ont paru fascinants, inattendus, surprenants. Enfin, non, ils ne m'ont pas paru : ils l'étaient !
Quelle joie de renouer avec les personnages !! J'ai apprécié de retrouver enfin Juliette, Adam et Kenji ! Juliette parce que j'avais hâte de voir quel rôle elle allait accepter de tenir au sein du Point Oméga et pour sa relation avec Adam, mais aussi avec autrui, maintenant qu'elle est introduite dans une communauté. Je voulais la voir s'ouvrir, se découvrir... Mais ses hésitations face aux autres étaient nombreuses. Elle a toujours été seule, la voilà confronter à tous. Colocation, réfectoire, communauté, autant de notions que Juliette n'avait pas. Qu'elle apprend à posséder et à gérer dans ce tome. Le premier tome laissait une amorce de changement pour son personnage. Dans le deuxième, autant vous dire que ce n'est plus une amorce. Le changement prend toute son ampleur. On entre encore plus profondément dans l'intimité de Juliette, dans ses sentiments face à ses relations avec autrui. Le personnage grandit, mûrit. Et c'est juste saisissant ! En plus, on a une telle facilité à saisir Juliette, à comprendre les rouages de son esprit. Adam parce que c'est Adam x) J'avais hâte de savoir si l'on apprendrait ce qui fait que lui puisse toucher Juliette et je voulais voir encore davantage de leur relation. Pourtant, son personnage s'efface un peu dans ce tome... Les chercheurs du Point Oméga s'interrogent sur son don et il n'est pas souvent aux côtés de Juliette. Quant à leur relation, elle commence à évoluer également et à prendre des tours que je n'aurais pas soupçonnés... Tahereh développe ici davantage leur histoire, mais aussi par l'occasion celle de tout couple. Leur romance prend un nouvel aspect, presque universel. Les questions, l'éloignement, l'auteure nous montre à quel point même l'amour absolu peut être compliqué et que ce n'est pas parce qu'on est dans un livre que tout doit être beau et aller pour le mieux. Kenji parce que j'ai adoré ce personnage ! Sa bonne humeur, son allégresse, il m'a mis le sourire aux lèvres pendant tout le roman. Je suis accro à son franc parler, son humour, ses petites réflexions... J'ai trouvé - encore une fois - qu'il apportait beaucoup de lumière au roman. Je dois aussi avouer que j'étais très curieuse : Kenji, il est clair, occupe un grand rôle dans l'organisation du Point Oméga et j'avais hâte d'en apprendre plus sur son rôle, sa place dans ce mouvement.
Oh, et on retrouve aussi le petit frère d'Adam... Après la fragilité de Juliette, j'ai adoré ce petit bout :) Ses paroles d'enfant, ses mots, j'ai craqué à chacune de ses apparitions. J'aimais la justesse de ses paroles, l'innocence du personnage. Puis forcément, on découvre aussi le Point Oméga. L'éventail de personnages se complexifie et s'élargit, pour notre plus grand plaisir. Parmi les personnages qui font leur apparition, je retiens surtout Castle, le chef du Point Oméga. C'est un personnage important, que j'ai apprécié pour son calme et sa justesse [même si parfois, j'ai eu envie de lui en coller une ^^]. Il y a aussi le père de Warner, le grand patron du Rétablissement qui vient faire son apparition !! Ce type m'a donné des frissons, et à défaut d'une claque, je lui aurais bien craché à la tronche ! Il m'a fait horreur et j'ai vraiment eu du mal à le supporter. Comme on peut le supposer, c'était pour moi un personnage ô combien détestable, quoi que haïssable sonnerait plus juste ^^
J'ai gardé le meilleur pour la fin : Warner ♥ *Non, ne me tirez pas dessus* J'ai craqué pour son personnage depuis le premier tome et Ne m'échappe pas n'a fait que renforcé la chose ! Je ne sais pas, il a quelque chose que j'aime bien. Dans ce tome, Tahereh lève un peu le voile sur l'histoire de ce personnage et ça n'a fait que redoubler mon affection pour lui. Alors, ok, il est du mauvais côté, ok, il est pas très bisounours, ok, je devrais mieux me tenir loin de lui... Mais les faits sont là ! J'ai adoré sa présence dans le roman, chacun des dialogues où il était question de lui. Et c'est le personnage qui prouve le talent de Tahereh Mafi : elle sait tout sublimer, même le plus monstrueux. Mais quand on découvre un peu plus le vécu de Warner, je pense que même si on déteste ce personnage, quelque chose fond en nous. On comprend enfin ses agissements et sa position. Même si cela ne lui donne aucune excuse. Sauf que voilà, je me suis prise à croire que peut-être Warner pourrait sortir de sa position, de sa noirceur. Je dirais qu'avec Juliette et Kenji, c'est l'un des personnages qui prend de plus en plus d'importance entre le premier et le deuxième tome. Pour mon plus grand plaisir :D
Et si les personnages gagnent en profondeur et se complexifient, ils ne sont pas les seuls. L'intrigue, l'action, l'univers se développent sous nos yeux. Tout monte d'un cran alors que Juliette est enfin face à la question de l'usage qu'elle doit faire de son don. En effet, maintenant qu'elle est sous terre dehors, qu'elle a rejoint un mouvement de lutte, on s'interroge inévitablement sur ce qu'elle va faire, ce qu'elle va accepter. Et quelle sera la place qu'elle accordera à son don. On découvre aussi à quoi ressemble son monde. Même si on en avait une vague idée à la fin du premier tome, tout apparaît plus nettement ici. On a un aperçu de ce qu'il se passe à l'extérieur, de ce qu'est la vie pour ceux qui sont dans les rues. Bref, on plonge un peu plus dans l'univers d'Insaisissable ! Et je sens qu'il éclatera davantage encore dans le tome 3 :) Oui, je sais, il n'est pas encore sorti que j'y pense déjà... ^^ Mais Tahereh Mafi a réussi à me rendre complètement accro à son roman, ses romans. Cette trilogie a quelque chose, son écriture surtout. Elle est toujours aussi magique, aussi magnifique.C'est tellement poétique, tellement délicat, et en même temps tellement acide, tellement vif. On a presque le sentiment d'une lecture intime, très intérieure. L'auteure joue avec les mots comme un musicien joue avec les notes. Ses phrases deviennent de véritables mélodies, comme si elles prenaient corps à la lecture. Et on ne peut qu'être dedans, à fond, au plus profond.
Quant à l'action... J'ai l'impression que tout bouge beaucoup dans ce roman, mais reste quelque part figé, dans l'idée où le mouvement semble parfois se faire attendre, ralentir. Dans le sens où l'action n'est pas présente a proprement parlé dans un premier temps. C'est assez paradoxal - j'ai d'ailleurs l'impression que le roman entier est un paradoxe -, mais avant que l'action puisse pleinement prendre sa place, il faut attendre Juliette, laisser le temps au temps, lui laisser le temps de voir son don autrement que comme une malédiction. Mais c'est là aussi une forme d'action. Il y a toute l'évolution de son personnage, de sa pensée. Le roman n'est pas plat, loin de là. Et tout n'est pas bisous et câlins avec Adam ^^ Juliette doit apprendre à maîtriser son don, à le provoquer, puis ensuite à le mettre en action. Il y a l'entraînement et le terrain. La réflexion et l'action. Et l'un ne va pas sans l'autre. Tahereh a très bien manié ces deux éléments, en cohérence avec la profondeur qu'elle donne à sa trilogie.

J'ai refermé le roman avec un seul mot aux lèvres : "Suite !" Loin de m'ennuyer, je n'ai pas vu le temps passé. J'étais si bien, moi, au milieu des pages, des couloirs du Point Oméga, entre Juliette, Adam, Kenji et Warner. Dès qu'on ouvre Ne m'échappe pas, on n'a pas envie de le reposer. C'est facile d'y entrer, difficile de s'en défaire. L'écriture nous attache très vite à chaque mot, Tahereh réussissant l'exploit de même rendre les redondances attractives. J'ai aimé chacun de ces passages où les pensées de Juliette s'effacent ou se répètent, exprimant ses sentiments avec plus de force, plus d'intensité. Je signe et re-signe : je suis accro ! De nouveau, un véritable coup de coeur

Si vous avez aimé Ne me touche pas, si vous recherchez un roman différent, qui vous prend et vous entraîne dès les premières pages, si vous voulez un roman bien écrit, si vous êtes en quête d'une histoire d'amour ou juste d'un instant d'évasion, Ne m'échappe pas, cette trilogie même, est fait pour vous !

Un énorme merci aux éditions Michel Lafon pour cette lecture ♥ 


Le saisirez-vous ? 
Rendez-vous le 11 avril en librairie ! 

dimanche 31 mars 2013

=> Traqué - Andrew Fukuda <=

Après Kaleb II et Cinder, je me suis attaquée à Traqué d'Andrew Fukuda... Ce roman, à paraître chez Michel Lafon le 4 avril, est une vraie surprise !


Éditeur : Michel Lafon
Collection : Jeunesse
Genre : roman, fantastique
Public : dès 16 ans
Nombre de pages : 349
Date de parution : 04/04/2013
Prix : 15,95€

Résumé :
"
A dire vrai, je ne pense pas qu'il reste un seul d'entre nous. A part moi. Voilà ce qui arrive quand on est un mets délicat. Une drogue dure. L'espèce s'éteint.

Gene est l'un es derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l'un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu'il est un "homiféré". Cela fait dix-sept ans qu'il se font parmi ceux qui n'hésiteraient pas à le tuer s'ils découvraient sa véritable nature.
Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l'événement. Sélectionné pour traquer les siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D'autant qu'une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu'il n'a pas le droit d'avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.

Gene a la rage de vivre... mais vaut-elle le prix de son humanité ?
"

Avis
Il dépote ce roman !! D'ailleurs, c'est un signe que vous devriez sentir ne serait-ce qu'en voyant sa couverture ou alors sa quatrième ^^ Puis son titre est totalement intrigant, avec la mention "Cessez d'être la proie, devenez le chasseur" c'est limite si là on ne se demande pas dans quoi on va tomber. Et j'y suis tombée, les deux pieds en avant... Autant dire que je me suis pas jetée dedans oui x) Et quelle jolie surprise !! [le roman et l'histoire ;) un indice, regardez le bas des pages, j'ai trouvé ça trop chouette de retrouver les numéros de page écrits en plein milieu d'une cible !] Direct dans l'ambiance quoi... même si on ne sait pas encore tout à fait à quelle sauce on sera mangés... ^^

Gene est l'un des derniers "homiphérés" sur Terre. Pour survivre, son père lui a appris à se fondre dans la masse, à renier ce qu'il était pour être comme les autres, devenir les autres. Ces hommes/créatures qui vivent différemment et raffolent de la viande crue et du sang, dont le mets préféré est l'humain, qu'ils ont renommé "homiphéré" - enfin, pour ceux qui vivent encore. Après avoir perdu son père, ce jeune garçon devra affronter une épreuve encore plus dure : il est sélectionné pour la Chasse "Homiphère", une course qui vise à tuer les derniers "homiphérés"... 

Ma première réflexion a été de me demander où j'étais, où se situait l'histoire du roman. Il n'y a pas vraiment de repères spatio-temporels. Tout ce qu'on sait, c'est que des êtres - aux moeurs bizarres pour ne pas dire repoussantes - ont fait de la Terre leur terrain de jeu, de chasse et de vie. Les humains sont rares, libres ou bien enfermés par le Gouvernement, et le peu qu'il reste se cache, se fond dans cette population monstrueuse [selon moi ^^]. Nan, mais sérieusement, ces gars sont des bêtes [et pas dans le sens ASD... xD] : ils aiment la viande crue, le sang, les hommes, dormir la tête en bas, ils possèdent des crocs et détestent le soleil... Là, je vous imagine tout de suite en train de penser "Vampires..." mais vous tomberez dans un piège. L'idée, c'est que pas une seule fois on ne découvre vraiment ce qu'ils sont... Ce qui donne un sacré suspense au livre, la question de savoir ce que c'est que cette espèce a été récurrente chez moi. J'ai trouvé ça atypique et bien trouvé, le livre ne peut ainsi pas vraiment être un livre de vampires ^^ Puis on peut aussi tout de suite oublier les gentils vampires à qui nous avions le droit depuis quelques temps ! Là, ce sont des bêtes, assoiffées de sang, aux habitudes vraiment étranges [ils bavent à foison... *beurk*] et plusieurs scènes ont parfois failli me donner des hauts le coeur... ^^ C'était juste... hyper bestial ! Sans qu'on connaisse leur véritable nature, l'auteur a su clairement les séparer des '"homiphérés" [j'ai tellement envie d'écrire humain à chaque fois] et nous inspirer la même peur, le même dégoût que pourrait ressentir tout homme en leur présence... 
Je me suis déjà attendrie sur la couverture du roman et sur son intérieur alors je vais maintenant m'attacher à ses personnages... Gene *__* Ce nom seul représente tout. Est-ce parce qu'il est seul ? Est-ce parce qu'il a un mental de fer ? Est-ce parce qu'à certains égards je me retrouve en lui ? J'en sais rien, et je ne cherche pas à le savoir, le fait est là : je me suis très vite attachée à Gene. Son intelligence, sa force, sa solitude m'ont beaucoup troublée. J'ai été séduite d'emblée et je me suis vite attachée à lui quand je le voyais rejoindre la masse, ces monstres et se forcer à être comme eux. J'ai admiré le contrôle dont il fait preuve à chaque instant, la volonté qu'il met dans sa survie. Ce serait si facile de se laisser aller, de devenir leur repas, d'arrêter. Et pourtant, il se bat, se réfrène depuis tout petit pour être comme eux. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas ressentir... Cesser d'être humain, en somme. Et la façon dont l'auteur a réussi à retourner ça... Là, chapeau bas quoi ! En fait, il y a vraiment un message sous-jacent là-dedans [ma dissert' me monte peut-être à la tête] : à freiner celui qu'on est, on finit par s'oublier, à se détester soi-même... Et ce contraste est encore plus saisissant, surtout quand Gene rencontre enfin les "homiphérés". Bien que le roman soit principalement centré sur Gene, le nombre de personnages s'agrandit pendant la préparation de la chasse... Il y a d'abord Ashley June, dont on entend beaucoup parler. C'est l'amour de jeunesse de Gene, son seul repère une fois le lycée quitté. Un personnage haut en couleur, tout en surprise et terriblement mystérieux, qui me laisse encore perplexe et un brin frustrée... Vous l'aurez compris, je suis du genre à vouloir tout savoir dès le début... Mais je me plaindrais tout aussi bien s'il n'y avait pas de suspense :lol: Puis viennent le Directeur, le Patron et les autres chasseurs... Autant vous dire que toute cette brochette, Ashley June comprise, n'a fait que renforcer mon horreur et les frissons qui me parcouraient l'échine pendant certains passages. Ils étaient parfois pires que des animaux. Totalement... inhumains en fait. 
Quant à l'ambiance et aux décors, ils étaient tout à fait en adéquation avec la trame de Traqué. Il y a quelque chose de pervers, de malsain, d'urgent et d'affreusement inhumain [je me répète un peu là...] qui colle bien au roman. C'est sombre, un peu glauque par moments et parfois ça peut devenir mignon et simple, comme s'il y avait deux faces du livre, l'une humaine et l'autre inhumaine. Ce qui donne à l'intrigue un côté encore plus juste. J'ai été prise très vite par l'action, les surprises [même si certaines se devinent assez vite] et le rythme de l'histoire. On peut croire que tout traîne en longueur, mais si on se met dans la peau de ces créatures, à lire toutes ces pages avant d'en arriver au dénouement, on comprend très vite ce qu'Andrew Fukuda cherchait à faire. Créer l'excitation, la mener à son comble, rendre tout le monde fou, désireux, semer le doute dans l'esprit de tous. Et l'effet est encore une réussite ! D'ailleurs, l'ensemble de Traqué est une oeuvre archi bien pensée, quand j'y pense ! Tout joue à créer sur le lecteur un véritable ressenti, à la fois des angoisses, des doutes, de l'excitation, de la folie. On se pose des questions, on cherche des réponses, on s'élance sur la moindre piste... Il y a ce flou sur l'époque, sur ces autres, sur leur venue, qui contribuent au côté mystérieux du roman. Il y a ces demi révélations sur les personnages que l'auteur s'amuse à lancer pour mieux nous frustrer, comme s'il nous narguait. Il y a cette Chasse, ces manies qui achèvent l'humanité du roman. Il y a Gene qui rend les choses plus supportables, qui nous aident à tenir. 
Et les décors... C'est simple : on s'y croit tout de suite. Sans trop savoir où on est, on s'imagine pourtant les lieux comme s'ils nous étaient familiers. Andrew Fukuda, sans être non plus trop dans le détail, parvient à décrire ce monde de façon à ce que le lecteur y croit, s'imagine un instant la Terre telle qu'il la décrit. Et l'effet est d'autant plus saisissant qu'il n'insère pas son récit dans un monde complètement décalé, juste le nôtre, notre quotidien, qu'il adapte à son roman. Puis sa plume est juste incroyable. On est saisi par le roman, quelque soit l'instant qu'on est en train de vivre. Je veux dire, j'avais beau être dégoutée, j'étais tout aussi incapable de lâcher les lignes des yeux ou de sauter un passage. Les mots sont choisis avec justesse, le récit gagne en profondeur, certains passages en force, et la lecture est fluide et sans accrocs [il fallait bien que je le mette xD]. 
Au final, l'auteur referme le rideau sur une dernière révélation, limite un coup de grâce. On pourrait la voir venir, on pourrait s'en douter, il n'empêche qu'elle ne fait que relancer les questions et le suspense, finissant de vous rendre dingue. 

Traqué est un roman atypique et détonant ! L'auteur a cette plume qui vous rend tout de suite addict, qui vous prend dans l'action et vous prend aux tripes. Gene a ce côté humain si touchant, cette dualité en lui qui semble presque le fissurer en deux. Pour moi, vous ne pouvez qu'y trouver votre bonheur ! 
Et je remercie très vivement les éditions Michel Lafon pour cette découverte ♥


Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : 
"Plus tard dans la nuit, après que la cloche avait sonné la fin des cours, j'étais resté assis à mon bureau. Je n'avais pas bougé avant que le chahut s'estompe dans le couloir, avant que les derniers élèves et professeurs désertent l'établissement, avant que le crépitement des sabots disparaisse au loin. Il pleuvait alors dru, les gouttes martelant les fenêtres. J'avais attendu plusieurs heures la sirène annonçant l'aube avant de rassembler mes affaires pour rentrer. Comme prévu, je n'avais croisé personne en partant. L'air était glacial et il pleuvait encore à verse, l'eau semblant vouloir combler le vide des rues. Je n'avais pas ouvert mon parapluie. J'avais laissé les gouttes détremper mes vêtements, l'eau s'infiltrer dans mon corps, le froid comprimer ma poitrine, me piquer la peau, me geler le coeur."


Maintenant, je vais attendre la suite de pied ferme !
Et vous, rejoindrez-vous la Chasse ? RDV le 4 avril pour la Traque ;)

mercredi 27 mars 2013

=> Cinder - Marissa Meyer <=

Salon du Livre sur le stand Pocket oblige, je me suis dit qu'il serait bon d'avoir lu leur dernière parution avant/pour le salon afin de m'en faire un avis... Alors une semaine avant le Salon, en sortant de la librairie, Cinder de Marissa Meyer repartait avec moi :) Et quel coup de coeur


Éditeur : Pocket 
Collection : Pocket Jeunesse
Genre : roman, SF
Public : dès 13-14 ans
Nombre de pages : 416
Date de parution : 07/03/2013
Prix : 17,90€

Résumé :
"Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing. 
Une terrible épidémie ravage la population. Depuis l'Espace, un peuple sans pitié attend son heure...
Personne n'imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle- mère. Car la jeune-fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer...



Même dans le futur, les histoires commencent par "Il était une fois..." "

Avis :  
Moi, je dis que si vous avez aimé l'univers de La Sélection, ce roman est fait pour vous ! Cinder reprend le conte [souvent réadapté] de Cendrillon à une sauce complètement nouvelle, moderne et originale ! Après ma lecture de Kaleb II, j'avais besoin d'un peu de calme et d'une histoire toute mimi, pour me remettre. Autant dire que je n'ai pas été déçue ;)

Cinder est devenue cyborg après un accident dont elle n'a aucun souvenir. Mécanicienne reconnue dans la ville de New-Beijing, elle est aussi la cendrillon moderne de sa belle-mère et de ses deux soeurs. Son quotidien bien rôdé bascule à l'arrivée du prince Kai dans son atelier. Le jeune homme est aussi beau qu'inaccessible, pourtant, une relation va naître entre les deux personnages. Mais des menaces pèsent : la Reine Lunaire menace d'attaquer la Terre et la fièvre mortelle touche de plus en plus le peuple. Cinder est loin de s'imaginer quel est son rôle dans tout ça... 

Un coup de coeur, les amis, un coup de coeur Je n'ai pas lu très vite, Salon du Livre oblige, mais dès que j'étais dedans, j'avais beaucoup de mal à m'en détacher... Puis il était sur la table toute la journée, juste sous mes yeux... J'ai eu envie de le mettre dans les mains de toutes les personnes qui passaient x) Cinder a été pour moi un roman complètement addictif, brillant et accrocheur. Et mon âme d'enfant n'a pu que resurgir avec force à la mention d'un conte modernisé, surtout celui de Cendrillon. D'ailleurs, cette modernisation est géniale ! Avouons que des adaptations de Cendrillon, il y a en eu [moult et moult], mais j'ai trouvé que celle-là avait un charme ravageur. J'ai beaucoup apprécié l'aspect SF/Fantastique - un mix agréable entre Cendrillon et Star Wars, comme on l'entend par endroits ^^ - apporté par l'univers futuriste et le côté cyborg de Cinder. C'était frais ! Après tout, pourquoi pas ? Et si Cendrillon avait été cyborg, dans une autre vie ? La réincarnation, je vous dis, la réincarnation x) Bon, je reprends mon sérieux. Mais je maintiens, j'ai trouvé ce mélange vraiment intéressant ! A la lecture de la quatrième de couv', je me demandais jusqu'où irait Marissa Meyer dans l'adaptation, quelles étaient les libertés qu'elle prendrait, et tout et tout. Bien qu'on le devine certains détails de l'intrigue assez vite, les révélations n'en restent pas moins surprenantes. L'histoire est menée avec brio ! 
... par des personnages muy charismatiques !! Très vite, on se prend d'affection pour Cinder, cette jeune fille qui à la suite d'un accident s'est retrouvée avec une jambe et un poignet en acier, un tableau de commandes pour cerveau, des câbles en guise de veines. Humaine, ça ?! Oui, incroyablement humaine ! Et c'est cette humanité qui m'a fait chavirer. Le personnage de Cinder m'a entraînée dans une ronde d'émotions vives, auxquelles je ne m'attendais pas spécialement. Il y a le rejet, la détermination, l'isolement mais aussi le désir de s'affirmer, l'envie d'être aimée et l'irréalité des premiers émois. Si bien qu'on se retrouve tous dans Cinder, pour une raison ou pour une autre. Elle a ce jenesaisquoi qui capte l'attention, qui fait qu'on s'attache à elle. Sans pour autant que le texte vire dans le pathos. On ne s’apitoie pas sur le sort de Cinder, ou en tout cas je n'en ai pas eu l'envie. J'étais plutôt admirative face à sa force de caractère, sa ténacité. Et sa rencontre avec le prince Kai [Parce qu'il est prince ou parce qu'il est Kai ? x)] Qu'importe en fait ! Oui, il fallait bien un prince à Cendrillon ^^ [ou bien qu'elle trouve chaussure à son pied xD] Très bien choisi d'ailleurs ! L'apparition de Kai permet d'élargir l'horizon du roman. Ce n'est pas un prince comme les autres, qui observent son peuple mourir à l'abri des hauts murs de son château. Nan, c'est un prince qui se fait du souci pour eux et qui a à coeur de servir tous les intérêts, et pas seulement les siens. Son approche de Cinder m'a beaucoup plu et très étonnée :) Je les ai trouvés beautiful, tout mimi même. Un peu gênés, un peu hésitant. Un couple comme un autre en somme ! Si bien que son apparition a contribué à donner davantage de réalité au roman. 
A côté, on retrouve à la fois des personnages importants [le docteur ou encore la reine lunaire] et des personnages que je qualifierai de fantômes [comme le père de Cinder, dont on parle beaucoup dans le roman]. Chacun d'eux contribue à enrichir l'intrigue et à développer les aspects du roman... Mention au conseiller royale, qui m'a bien fait rire par moments x) 
Et si on en revient à ce mariage SF/conte, c'est pour moi une réussite ! Le ton est très bien donné, tout reste à la fois dans le merveilleux, avec le prince, la reine, l'amour, & dans le fantastique avec Lavana, la reine Lunaire, l'aspect cybord de Cinder et les droïdes qui se baladent ci et là. Il n'y a pas d'outrance et il n'y a pas de peu. C'est juste, et savoureux :D Puis il y a tous ces clins d'oeil à Cendrillon ^^ Sur le coup, je n'y faisais pas vraiment attention, puis en reposant le roman entre deux lectures, j'y repensais et je me disais : "C'est dans le conte !". En réadapté bien sûr, arrangé à la sauce conte SF, mais c'était quand même des petites références qui font sourire, qui nous replongent en enfance et apportent quelque chose d'inattendu, un brin de merveilleux en plus dans le roman. Enfin, je vais arrêter de m'extasier sur cette rencontre pour parler un peu de l'écriture de l'auteure... Et je le dis : Marissa Meyer écrit avec talent ! Non seulement elle a donné vie à des personnages de choc, mais en plus son histoire - à première vue farfelue - demeure complètement cohérente. Sans compter que sa plume est très agréable. On plonge très vite, on ressort difficilement. Autant le dire, j'étais totalement captive et captivée ! Quant à la fin... 
... "Et ils vécurent heureux et eurent plein d'enfants"... Ça, il faudra attendre pour le savoir ! Et l'attente va être dure... ^^


Bref, Cinder est un roman plein d'atouts et de charmes, qui ne manquera pas de ravir les jeunes comme les moins jeunes, et l'enfant qui se cache encore en tous ;) Un coup de coeur, à bien des égards ! Cinder est une pépite à mettre entre toutes les mains ! ♥  

samedi 23 mars 2013

=> Kaleb, saison 2 - Myra Eljundir <=

Juste avant le Salon de Paris, j'ai pu lire Kaleb - Saison II de Myra Eljundir ! Et... et... et j'en perds mes mots. ^^ Vous vous souvenez de l'effet que m'avait fait la lecture du premier tome de cette trilogie retournante qu'est Kaleb ? C'est un peu pareil avec ce deuxième opus. Un côté dérangeant, une certaine distance, mais toujours un plaisir avide et irrésistible de poursuivre la lecture, de tout comprendre... Ouais, c'est clair, j'ai aimé ce roman ♥


Éditeur : Robert Laffont

Collection : Collection R
[Lien éditeur] - [Page facebook]
[Page auteure] - [Page facebook]
[Extrait]
Genre : roman, fantastique
Public : dès 16 ans
[/!\ âmes sensibles /!\]
Nombre de pages : 312
Date de parution : 28/02/2013
Prix : 17,50€

Résumé :
"Magnétique et sensuelle, Abigail est l'arme la plus redoutable du réseau SENTINEL.
La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l'extase.
Inutile de lutter : l'attraction qu'elle suscite est irrésistible.
Même si faire l'amour avec elle, c'est s'unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l'empreinte du Mal.
Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l'empathe l'attire comme un aimant.
Au terme d'un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir.
Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?
"

Avis
"Oh !" ... *bruit de pages qui tournent* ... "Oh !" ... *bruit de pages qui tournent* ... "OMG !" ... *bruit de livre qui se referme sèchement*... Imaginez en même temps une petite tête brune, un peu pâle, avec des yeux aussi gros que des soucoupes... C'est bon, vous avez l'image et le son de moi en train de lire Kaleb II de Myra Eljundir ! :) Ce tome m'a littéralement retourné le cerveau, heureusement que je n'étais pas en cours pendant cette lecture [j'aurais eu pas mal de problèmes de concentration ^^] Oui, Kaleb [personnage et livre compris... je n'arrive pas à les dissocier] m'obsède, et même encore maintenant. Non pas qu'il soit beau, non pas qu'il donne envie qu'on s'occupe de lui, mais il a un tel magnétisme. Son pouvoir - pour moi - dépasse les limites du livre et il m'a surprise, touchée, chahutée tout au long de ma lecture. C'était un véritable tourbillon, une sorte de tsunami d'impressions et de sentiments, à la fois dérangeant et bienvenu. Étrange, atypique & complètement unique [tout comme son personnage... ou ses, en fait ^^] ! Le genre de roman qui ouvre une brèche en vous, une faille, qui que vous soyez, que vous adhériez ou non, et qui y fait son nid... Pas à la manière d'un poison, mais presque.

Souvenez-vous, à la fin du premier tome, Kaleb quittait la France pour retrouver son pays d'origine, l'Islande. Mais un arrêt par l'Irlande s'impose. Une escale où le jeune homme doit [enfin] rencontrer Abigail, la succube du colonel. Depuis le début, il existe une sorte d'alchimie entre eux, un lien étroit, extraordinaire... à la puissance dévastatrice. Ce dont ils se rendront compte dès leur première entrevue. Pourtant, les deux jeunes gens vont rester ensemble, s'aimer, s'éloigner... L'un persuadé de pouvoir être sauvé, l'autre ivre de pouvoir. La limite du mal devient floue, oscille. Il n'a jamais été aussi séduisant. Lequel des deux y succombera ?

Ce deuxième titre est sans conteste dans la lignée de son prédécesseur ! Aussi dérangeant, aussi perturbateur, aussi addictif... la liste pourrait être si longue si je continuais :p Il demeure cet effet pervers, ce cercle presque vicieux qui fait qu'une fois que vous êtes tombé sous le charme de Kaleb et de la plume de Myra, vous ne vous en relevez pas !
J'ai adoré retrouver Kaleb et découvrir davantage Abigaïl... Même si maintenant... Argh, ce roman m'a retourné le cerveau ! Je ne sais plus à qui faire confiance, qui croire et qui encourager. Myra Eljundir a repris les clés de Kaleb pour les pousser à leur extrême limite, entraînant son lecteur dans un tourbillon encore plus puissant, plus violent. Quasiment indescriptible. Lire Kaleb, ce n'est pas une lecture qui se raconte, mais une lecture qui se fait ! Je suis de nouveau incapable de savoir comment parler de ce titre... [ça promet xD] Puis, le pire, c'est d'essayer de ne pas faire de spoiler...
Kaleb nous revient encore plus seul que jamais, encore plus mauvais, plongé dans le mal jusqu'au cou, encore plus manipulateur. Et l'auteure réussit pourtant l'exploit de nous faire nous attendrir encore devant ce personnage. Non pas de pitié face à sa solitude, sa perdition, mais juste parce qu'on a envie de s'occuper de lui, il suscite d'emblée un attachement réel, un besoin chez l'autre de le couver, de le protéger même quand on sait très bien qu'il est capable de le faire tout seul. Lorsqu'il dit qu'il est capable de s'arrêter, que le Mal ne le possède pas, on a envie d'y croire, de lui dire que tout ira mieux. Et quand il recommence à s'introduire dans l'esprit des autres et à les manipuler, on parvient à lui trouver des excuses, à lui pardonner. Et quand arrive Abigaïl, on pense comme lui, dur comme fer, qu'il pourra être sauvé, que le Mal n'est pas une voie sans retour... Parlons-en un peu, d'Abigaïl, d'ailleurs ! Quelle joie [ou pas...] de découvrir plus ce personnage !! Qui se révèle de plus en plus à la lecture. Autant vous dire qu'elle m'a beaucoup [énormément] étonnée dans ce nouveau tome. Myra reprend l'alternance des points de vue, ce qui permet de la voir par ses yeux et par les yeux de Kaleb, ou d'autres personnages. Et le changement est étonnant, pour ne pas dire incroyable ! Quant à SENTINEL... je rêve de les voir tous brûler *Mouhahahahha* Surtout Bergsson & Powel... Ces deux types me filent des frissons rien qu'à la mention de leur nom...
Pour le reste, le décor et la plume de Myra restent toujours aussi saisissants ! De même que cette sauvagerie qu'on retrouve parfois dans le roman, entre  Kaleb et Abigail, cette ambivalence des personnages, cette ambiguïté entre le Bien et le Mal. Les changements et les surprises sont légion dans ce roman, qui vous entraînent d'une piste à une autre, de révélations en révélations, qui ne manqueront pas de vous laisser sur le cul [si je puis me permettre ^^]. Moi-même, je me suis lancée sur quelques indices, risquer à quelques hypothèses avant de voir tout éclater... C'était bluffant !
[Instant couverture] Pas de grand changement par rapport à la couverture du premier Kaleb, mais juste cet aspect... ce toucher. Vous n'avez pas remarqué une différence lorsque vous l'aviez en main ? ;) Ce n'est pas comme de sentir de la peau, mais presque ! Quant au design du titre... Davantage étendu, davantage gravé... La graphie donne presque l'idée d'un tatouage gravé sur la peau, mais de façon un peu barbare, un peu sauvage, avec ces lettres qui dépassent parfois, ces irrégularités. Et que dire de toutes ces petites ridules, ces petits traits où l'encre se barre, comme pour pénétrer davantage... [Si j'avais pu, j'aurais fait mon dossier de sémio sur cette couv' xD] Et la troisième promet d'être encore plus magnifique *__* [à voir ici] Surtout que je veux la suite de toutes les révélations que nous offre Myra dans cet opus. Parce que si on en apprend plus sur quasiment tout le monde, Myra a gardé pour elle quelques secrets... *veux tout savoir*

Si vous avez aimé le premier tome, vous aimerez forcément celui-ci aussi ! Et pour ceux qui ne sont pas convaincus, c'est vraiment l'occasion de se lancer ^^ Kaleb II confirme la position d'OVNI de cette trilogie dans la littérature YA ! Les personnages et l'intrigue de ce nouveau tome ne manqueront pas de vous surprendre et de vous entraîner plus loin dans l'histoire des Enfants du Volcan. Et puis, comme l'a dit Oscar Wilde, "Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder." Si Kaleb vous attire, cédez-lui ;)


Et s'il ne fallait qu'une citation pour vous convaincre : [quand je vous dis que Kaleb est irrésistible !]
"Comme elle n'était pas coutumière des colères du jeune homme, Abigail ne chercha pas à comprendre. Tout ce qu'elle vit, c'est son visage sans masque, pour la première fois depuis leur rencontre. Un visage déjà marqué pour son âge, aux yeux tristes et au charme fou. Un visage qu'elle eut soudain envie de prendre dans ses mains et de couvrir de baisers. Le visage d'un homme qui avait rêvé sa mère toute sa vie et qui venait juste de découvrir qu'il l'avait tué. Un homme à la posture de petit garçon qu'on a envie de consoler, de protéger. D'aimer."


Je remercie vivement S-L B. pour sa confiance et ce partenariat ! 

Alors, qui a lu Kaleb [I & II confondus ;)] ?